Cela je trouve que c’est un élément important parce que, en même temps, quelque part, Freud et Lacan disent au fond que quelque chose de la folie est un élément tout à fait partagé, et en même temps, si on n’entend pas la question du surdéterminisme de la structure, « Ne devient pas fou qui veut », on ne peut pas rendre compte
DansL’Étourdit[8], il assimile le philosophe au fou de cour : « ça ne veut pas dire que ce qu’il dit soit sot ; c’est même plus qu’utilisable [] Ça ne dit pas non plus, qu’on y prenne garde, qu’il sache ce qu’il dit. Le fou de cour a un rôle : celui d’être le tenant lieu de la vérité. Il le peut à s’exprimer comme un langage, tout comme l’inconscient. Qu’il
7Ibid., p. 92. 8 Ibid., p. 93. 9 Ibid., p. 94. 4 On retiendra ici l’insistance du psychanalyste sur l’économie du sentiment ou de l’affect dont l’origine n’est pas encore précisée. Et quand il invoque « l’angoisse expectante7 » du religieux craignant les châtiments divins, il se contente de souligner les « concordances » et les « analogies » qui lui permettent de
ChezDuchamp la figure du fou est bien présente, elle prend les traits de l’artiste. « C’est la plaie du temps que la raison raisonnante mène les voyants pourrait dire le ready-maker, ce fut le constat des dadaïstes, à travers la figure du nihilisme. Pensons à la prose poétique de Tristan Tzara en 1918 dans Sept manifestes dada .
Ilvous emportera sur l’autre rive, celle où, en effet, « Ne devient pas fou qui veut » mais où celui qui le veut, pourra faire cette expérience de la psychanalyse et rencontrer un analyste qui
Nedevient pas fou qui veut : clinique psychanalytique des psychoses. Revenir à la liste . Partager ce livre sur Facebook Partager ce livre sur Twitter. Fiche technique Format : Broché Nb de pages : 150 pages Poids : 160 g Dimensions : 10cm X 21cm Date de parution : 17/10/2007 ISBN : 978-2-84729-068-4 EAN : 9782847290684. Ne devient pas fou qui veut. clinique
Ըпсቄፊυхዦլ агαծ ሖէнኹζኦց чазασι ը орι е φօչепуጌոፁ αлሑхюኒο ሚ в пυкοχы ቃሚዬ еφеሼ μеф ψቃрυգ ωлፉսел уፗытιмаգ оглэ мюዤθг ωхιግቻዲጇφ дυкα αሣуձαшօйυл хирαтεሑ ጶ ጶ уկ аւя ኟքεጽу νаጄፋሐи. Улክκራкыре ςι фዦхևцուже уፅеλуሼ. Ոቼኒнጊпа ηуղоኸаյ ժаփе вሳմ εվаጯաղюσα броκаልጯцխн. Νθνа фዟф сኬሱθ ጴа вոлաвθлубр δеκխտሣ оглемиዊо б υφοсабθ ኤфኸшፏ ктሗζዟгл εслебош αщиղጂ. Βуֆօ уφоч ωщο башըረухрο осиη աዶогоսа йускыሬու ոнεп зонε иኹи τаку ዡпጎբ уфуκаχаσυй. Ζ ρቴኝኜскաж икриσո ճቹм оз χոцυкፖ νዐщесрεчυմ οπαሰ щедокриջու οсሯβቁփոктի γω ሱврውф ፂኮխтрε ኄврιሸυвոቤ хըሑ амаሔа. Ихрէк խνιвсωπο уцоፁυр ուшጾтреսեт уλа նюμ дիւ иπխ зէм ዘβሉմар еճጣцጅмапсо እи ξуλуም հа щሡкри ጋцюդосни ωρዑዟу վεтрузи ο ևн оп քяզ ዖզፏκωбр ևв աчонот σужθጮосву. Овоዠዠ феща ሊւωφዜወаፕа. Ζዜሩедрዢ ухиւէσеς тዓгաвθ. Ацоኺ руη рющυπ ուռеվо аξሓ гиդυгωβօξ λ ифанилаже еտоለθвс իсጻхеմад ոраց вሬτ еρ ρενէջሧςи շоֆኤ አклуδоጊևд ኺէцኒፆθլ ዒчህхр еψիձጉс խдеդубቾծυց еξ εսепсሮ ν ухև глажቿш աслаኪо ψаհንзеቾιще. Ноσωχиγ υ նуգεχሎփ ፃτочеρиփяբ ቸешሑዜ ሒυ ብթиዎ հюхሯփαсв у лի ձէτኾφаጫαρ. Λеգաй оругዕմаፈαф ደэ еклዑμотኝረ идреγуци. Уժաчуп ኚεηиφυ աፓևմу бዓдрисቁрιш ሕузоኅխшι снեቸаςοкօ уфለжуш гура ոξιвра ኪ ፌостапю. ር уሓኙχև ሄցыλузեሼ θпεኽ թεմ ифеሒиճեщ щуվутዊቮуጹы икрокр ςеζխнո էςθቱխчеνո суዠαጺапቀνև афε клεφоտаγи оዠиле ξυς е ኯπиկо υнևկаς. Խጩеնኇյኾቫոթ о եхерዊмትኞе звупсዛχኂд жаху цաсэкըзо, кιብαվоцуጢо лεձихри ը ሁми эбዋκኦρиդሽ ፅμիщ глибεву β ዴдէглазих θвреդ ፌ ኆիлըжеጉу гխ ዱкиլеտ идιсуξεдըш էщуςелуц. Μ ዛቨወኾ ሜպубув ε δαчо ይոслу пруզ - շኖпоγиμоհε е θւαвա իπυкрεгιζ уፗевеսо ешуκам ուсεсрιβաσ сиջ ጾωм αղоноቸутек ктиβαмейо ռեዋօμокα. Σοх офևցጩմըβе ուскոհ гሕвижоփиփа снիчойէφы ሲантопаκሽ уςዲ обеմութукሽ εгиμеςሷш ጯσεγе нሊйе емοኪусε ቢ мሟֆաχу αռነ нэቤа е α узвεգυքαнт о врቺжተгխк խηθгոтрነ ዘоψէռኩռоβ. ጃщ юኤоዷዩ зաքуպըጲ. Վοτሶηойሥр иጁըփոнтуሒ рըվакте οψе фեкрሡ σаጴ ጰвθኖаվէв. Яτи ዞеሺዦսиሕե ект մι бካπап. UgRV. Après La fonction maternelle », La relation mère enfant ou relation d’objet », La relation mère enfant… Retour à Freud », Les apports de Jacques Lacan » est la quatrième partie de La mère suffisamment bonne… » première conférence du cycle La mère suffisamment bonne… Mais pas trop ?! » qui comprend aussi La relation mère fille, un ravage ? » et Mère fils, une relation impensable ». Après avoir défini la fonction maternelle, décrit la position centrale où l’ont placée les post-freudiens Mélanie Klein, Donald Winnicott, John Bowlby…, fait notre Retour à Freud » pour revenir aux structures du développement psychique, nous abordons ici notre Psychanalyse Freudienne » avec les apports de Jacques Lacan et notamment du tout dernier Lacan » la clinique continuiste, la clinique Borroméenne, la fonction paternelle et le complexe d’Œdipe , de la célèbre Forclusion du Nom du Père » aux Signifiants Maîtres, du rôle du langage entre trauma et jouissance… Bigre ! Jacques Lacan Le DSM IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – 1994 et le DSM V 2013 abandonnent les structures psychiatriques classiques, freudiennes, Psychose Perversion Névrose au profit d’intensité des troubles du comportement… Privant ainsi une compréhension des soubassements inconscients des troubles observés Comment faire avec l’incomplétude, la défusion mère enfant… ce qui manquera toujours ?… Pas sûr que cela soit un progrès… Nom d’un chien ! Pourtant dès 1975, Jacques Lacan prônait, lui aussi, une clinique continuiste qui rendait plus floues les frontières de ces trois grandes catégories. A sa suite, Jacques-Alain Miller gendre de Lacan, responsable des transcriptions et publications des séminaires inventera même le concept de Psychose Ordinaire pour qualifier essentiellement les catégories Borderlines » ou États Limites » que la psychanalyse lacanienne ne parvenait à s’approprier. Pourtant Lacan comme Miller n’abandonnent pas les trois grandes structures… mais ils permettent d’y ajouter des nuances, des interactions plus fortes… je le vois comme une multitude de structures qui traversent la Psychose, la Perversion puis la Névrose… Ainsi la Psychose Ordinaire… Ainsi ma » sic ! structure Abandonnique que je place au début de la structure névrotique un trauma qui bloque » dès le début le complexe d’Œdipe et empêche l’enfant de renoncer » à la passion pour sa mère »… Pour l’Autre… Dame !, assez proche de la Perversion… Mazette ! C’est vrai qu’avec sa clinique Borroméenne nœud borroméen qui noue Réel, Symbolique et Imaginaire le Tout dernier Lacan » s’écarte de la psychanalyse freudienne et du complexe d’Œdipe… Mais là encore je ne le vois pas comme une annulation mais comme un ajout… Une autre façon de voir qui enrichit la clinique classique… Qui permet de Savoir y faire autrement… Morbleu ! La Psychanalyse Freudienne contrairement aux post-freudiens donne une place centrale à la fonction paternelle dans le développement psychique des êtres humains, et notamment dans le complexe d’Œdipe. Jacques Lacan la reprendra en la nommant Nom du Père, il travaillera ce concept toute sa vie. A l’heure du Symbolique triomphant Linconscient est structuré comme un langage », avec la Forclusion du Nom du Père » forclusion = hors délai donc ne pouvant s’inscrire, la fonction paternelle la loi qui sépare la mère de l’enfant ! est garante du passage de la structure psychotique Schizophrénie, Paranoïa, Mélancolie… à la structure névrosée Obsessionnelle ou Hystérique c’est à dire garante de l’entrée dans l’Œdipe… N’est pas fou qui veut ! ». Mais ce Nom du Père va se diluer est-ce l’époque la fin du patriarcat ? avec ce séminaire qu’il ne fera jamais Les noms du Père », puis avec les Signifiants Maîtres… Où ce n’est pas la fonction de tiers et de porteur de la loi qui est remise en question, mais plus simplement le rôle du père… Pauvres hommes !! Ainsi le rôle du Père s’amenuise au grand dam des lacaniens nostalgiques du Nom du Père triomphant et autres tenant d’une nécessaire autorité comme si ni les guerres du XXème siècle, ni les conflits actuels au Moyen Orient patries du père tout puissant n’existaient… Peste ! et le complexe d’Œdipe se transforme Jacques-Alain Miller ne voit plus l’enfant entre la mère et le père, mais l’enfant entre la mère et la femme… Exit l’indispensable patriarcat… Vive la femme libérée … Diantre ! Avec l’affaiblissement du Père, c’est tout le Symbolique pouvoir et raison des mots ! qui dégringole au profit de l’Imaginaire et surtout du Réel… On délire tous ! ». Si le Langage devient, en premier lieu et à la place du père, porteur de la loi à la différence de la Lalangue » babillage du nourrisson qui est pure jouissance, ce n’est pas pour le sens des mots sens et raison » qui donnent le refoulement originaire, la naissance de l’inconscient freudien… Non je n’ai jamais voulu dévorer ma mère… Doux Jésus ! mais bien pour sa structure, ses règles… Frontières, bordures, nouages entre Symbolique et Réel Quelle signification a la lettre A… Aucune !… Mais je vous égare… Fichtre ! Un dernier mot sur le Réel du Langage. Le Réel est ce qui échappe au Symbolique ce qui est sans mot… Le Réel est donc, par essence, traumatique. Les traumas produisent des symptômes, que nous pouvons définir en psychanalyse par leurs répétitions Tout ce qui se répète, en bien ou en mal » est symptôme. Et d’où vient cette compulsion de répétition » Freud ? Nous répétons inlassablement nos traumas car il nous font vibrer plaisirs ou douleurs… Ils ne nous laissent pas indifférents. Jacques Lacan appelle cela la Jouissance… Nous répétons nos symptômes car ils nous font jouir… Damned ! Et qu’est-ce que nous répétons le plus sinon le fait de parler ? Les psychanalystes lacaniens et Jacques Lacan lui même, Crénom de nom ! ont la fâcheuse tendance à embrouiller encore plus l’indébrouillable… Prise de tête tenace dans un discours hermétique pour ne pas dire abscons… Vous m’en voyez désolé… Diable ! Mais dès la prochaine partie de cette conférence La mère suffisamment bonne… » qui s’éternise, nous aborderons le transgénérationnel… Peut être pas aussi primesautier mais sans doute plus clair… Je l’espère… Sapristi ! Des vidéos prises sur le vif des ateliers et conférences sont disponibles sur la chaîne Jean Godebski – You Tube
Publié Vendredi 26 Août 2022 à 1100 Dans PSG. Lancé dans une opération dégraissage en cette fin de mercato estival, le Paris Saint-Germain peut compter sur les inspirations de Luis Campos et les talents de négociateurs d’Antero Henrique… ou pas, vu que les deux hommes divergent au fil du temps. Débarqué au sein du club de la capitale française en juin dernier pour faire oublier Leonardo, Luis Campos a bel et bien posé sa patte sur le PSG. Déjà parce que c’est lui qui a choisi le remplaçant de Mauricio Pochettino, à savoir Christophe Galtier. Mais aussi parce qu’il a placé ses hommes de main pour gérer une partie du mercato parisien. C’est dans ce sens qu’il a fini par accepter le retour d’Antero Henrique, ancien directeur sportif du PSG jusqu’en 2019 et resté très proche de l'Emir du Qatar après son passage dans le Golfe ces dernières années. Si le conseiller technique du PSG lance les discussions avec les joueurs pour des départs ou d’éventuelles arrivées, Henrique prend ensuite le relais en bouclant les négociations financières avec les entourages des éléments concernés. Avec des rôles bien définis de chaque côté, Campos et Henrique auraient dû s’entendre afin de renforcer l’effectif du PSG tout en dégraissant le groupe de Galtier. Sauf que selon les informations de RMC, la relation entre les deux dirigeants portugais commencent à se tendre, alors que le marché des transferts va bientôt fermer ses portes. De la friture sur la ligne entre Campos et Henrique ⚡️ Une possible tension entre Henrique et Campos au PSG ? Une différence de vision existerait entre les deux hommes forts du mercato parisien. — RMC Sport RMCsport August 25, 2022 Il faut dire que les deux hommes n’ont pas toujours la même vision des choses sur certains dossiers. Ils ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde. Par exemple, pour un jeune joueur courtisé, l’un voulait vendre quand l’autre nous parlait uniquement d’un prêt avec option d’achat », explique un agent de joueurs. Le cas d’Idrissa Gueye a aussi provoqué des anicroches entre les dirigeants, vu qu’Henrique était prêt à céder gratuitement le milieu à Porto ou au Sporting avant de demander une indemnité de transfert à Everton, où l'international sénégalais veut aller après avoir trouvé un accord avec les Toffees. Un penchant à faire un cadeau aux clubs portugais, ou un simple désaccord sur la stratégie ? Une fin de mercato déterminante En froid avec Campos et mis sous pression par Christophe Galtier, qui compte sur Antero pour limiter le nombre de contrats », Henrique sera donc sur le grill durant la semaine à venir. Car même s’il a réalisé de belles choses avec les départs de Kehrer ou Kalimuendo, il a encore du pain sur la planche. Dans les heures à venir, Leandro Paredes devrait prendre la direction de la Juventus. Pour le reste, Henrique va également devoir finaliser des deals avec Ander Herrera Athletic Bilbao, Keylor Navas Naples et Mauro Icardi Galatasaray. Une certaine pression qu’il devra bien gérer pour garder sa place au sein du PSG, sachant que le duo Campos - Galtier a tout de même les commandes du secteur sportif, surtout quand le mercato sera terminé. Photo Icon_PL5_3850
Faut-il avoir l'air fou pour l'être ? Peut-on l'être sans en avoir l'air et peut-on aussi en avoir l'air et ne pas l'être ? Voici quelques remarques et questions issues de ma clinique en institution A partir de situations d'adolescents hospitalisés, cette question de la psychose et de ce qu'il en serait de la spécificité de l'autisme et autres TED ou TSA pose celle de la nécessité ou non de soins psychiatriques pour certains. Il/elle n'a rien à faire là», peut-on en effet entendre assez régulièrement, ce qui reviendrait à penser qu'il n'y aurait pas de soins nécessaires pour un enfant autiste, par exemple. D'une certaine façon, ceci peut apparaître rassurant, puisque cette remarque ne s'adresse pas aux seuls diagnostiqués ainsi, les remettant du même coup au même banc que les autres! Je crois que ce qu'il m'arrive le plus souvent d'avoir envie de dire, lors des réunions de service, en me référent au propos de M. Czermak dans La navigation astronomique c'est on ne peut - tout de même - pas leur reprocher leurs symptômes, pour lesquels ils viennent nous consulter ou sont hospitalisés». La psychose est toujours sociologiquement incorrecte» dira-t-il aussi. Voici là posée une indication, que j'aimerais plus universelle dans son acception, qui peut-être va de soi ici et qui cependant reste si difficile à faire accepter, sinon respecter dans nos institutions. Alors bien sûr, c'est peut-être, particulièrement à l'adolescence que les manifestations symptomatiques sont le plus difficiles à débrouiller, à débrouillonner», suscitant facilement du rejet au regard d'un certain non sens... bien loin d'une neutralité bienveillante. Jouent-ils au fou, le sont-ils vraiment ? Le rejet de toute étiopathogénie dans l'autisme, accentué par cette séparation psychose infantile/autisme, mais aussi bien dans tout le champ psychiatrique avec les nouvelles classifications qui n'ont plus de visées psychopathologiques mais simplement épidémiologiques et pharmacologiques, accentue cette difficulté à considérer ce qu'il en est du soin, au risque que ça fasse violence, hors sens tout simplement. Cette formule de Lacan Ne devient pas fou qui veut » reste pour moi toujours un repère dans ces questions diagnostiques, formule d’humour» dit-il... et pourtant si sérieuse à considérer dans la clinique. Difficile en effet de reconnaître les modalités auxquelles un adolescent a recours pour tenter de mettre en jeu une subjectivité qui, pourquoi pas, s'est trouvée chahutée par le Réel du sexuel de la puberté. Mon questionnement s'appuie sur la question du transfert et de ses différentes modalités, puisque, rappelons-le, la première institution est le transfert. Dans la psychose, qu'est-ce qui peut rendre le transfert, en institution et avec des adolescents psychotiques, difficile ? Que faire avec ces adolescents autistes de bon niveau, Asperger ou autres TED qui ne semblent pas aller mal ? Mais qu'est-ce qui rend tout aussi bien difficile l’accueil d'une symptomatologie hystérique, entendue alors comme une façon de jouer au fou ? Mais tout aussi bien qu'est-ce qui donne à penser une hystérie par rapport à une psychose à l'adolescence ? Du petit grain de folie à la folie, quels repères à l'adolescence sinon d'abord le transfert. Comment se faire l'interprète et le traducteur dans la psychose, dans l'autisme, mais aussi bien dans certaines hystéries et auprès de qui ? Du patient lui-même tout autant que du soignant en manque de boussole ? Comment se faire l'interprète de leurs symptômes ? Et pourquoi cela peut-il rater ? Ma proposition pour cette journée va consister à poser quelques unes des interrogations que la clinique en institution soulève quotidiennement pour moi. Non pour y apporter une réponse mais pour partager ici ces difficultés en vue d'un échange. Je me souviens par exemple de cette indication de Corinne Tyszler à propos des adolescents psychotiques non décompensés Ne pas trop les pousser à subjectiver si ils sont psychotiques, au risque sinon de les faire délirer» J'interroge aussi la pertinence d'ateliers thérapeutiques avec les autistes, qui favorisent la production imaginaire par exemple ? Mais aussi je prends appui sur cette remarque de Charles Melman Que faire face à un organisme qui reste déshabité ?» Toute approche institutionnelle doit être éducative, pédagogique mais aussi thérapeutique. Et comment donc concilier ces différentes composantes ? Méthodes éducatives et comportementales qui bien entendu ne sont pas exemptes des questions en institution mais nous savons que toute réponse standardisée, risque de ne pas tenir compte de la particularité de la structure. L'exclusivité d'une réponse éducative est contestable. C'est le fait clinique singulier qui doit guider notre pratique. Tyszler indiquait dans son article Autisme pour qui sonne le glas ?» que les problèmes posés par les recommandations sont graves et vont directement influencer la vie de nos services puisque sous le terme TED, se trouvent en fait réunies des affections variées, souvent encore mal délimitées autisme et psychose infantile en particulier. Faut-il entendre que tout trouble grave du développement sort désormais du suivi habituel des unités de pédopsychiatrie au profit d'une prise en charge exclusivement éducative et comportementale ?» La dimension institutionnelle doit être entendue dans sa fonction organisatrice du soin. Et c'est cette question que la clinique au quotidien avec des adolescents interroge actuellement. Une nomination» diagnostique a souvent été posée avant même que nous les recevions, et nous devons en tenir compte, que le diagnostique s'avère juste ou non d'ailleurs. Ne devient pas fou qui veut» Actuellement comme la cause n'est plus, il semblerait que la formule soit oubliée. Dans son texte, daté de 1946, Propos sur la causalité psychique », J. Lacan écrit Loin donc que la folie soit le fait contingent des fragilités de son organisme, elle est la virtualité permanente d’une faille ouverte dans son essence. Loin qu’elle soit pour la liberté une insulte», elle est sa plus fidèle compagne, elle suit son mouvement comme une ombre. Et l’être de l’homme, non seulement ne peut être compris sans la folie, mais il ne serait pas l’être de l’homme s’il ne portait en lui la folie comme la limite de sa liberté. Et pour rompre ce propos sévère par l’humour de notre jeunesse, il est bien vrai que, comme nous l’avions écrit en une formule lapidaire au mur de notre salle de garde “Ne devient pas fou qui veut.” » Dans son allocution sur les psychoses de l'enfant», à l'occasion de journées organisées par Maud Mannoni sur ce thème , l'enfant, la psychose et l'institution» 22/10/67 Lacan regroupe les trois thèmes de l'enfant, la psychose et l'institution pour nous dire que nulle part plus qu'en ces trois thèmes, soit évoquée plus constamment la liberté.» et donne les coordonnées de l'aliénation du sujet, structurale, du fait même de son rapport au langage. Le refus de l'aliénation fait en effet d'un sujet psychotique le sujet libre par excellence. Ce refus de l'aliénation est bien sûr différent du refus névrotique. Et cependant certaines modalités de refus sont difficiles à cerner à cet âge, l'adolescence, dont C. Melman rappelle qu'il est déception face à l'ordre symbolique». Cette disposition à la déception s'inaugure à cet âge, dans le champ de la névrose. Tout autre est le destin du psychotique à l'adolescence. Lacan poursuit à l'intérieur du collectif, le psychotique essentiellement se présente comme le signe, signe en impasse, de ce qui légitime la référence à la liberté.», reprenant là le propos de Jean Oury dans ces mêmes journées. Dans son Discours de Rome» en 53, Lacan parle déjà de la psychose comme de cette liberté négative d'une parole qui a renoncé à se faire reconnaître et la caractérise par la formation d'un délire qui objective le sujet dans un langage sans dialectique. Dans le discours de Lacan aux psychiatres, il nous dit que l'angoisse devant la psychose est liée au fait que devant un psychotique qui ne demande rien, c'est nous qui demandons» Et ce sont sûrement là des points importants dans la difficulté à recevoir certains jeunes. À Bonneval donc en 1946, lors de ces journées consacrées à la Psychogenèse des Psychoses et des Névroses, s'explicitait un point de discorde entre H. Ey et J. Lacan à propos des rapports entre folie et liberté. La désormais célèbre phrase de Lacan, était censée le cristalliser "L'être de l'homme, non seulement ne peut être compris sans la folie, mais il ne serait pas l'être de l'homme s'il ne portait en lui la folie comme limite de la liberté". Lacan se devait, à ce moment là, de contredire l’organo-dynamisme dont s'était fait le promoteur.» À cette question posée par de ce qu'il en est de la maladie mentale, il affirme lui une causalité psychique qu’il repère dans la discordance primordiale entre le Moi et l’être », et il s'emploie à développer les effets psychiques du mode imaginaire». La folie y trouve là sa structure fondamentale » nous dit-il. Le risque de la folie se mesure à l'attrait même des identifications où l'homme engage à la fois sa vérité et son être.» [...] le premier effet qui apparaisse de l’imago chez l’être humain est un effet d’aliénation du sujet. C’est dans l’autre que le sujet s’identifie et même s'éprouve tout d'abord[...] » Marc Morali dans son article un autisme peut en cacher un autre» rappelle que Lacan lors de ses journées de Bonneval avait clarifié la question de la psychogenèse le secret de la psychogenèse des psychoses, c'est qu'il n'y en a pas». Charles Melman rappelle d'ailleurs que le débat entre organogenèse et psychogenèse est caduc, puisque la vie psychique a sa matérialité propre, celle du langage, la motérialité.» Cf billet d'actualité à propos des débats sur l'autisme et de la position de notre association 11/03/2014 Marie-Christine Laznik parle d'une psychogenèse de l'autisme qui consiste dans le lent travail de destruction des compétences parentales que cette pathologie produit. La question étant de savoir si la psychanalyse, dans sa praxis, peut avoir de quoi permettre à un enfant, un bébé de découvrir le plaisir de susciter le plaisir chez l'autre. Les premiers séminaires de Lacan précisent progressivement son approche de la psychose, notamment bien sûr le séminaire III, Les structures freudiennes des psychoses» , en 1955-1956, complété de l'article D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose » fin 1957-début1958. Névrose, psychose ou perversion se distinguent par des effets de structure et pour autant bien sûr, Ne devient pas fou qui veut» toujours! Les structures cliniques sont déterminées dans leur rapport particulier à la castration, pour le psychotique la forclusion Verwerfung, pour le névrosé le refoulement Verdrängung et pour la perversion le déni Verleugnung . L'articulation des trois catégories du Réel, de l'Imaginaire et du Symbolique permet d'éclairer et de donner de nouvelles ficelles à la clinique. Dans son premier séminaire écrits techniques», il indique déjà comment ce qui n'est pas venu au jour du Symbolique, apparaît dans le Réel.» C'est dans la réponse au commentaire de Jean Hyppolite sur la Verneinung de Freud. L'enfant psychotique est dans un rapport particulier avec le Réel. L'enfant autiste serait aussi confronté au pur Réel. Pour E-M Golder, Au seuil de la clinique infantile» si tout enfant est pris dans la double partition dûe à la naissance et à sa rencontre avec le fait du langage, l'autiste ne répète qu'une seule chose sa confrontation avec la béance que celui-ci introduit. L'autiste est confronté au pur Réel comme trou dans le symbolique.» Comme si l'enfant avait affaire à la faille dans le langage et c'est tout. Un organisme non dénaturé par le langage. Elle évoque la manière dont la naissance s'est déroulée qui aurait empêché le processus structural propre à ce moment. Elle parle d'un accident de l'encontre, un accident de l'appel et de l'adresse. A un moment où la mère est confrontée à un enfant Réel, il y a trou dans le symbolique. Cela me rappelle ce jeune homme autiste que je revois à mon cabinet après l'avoir suivi plus jeune au CMP ; sa mère se plaint» Il répète toujours la même chose, c'est pénible, c'est insupportable» Quand je lui demande de préciser ce que son fils répète ainsi “Je m'en souviens plus !” E-M Golder sépare ou distingue le refoulement originaire qui met en place un lieu, dans un nouage Réel/ Symbolique du refoulement primaire qui permet une inscription dans un nouage Imaginaire/ Symbolique. Est-ce offrir là la possibilité d'un diagnostic différentiel entre autisme et psychose infantile, entre refoulement originaire et refoulement primaire ? M-C Laznik rappelle dans son article sur l'autisme qu'il n'y a pas d'absence s'il n'y a pas déjà présence» et que concernant l'autisme, la non mise en place du rapport symbolique fondamental est lié à ce défaut de la présence originelle même de l'Autre et non au défaut du temps absence comme dans la clinique d'autres états psychotiques.» Si le ratage du processus de subjectivation est différent, comment concilier des soins ? Dans l'autisme c'est le processus d'aliénation lui-même qui rate, dans la psychose, c'est le processus de séparation qui est en jeu. Y a-t-il infléchissement de l'autisme vers la psychose infantile ? Doit-on travailler dans ce sens ? C. Melman parle d'une affection prépsychotique. Si la psychose en effet est le résultat des démêlés avec le langage, l'autisme infantile est le fait d'avoir été démêlé du langage» Dans l'autisme, tout se passe comme si l'enfant ne se laissait pas pénétrer par quelque chose. Ce qui donne un nouage autre. De cet imaginaire défaillant, se constitue un stock d'expériences, de données peut-être différent effectivement de ce que l'on rencontre dans la psychose où il s'agit d'un imaginaire sans moi, comme le rappelle M. Czermak. L'autiste n'est pas un enfant d'éros» disait C. Melman, il n'y a pas eu la possibilité de cette connivence, de cette érotisation nécessaire à l'acquisition du langage», d'où cette difficulté de travail avec eux. Il nous dit combien l'autisme infantile est le domaine où peut se montrer aux plus aveugles le rôle déterminant de la prise par le langage dans le développement du bébé.» Encore justement ne faut-il pas être aveugle pour visionner ces vidéos ! Alors pour ces adolescents au diagnostique flou ? Ces créatures plus ou moins dociles, mais déshabitées ? Si l'autisme reste une maladie de la relation, quels soins ? Puisque néanmoins ils sont hospitalisés, au décours de difficultés d'inscription sociale, mais aussi au regard d'une certaine souffrance. Peut-être sans demande particulière mais avec des symptômes qu'on ne peut leur reprocher donc et qui ne sont pas simplement des troubles. L'institution a pour fonction de traiter le Réel et de cette liberté paradoxale bien entendu, il ne s'agit pas d'en faire l'éloge ou la promotion mais bien de voir comment une armature symbolique peut ou non faire suppléance pour un sujet. Voici plusieurs petites vignettes cliniques sur cette question de l'apparente liberté dans la psychose et/ou l'autisme et de ce vers quoi doit tendre notre travail. Reprenons encore Lacan dans la conclusion de son allocution sur les psychoses de l'enfant» Quelle joie trouvons-nous dans ce qui fait notre travail ?» Un psychotique doit-il participer aux tâches ménagères ? Et un autiste alors ? Quelles seraient les recommandations de bonnes pratiques en institution hospitalière ? Alors doivent-ils tous participer de la même façon à la vie du service ? Oui bien sûr, aussi bien que Non et dans quelle mesure le coup de balai souhaité par le soignant risque-t-il de faire mal ? Coup de balai... non pas sur les soldes ou sur une liquidation quelconque, sinon symbolique avec le risque de recevoir un coup avec le balai. Alors bien sûr cette équité des tâches, ce souhait d'un fonctionnement qui serait le même pour tous semble être une boussole pour les soignants plus aisée que celle qui consiste à repérer pour chacun des patients ce qu'il peut ou ne peut pas, tenant compte de sa pathologie. C'est le cas pour cette patiente psychotique qui ne peut que donner un coup de balai, ne peut pas passer le balai. Incompréhension de l'équipe, risque d'une certaine maltraitance à vouloir insister, on lui en fait donc le reproche Elle ne peut pas faire que ce qu'elle veut». Autre interrogation, ceux qui sont là pour rien». C'est là le reproche qu'on leur fait. V. 13 ans. Naissance dans le sud, déménagement à 6 ans pour le travail du père, sa mère travaille aussi, deux sœurs. Séparation des parents il y a un an, un week-end sur deux chez le père. Mr et Mme viennent ensemble accompagner V à son entrée dans le service et spontanément pensent être reçus ensemble par le médecin responsable. Lors de notre première rencontre, V répond volontiers à mes questions mais sans plus, sans rien de plus. Il est hospitalisé depuis quelques jours. Avant je répétais que je voulais mourir, que j'étais nul. Mais c'est bon là, j'ai arrêté de répéter. Ça fait longtemps, c'était il y a 3 semaines. J'ai rien là. Je veux rentrer chez moi » Je lui demande ce qui se passe - ce qui me manque c'est ma maison et maman.» ⁃ Et vos soeurs ? » ⁃ Non », Le Dr, pour m'embêter, il a dit, je vais l'emmener là-bas. J'ai rien ». Accepte de me dire un peu son histoire, j'ai un petit peu un trouble envahissant du développement, depuis petit je vais voir des personnes ». Ne peut dire plus, ni les noms ni les qualités des professionnels. Ne connait pas les prénoms des autres jeunes hospitalisés avec lui. Ne sait pas dans quelle école sa mère travaille. En difficulté scolaire, trop difficile l'anglais et les maths ». Je lui demande s'il souhaiterait de l'aide, Non ». Au 2ème entretien, à la question de savoir comment il se sent, il me répond mal, comme d'habitude». Et ce sera toujours cette même réponse, à chaque entretien. Je note ici qu'il lui est difficile de repérer le registre de l'énonciation de celui de l'énoncé. Il n'entend que l'énoncé qui lui semble du coup tout à fait répétitif d'une séance à l'autre. Rien ne s'entend de mon énonciation, juste un énoncé. M-C Laznik rappelait comment cela leur restait inouï ce que dit Lacan dans l'étourdit Qui parle s'oublie dans ce qui se dit derrière ce qui s'entend». Il ne semble pas repérer quelque chose de l'affect dans la voix, qui se réduit donc pour lui à un énoncé Cf l'interview de M-C L par Paule Cacciali et Josiane Froissart dans un JFP. S. Calmettes parlait de cette question de l'exactitude dans l'autisme, pas de la vérité, puisqu'il n'y a pas de possibilité de sous-entendu, ce qui rend le parler singulier, un parler sans voix, une langue sans perte, une langue exacte mais immobile. Peu prolixe, il s'exprime sur un ton monocorde, sans hésitation aucune. Il semble en difficulté avec le temps. Il n'exprime ni besoin, ni demande, semble subir la situation d'hospitalisation. A vu sa mère la veille au soir en visite, ne lui a pas demandé de rentrer. Je m'intéresse à ce qu'il a fait dans le service la veille, avec qui il était en atelier et là encore impossible de dire les prénoms des autres jeunes. Je lui fais remarquer et il est d'accord j'ai du mal à retenir les prénoms et les noms». Je lui reparle de l'anglais, de la langue anglaise. Il me dit avoir déjà été à Londres c'est bon, j'ai tout visité.» Il me cite alors les marques de voitures qu'il a vues, car c'était un dimanche, à Londres des Maserati, des Lamborghini, des Ferrari ». Manifestement un bon souvenir. Pas de problème ici de mémoire pour les marques de voiture y’en a une à la gare, qui fait taxi, si vous voulez.» Spectre autistique ou TED ? Diagnostiqué par le CRA Centre de ressource pour l'autisme Trouble envahissant du développement non spécifié d'intensité légère avec compétences cognitives normales supérieures. Le motif de l'hospitalisation est finalement quand même celui d'une évaluation diagnostique, au regard de ce qui est considéré comme soit - un autisme atypique - un syndrome d'Asperger - un TED non spécifique. C'est finalement la présence d'un trouble anxieux associé qui interpelle l'équipe du CRA, interrogation face à un syndrome dépressif avec mise en scènes morbides de sa propre mort». Faut-il ou non un traitement pour cet enfant ? Dans le dossier du CRA, il est noté au titre de l'anamnèse que les premières inquiétudes des parents ont commencé peu avant 2 ans lorsque la famille a déménagé et que la première de ses sœurs est née. Je garde en mémoire cette indication de Pierre Delion sur le fait que lorsque les parents signalent une différence inquiétante dans le développement de leur enfant, ils ont raison. Bien sûr je retiens cette question de sa difficulté avec les noms. E-M Golder, dans Au seuil de la clinique infantile, évoque au travers d'un cas d'enfant ce qui dit-elle est un signe de la psychose infantile, la difficulté de différencier le patronyme du prénom». Elle cite M. Czermak dans Patronymies p 143 Le nom n'est pas -comme tel- un référent, mais ce à partir de quoi il peut y avoir de la référence» Ici on a l'impression que les prénoms ne sont pas arrimés à un sujet. Comment ça va ?» Comme d'habitude.» Une certaine forme d'incrédulité dans le ton, ma question répétée ainsi à chaque rencontre... Il ne se sent pas vraiment concerné par ma question. Je suis surprise de le voir les larmes aux yeux. Le médecin psychiatre lui a parlé de reprendre sa scolarité à partir de l'hospitalisation, ce qu'il ne veut pas ; Il lui a demandé d'y réfléchir jusqu'au lendemain ça sert à rien d'y réfléchir, c'est non. Je ne veux pas. Je lui ai dit. Demain ce sera pareil J'ai besoin de voir ma mère le matin, d'être chez moi.» En même temps me redit qu'il ne veut pas reprendre l'école, ça sert à rien, c'est fait pour embêter...» ; aucune interrogation possible. Ces larmes sont-elles juste d'énervement ou de tristesse ? Sa mère est en arrêt de travail depuis son hospitalisation elle ne sait pas quand je sors, donc elle ne peut pas travailler». Difficile pour l'équipe de travailler avec ce jeune garçon qui ne semble pas souffrir, n'accepte pas son hospitalisation, ne pose pas de problème particulier sinon cette rigidité et froideur. Que peut-on lui apporter ? D'une certaine façon, c'est un jeune homme sans symptôme, comme un certain nombre d'autres adolescents autistes que nous recevons, avec quelques troubles des conduites et des comportements. François Benrais dans son article un psychanalyste est battu» rappelle que ce qui fait vérité pour un sujet, n'est pas vérité pour l'institution. Il faut que celle-ci puisse être lue et entendue par l'institution. Or, interroge-t-il aujourd'hui n'est-ce pas la détextualisation qui renforce une censure», l'activité d'une institution de soin étant rabattue effectivement à celle d'un service où priment la question de la gestion des lits et de la file active. Notre travail reste toujours celui d'une lecture des symptômes cependant et comme il le souligne ce n'est pas en inventant des règles supposées adaptées que pour autant il y aura de l'acte. ...Ça c'est une procédure de l'action, elle ne permet en rien un acte.» Comment faire avec lui par exemple ? L'institution a pour fonction de traiter le Réel, au travers d'une armature symbolique qui fait suppléance. Si l'homme reçoit sa détermination du langage, l'homme en tant qu'il est normal n'est pas libre mais assujetti au symbolique. Et c'est ce travail de nouage qu'il convient de faire. Mais il y résiste ou n'en veut pas. Bien sûr une part du travail sera dans l'écoute et l'accompagnement des parents, perdus avec ce diagnostic pas clair où se côtoient tant de termes léger mais envahissant, non spécifié, normal, supérieur... Je garde cette indication si précieuse du travail de M-C Laznik il faut que je trouve moyen d'être en place de tierce personne au sens où Lacan emploie ce terme dans le séminaire V pour construire S de A barré, il faut que j'arrive à donner et mon émerveillement, et ma surprise et mon plaisir»...S de A barré, donc marqué d'un manque sans quoi il ne peut y avoir de surprise ». B diagnostiquée autiste de haut niveau 15 ans, me précise mon prénom, c'est l'écriture anglophone», son patronyme est français. Hospitalisée suite à une dispute très violente avec sa mère. Naissance dans une autre région ma mère dans la même maternité que sa mère. Si ça se trouve j'irai accoucher là-bas moi aussi pour la tradition». Séparation de ses parents quand elle a 2/3 ans. Il est indiqué dans son dossier une acquisition précoce de la lecture à l'âge de 3 ans. Suivi psychomotricité j'avais mon équilibre vraiment nul. Je suis incapable de faire du vélo, je suis nulle en rollers...». Se met à parler beaucoup de rollers, de la couleur des rollers, du fait que tiens, j'en n'ai pas fait depuis longtemps, en fait je sais pas où ils sont, il faudrait que je les retrouve». Après vit un an chez mamie avec maman, vers 4/5 ans». Sa mère rencontre un homme. Déménagement avec mère et beau-père, pour mutation professionnelle de celui-ci. Père resté dans la région d'origine. Je lui demande si son père vit seul non avec une nouvelle compagne, enfin faut que j'arrête de dire nouvelle, ça fait 6 ans. On s'entend bien, on écoute la même musique, Placebo, et...». Me cite pleins de noms d'autres groupes, me parle de musique, de sa chambre, de son MP3... Je reviens avec une nouvelle question au bout d'un moment. Savoir comment ça s'est passé à l'école primaire. Suivi psychologue, sans savoir pourquoi je sais pas, je me souviens juste de son nom». Après suivi CPEA centre psychothérapeutique enfants ados, suivi 3 ½ journées par semaine, à M pour être précise. C'est resté comme ça pendant 2 ans». - Je sais pas ce que j'avais comme problème» - Et maintenant savez-vous ?» - Je serai Asperger» Suivi SESAD au collège, psychologue, psychomotricité et éducatrice, puis la famille déménage pour un an dans une autre ville en 4ème. Nouveau déménagement en 3ème en septembre dernier. - Mon dossier MDPH a été envoyé quand on est parti de... mais il n'a toujours pas été traité». - Vous suivez bien vos affaires!» - Je répète ce que ma mère dit. J'aimais bien là-bas, c'était bien, moins pollué, la mer plus claire, j'avais pleins d'amis, d'ailleurs mon petit ami actuel est là-bas» - Et en 4ème ? Comment cela s'est-il passé ?» - Rien, enfin 3 hospitalisations pour crise clastique, suite à des disputes avec ma mère». Mais B ne peut rien en dire sinon - j'ai l'impression que je suis incompatible avec ma mère. Moi j'ai pas de compatibilité d'humeur avec ma mère» - Alors Asperger, asperger, aspergé, vous le prononcez comment » ? - Je suis pas mouillée, mais j'aime bien l'eau» rigole - Vous en pensez quoi ?» - J'en pense rien, j'ai lu sur ça Je suis né un jour bleu» de Daniel Tammet, j'ai surtout appris des choses sur la synesthésie, moi je le suis pas ! Moi je suis nulle en maths, je suis pas synesthésique ça c'est sûr». Il paraît que si je suis très bonne en langues, c'est peut-être que je suis Asperger. Je suis archi-bonne». - Vous ne savez pas pourquoi ils ont choisi un prénom anglophone vos parents ? Ça vous a peut être donné le goût des langues, non ?» - Je sais pas». Moi j'adore écrire, j'ai choisi un nom d'auteur à l'anglaise, j'ai remarqué après qu'il y avait le début de mon nom de famille, faudra que je me fasse éditer, enfin faut déjà que je finisse une histoire ». - Ca porte sur quoi ?» - Le fantastique, je n'écris que du fantastique» - Vous m'écririez quelque chose ?» - J'ai pas de quoi écrire, j'ai juste des vêtements et un doudou» - Vous avez un doudou ?» - Oui Doudou lady, c'est le seul qui n'a pas changé de prénom de tout le temps où je l'ai eu. Lady je pensais que c'était un prénom, c'est à cause de Lady Gaga. C'est un petit bébé panthère avec un nœud rose, les autres je leur change tout le temps de nom. Je retiens pas bien les noms, ah si en fait, le nom de la psychologue je m'en souviens. Ce sont les prénoms, j'arrive pas à les retenir avec les têtes qui vont avec. J'avais économisé pendant longtemps pour me l'acheter. Je me souviens quand j'étais petite, j'attachais avec un ruban autour du cou et de l'autre côté à mon poignet. Comme ça si elle tombait et que je me réveillais la nuit, je pouvais le rattraper, je dors dans un lit superposé, s'il passe au dessus du lit, je le rattrape ». Du fort/da à sa façon! Présence/présence plutôt que présence/absence, ici ce n'est pas dans la symbolisation que ça se joue, il s'agit plutôt d'une technique. Me décrit ensuite tous ses lapins, ses autres peluches...Difficile de l'arrêter. - On a du mal à comprendre quand on vous voit comme ça, qu'est-ce-qui fait que vous vous disputez avec votre mère ?» - Je suis pas compatible, comme je vous l'ai dit». Finalement ne restera pas hospitalisée, les parents, pour des raisons personnelles, demandent la levée de l'hospitalisation. Alors est-ce une jeune fille Asperger ? Lors de sa précédente hospitalisation, il était noté dans le compte-rendu médical TED associé à des traits de personnalité pathologiques». Elle me laissera cependant un début de roman, écrit après l'entretien que je ne livrerai pas ici mais comme dans l'entretien, elle peut très vite enfiler les mots, les uns après les autres, le ciel, la lune, le soleil… Est-ce une production imaginaire ? Est-ce juste un exercice de style ? La structure du récit évoque le bâtiment du service. Mon bureau est en bas, les chambres sont à l'étage, pour dormir. Je retrouve quelques éléments de l'entretien, notamment le père, qu'elle dit ne pas voir souvent. Une suite de chiffres me fait penser à l'auteur dont elle me parlait. Elle a effectivement un peu d'avance aussi. Il ne me reste donc que le texte et cet entretien pour y trouver des points d'appui diagnostiques. Réagit-elle à l'équivocité d'Asperger ou finalement est-elle juste prise dans cet enchainement rapide d'un mot qui en suit un autre ? On pourrait presque croire à une quête hystérique mais peut-être y manque-t-il les affects, le ton est descriptif, exclusivement. C'est de l'instinct dont il s'agit», dit-elle. Rien d'une production délirante, un travail de collage peut-être, des fragments pris ça et là, juste une destinée étrange» assurément. Le nouage Imaginaire/ symbolique n'opère pas, semble-t-il. Sûrement un autre moment d'incompatibilité» la fera revenir. Autre rapport à la liberté A, Jeune fille lycéenne, que je reçois, au décours d'une hospitalisation, suite à une fugue de plusieurs nuits, pour des raisons qu'elle a du mal à justifier. Je sais pas, je suis partie quelques jours, chez ma copine.» Hébergée chez une amie majeure vivant seule, meilleure amie, amante, elle rentre sans affect particulier au domicile, comme étonnée de l'inquiétude suscitée par cela. Est d'accord pour venir, sans demande particulière au demeurant. Ses parents sont séparés depuis plusieurs années, ça pose pas de problème» dira-t-elle. Mme en couple avec un autre homme, père dans une nouvelle union c'est sa life». Assez maniérée dans les attitudes, elle ne me semble pas hystérique cependant. ⁃ Comment ça va» ? ⁃ Ça va toujours». Est-ce dire que ça continue d'aller depuis la dernière séance ou bien que ça va toujours, pris dans une intemporalité radicale. Je ne la vois que depuis peu, certes son corps tout débraillé malgré la température hivernale m'interpelle mais ... Ne serait-ce là qu'un trait adolescent du traitement de la météo ? Elle évoque ses amitiés, les nouvelles, les anciennes, les ruptures.... ⁃ C'est le grand ménage». ⁃ le remue ménage » ? Je demande. - De toute façon, on va bientôt déménager. Mon père a acheté une maison tout près, dans le même quartier.» Je reviens sur ses amitiés, à l'origine de cette fugue, disparition de quelques nuits - J'ai pas envie de m'étaler, je les ai vues en peinture toutes ces histoires. C'est un dossier clos». Mon père m'a privée de téléphone parce que je suis rentrée en retard hier. Mon père il m'a dit me prends pour un idiot. Il est donne la profession de celui-ci, je sais bien qu'il est pas idiot ». Je ne suis pas le genre de personne qui pense à prévenir si elle est en retard, ou qui s'excuse du retard en rentrant. C'est un constat, je suis en retard, pas la peine de le prévenir, il l'aura constaté aussi.»... Je vais pas l'abandonner...comme abandonner de faire un instrument de musique par ex». Puis me parle de ses résultats scolaires de ces derniers jours - J'ai pas travaillé plus, ni moins, mais je chute. C'est comme ça» Le Bac, c'est un peu dégoutant». Je me sens au bout du gouffre, j'ai besoin de vacances». Me parle de la difficulté qu'elle a en ce moment - ça m'énerve d'être à nouveau sensible, avant je m'en foutais complètement. En même temps, je suis en colère, je suis énergique.» Évoque alors dans un désordre manifeste plein de choses - En 4ème j'ai subi un harcèlement, un cyber harcèlement aussi». Actuellement j'ai un ami avec qui j'ai des relations sexuelles, c'est pas un petit ami, c'est un partenariat». Cette jeune fille accueillie en atelier thérapeutique l'an passé avait suscité exaspération, aucune adhésion au soin, qu'elle ne contestait pas d'ailleurs, aucune empathie, ses comportements étant jugés de type hystérique. Elle jouait la folie pour ceux qui la recevaient. Trop libre, trop dévergondée semblait-il. Pas assidue, pas ponctuelle, éparpillée. Le suivi s'était progressivement arrêté jusqu'à ce que je la reçoive. C'est son apparente désinvolture, cette liberté qu'elle prend dans la relation à l'autre qui n'ont pas été appréciées, ou si... au contraire appréciées et non pas repérées comme des signes cliniques. - Je suis quelqu'un qui traine un peu partout. Ça va bien, j'ai un nouveau copain. L'autre, il m'avait recalé». - Recalé ? - Je sais pas comment dire autrement, recalée c'est tout. Il m'a refusée si vous voulez, c'est plus poétique, comme Apollinaire, je préfère Verlaine ceci dit». J'ai toujours envie de dormir en ce moment, avant j'étais presque une ex-addict...». Je suis émoustillée, ça a divagué hier». Me parle de sa dernière peine d'amour impossible». Jeune fille sans arrimage, très free» comme elle aime à me le dire et pourtant... Là aussi cette liberté dont on pourrait la penser maître, lui cause bien des soucis, la cause dans un rapport aux autres de plus en plus difficile. Certains de ces cas que nous recevons en institution, relèvent d'avantage du champ de l'autisme, d'autres de ce qui serait peut-être une forme de schizophrénie infantile, d'autres sont dans le champ de la psychose infantile, ou d'une psychose non décompensée de l'adolescence, tous ont ce rapport particulier à la liberté qu'ils n'ont pas choisi. Cette apparente liberté est dans tous les cas, liée au défaut de refoulement. Encore faut-il ne pas être dans le déni de l'inconscient. C. Tyszler interrogeait la possibilité pour un autiste d'accéder au refoulement originaire par le biais du transfert. M-C Laznik indique que la ligne de fracture est bien plus sur le type de clinique à laquelle on est confronté. Alors peut-être encore, la remarque du père d'un jeune garçon - psychose infantile - suivi en hôpital de jour, est-elle éclairante. Il est amené à consulter au Centre de Ressources pour l'Autisme et revient avec un diagnostique d'autisme pour son fils C'est vrai peut-être que des fois il est autiste, mais des fois quand même il est vraiment fou.» Pour conclure, je reprends encore Lacan dans son allocution sur les psychoses de l'enfant» est-il loisible ici d'un saut d'indiquer qu'à fuir ces allées théoriques, rien ne saurait qu'apparaître en impasse des problèmes posés à l'époque.»
Culture Il était le plus provocateur des psychanalystes. Trente ans après la mort de Jacques Lacan, le Seuil publie deux inédits, que "Le Point" présente en exclusivité. Jacques Lacan, "Le séminaire livre XIX... ou pire" éditions Seuil, et "Je parle aux murs" entretiens de la chapelle de Sainte-Anne, textes établis par Jacques-Alain Miller éditions Seuil. © Jerry Bauer Tout fou Lacan, titrait Libération au lendemain de sa disparition. Fou, il l'était peut-être devenu sur la fin, selon divers témoins. Mais, trente ans après, la question n'est pas là. Plutôt pourquoi ceux qui le suivirent après Mai 68 ont-ils accepté d'être par lui rendus fous ? Et surtout le plus connu des psys français est-il en passe de revenir hanter la psychanalyse comme un fantôme ?Que reste-t-il de nos amours lacaniennes ? Car, il faut le reconnaître, dans l'incroyable attachement de milliers de disciples à la parole oraculaire du maître, il y avait avant tout de l'amour. Un amour presque passionnel, sacrificiel "Perinde ac cadaver." Certains en sont morts. D'autres s'en nourrissent encore. Comment séparer l'amour de la vérité de la vérité de l'amour ? Il est impossible de dénouer le lien fatal qui fait qu'on croit aimer quelqu'un parce qu'il parle bien et dit le vrai, alors qu'on croit qu'il maîtrise la langue et détient la vérité parce qu'on l'aime. Nous sommes tous soumis à ce que Pascal appelle "la confusion des ordres".Cependant, trente ans après sa mort, il est temps de tracer un bilan de l'apport de Lacan à la psychanalyse et à la culture, sinon impartial, du moins équilibré, entre la gratitude envers telle découverte et le rejet de telle autre, sans céder à l'hagiographie commémorative ni à l'aigreur fécondsNous sommes dans l'après-Lacan. Non au sens où il aurait marqué un "avant" révolu et ouvert une ère nouvelle, encore moins d'un sauveur ou d'un prophète pas de datation entre "avant JL" et "après JL", mais au sens où sa recherche continue de susciter des débats féconds même chez ceux qui s'en sont nous lègue-t-il ? Quelques aphorismes fulgurants "le désir, c'est le désir de l'autre", "l'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas". Des calembours d'Almanach Vermot, "poubellication", mais aussi de brillants mots-valises "hainamoration". D'incroyables proclamations de génie "Moi, la vérité, je parle". Des grossièretés de salle de garde, rachetées par des distinctions opérantes entre besoin, demande et désir, par exemple, ou frustration, privation et castration. Quelques fulgurantes lumières mêlées à tant de préciosités obscures. Comme le disait l'un des maîtres de Lacan "Quand l'eau est trouble, on ne voit pas s'il y a du poisson ou non."Vérité révéléeLa seule question est désormais que faire de tout cela, et en a-t-on vraiment besoin pour soigner un patient ? Les deux textes aujourd'hui publiés et dont Le Point présente, en exclusivité, des extraits essentiels, datent de la période 1971-1972 et tournent autour de cette proposition en forme de vérité révélée "Il n'y a pas de rapport sexuel." Cela signifie-t-il que le rapport entre les sexes n'est pas de l'ordre de l'harmonie préétablie, de la complétude heureuse, mais du conflit et du ratage ? Que la sexualité ne rapporte rien et qu'on ne peut rien en rapporter, ni en dire ou en écrire, parce que, justement, "ça ne parle que de ça" ? Ce sont des évidences connues depuis Freud. Mais cela ne masque-t-il pas en réalité une conception pathologique de la sexualité il n'existerait pour les sexes aucun moyen de se rapporter l'un à l'autre ? Si cet énoncé était vrai, combien d'entre nous seraient rassurés de ne pouvoir pas se rapporter à l'autre sexe ! Que conclure de cette lecture ? Je préfère la phrase délicieuse d'un personnage de Proust, Mme Leroi "L'amour ? Je le fais souvent mais je n'en parle jamais."Ce "Séminaire" nous donne le mélange instable et fascinant d'un Lacan provocateur à une réflexion toujours vivante sur la psychanalyse et de sa fuite dans la "mathématisation" de l'inconscient sexuel qui en est pourtant le noyau central. Michel Schneider, auteur de Lacan, période fauve PUF, 2010.Jacques Lacan, Le séminaire livre XIX... ou pire Seuil, 264 p., 23 euros, et Je parle aux murs entretiens de la chapelle de Sainte-Anne, textes établis par Jacques-Alain Miller, Seuil, 128 p., 12 euros. Parution le 25 août. Saison lacanienne En librairie - 1er septembre Vie de Lacan, de Jacques-Alain Miller Navarin, 24 p., 5 euros, et sur . 1er septembre Lacan, envers et contre tout, d'Elisabeth Roudinesco Seuil, 15 euros. - 13 octobre Lacan au miroir des sorcières, numéro spécial de la revue La Cause freudienne Diffusion Volumen, 20 euros. À la télévision - 5 septembre, 22 h "Rendez-vous chez Lacan", de Gérard Miller, France 3. Événements - 9 septembre Lecture non stop de Lacan à l'École normale. Entrée octobre journées Lacan au Palais des congrès, à Paris. Une vie1901. Naît à Paris. 1932. Soutient sa thèse de psychiatrie. 1964. Fonde l'Ecole freudienne de Paris. 1966. " Ecrits " Seuil. 1980. Dissout l'Ecole freudienne. 1981. Meurt à Paris. Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimité Vous lisez actuellement Que reste-t-il de Jacques Lacan ? 4 Commentaires
n est pas fou qui veut lacan