Celavaut le coup de lâidentifier pour ĂȘtre capable ensuite de trouver des façons saines de rĂ©pondre Ă notre besoin et sâĂ©viter tensions et conflits. En repĂ©rant les mĂ©canismes rĂ©pĂ©titifs de tension dans vos relations, vous identifierez votre
VoilĂ donc Ă©tabli que lâ exclusion est un thĂšme dĂ©conflictualisĂ©, sans acteur identifiĂ© et dont le succĂšs tient prĂ©cisĂ©ment Ă ces deux dimensions. Tentons, pour franchir un pas supplĂ©mentaire, de comprendre ce que cela nous dit des modes de lecture des rapports sociaux et de dĂ©celer les usages quâils autorisent.
Laissetoi distraire. Mets-toi pour ainsi dire en congĂ©. Ne nĂ©glige la voix dâaucun arbre, dâaucune eau. Entre oĂč tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux
Rirecâest bon pour la santĂ©. Lâhumour contribue Ă nouer des liens, gĂ©nĂšre de fortes Ă©motions, apaise des tensions, et ce nâest pas tout. Il constitue un rempart contre les traumatismes
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Etoile du GriffonâŠKrysâŠFonda Tyrannique & ChefMessages 559Date d'inscription 06/07/2012Localisation Sur mon ordi DFeuille de personnageRelations Sujet Re Demande ParticuliĂšre Dim 6 Jan - 1623 Bonjour Bien entendu, ta demande est acceptĂ©e, il est intĂ©ressant de faire des Ă©changes entre Forums _________________Spoiler WycenInvitĂ©Sujet Demande ParticuliĂšre Dim 6 Jan - 2018 Merci beaucoup ! Voici l'histoire gagnante et si vous aussi vous avez besoin d'un service mon forum est ouvert !-Alice ? Tu mâentends ? Alice ? Tu mâĂ©coutes ? Quâest-ce quâil y a dans ce courrier, Alice ? Alice ?Mathieu secouait son amie autant quâil pouvait, il voyait bien ses yeux se remplir de larmes, au fur et Ă mesure quâelle parcourait la lettre cachetĂ©e. Il lui arrivait de se comporter en enfant, et de bouder, ou de fondre en larme pour un rien, câĂ©tait ce qui la rendait attachante, câĂ©tait pourquoi il lâaimait, sans doute ⊠Mais lĂ , elle nây Ă©tait pour rien, et si elle se comportait ainsi, ce nâĂ©tait pas a cause de son caractĂšre, elle Ă©tait triste, vraiment. Il se baissa pour ĂȘtre Ă sa taille, vu quâelle Ă©tait assise sur un banc, et lâĂ©tudia quelques secondes, avant de rĂ©agir. Il prit son amie dans ses bras, et la serra avec force, pour la rĂ©conforter. Des larmes vinrent foncer lâuniforme blanc du jeune garçon, il ne rĂ©agit pas. Il la relĂącha, lui Ă©bouriffa les cheveux et lui colla un baiser sur la vais aller chercher quelquâun qui saura quoi faire ⊠marmonna-t-il pour lui-mĂȘme. Il alla dans les dortoirs des filles, mais ne trouva aucune amie dâAlice, alors il descendit Ă la salle commune. Elles y Ă©taient presque toutes, ces filles quâil nâaimait pas du tout. Son amie Ă©tait ⊠Pure, calme, pas artificielle, pas superficielle, et il se demandait comment elle pouvait apprĂ©cier des pĂ©tasses pareilles ⊠Il tira une chaise, elles firent silence et lâobservĂšrent toutes avec curiositĂ©. -Vous avez vu, sa lettre ?-La lettre de qui, Pierrot ?-Celle de votre amie, celle dâ ? Tu connais une Alice, Carla ?-Non, et toi, Pierrot, tu connais une Alice ?Il dĂ©testait quâelles lâappellent Pierrot, ce surnom mesquin et ridicule, il ne savait pas oĂč elles lâavaient trouvĂ©, il savait juste que ça signifiait clown, en japonais, et vu quâil nâavait pas lâair dâun clown ⊠Il ne leur demandait pas, mais elles nâavaient pas dĂ» chercher bien loin. En plus dâĂȘtre superficielles, ces filles Ă©taient toutes idiotes ⊠-Votre amie, pour information âŠ-Alice nâest plus rien ⊠Elle ne sert a rien, Alice est une arqua un sourcil, rĂ©frĂ©nant lâenvie de la baffer, et sortit de la salle sous les moqueries Ă peine dĂ©guisĂ©es des filles. Elles ne considĂ©raient plus Alice comme une amie ? Parfait, mais alors, vers qui se tourner ? Il Ă©tait vrai quâelles Ă©taient peu gentilles, et quâil Ă©tait remarquables quâelles lui aient souris pendant six mois, mais leur comportement a toutes le rĂ©vulsait. CâĂ©tait peut ĂȘtre pour ça que la jeune fille pleurait ⊠Si elles ne peuvent rien pour moi, je nâai plus quâa allĂ© voir Eliott ⊠»Mathieu nâĂ©tait pas trĂšs emballĂ© par lâidĂ©e de se tourner vers le gosse de riche qui tourmentait son amie, avant de commencer Ă lui donner des cours de maths, mais il nây avait que lui qui pouvait lui venir en aide puisquâAlice lui avait dit des choses que Mathieu ne savait pas âŠSi Eliott enquiquinait Alice, câĂ©tait pour une des raisons les plus idiotes. Stupide au la vie dâAlice, il y avait beaucoup de choses bizarres ⊠A commencer par un rang stupide de princesse » de second rang. Eliott, lui faisait partie du second rang, mais sa famille a dĂ©trĂŽnĂ© celle dâAlice pour des raisons que Mathieu ne connaissait pas. Dâailleurs, si Eliott nâadressait jamais la parole a Alice en lâappelant par son prĂ©nom, câĂ©tait a cause de cette mĂ©sentente. Apparemment, il nâavait rien contre elle âŠIl passa par le parc, il savait quâil y trouverait la personne quâil cherchait. Ne sâapprĂ©ciant pas tous deux, ils avaient pris lâhabitude de ne presque jamais sâappeler par leurs prĂ©noms respectifs. Mathieu appelait Eliott par son nom, Raven, et Eliott nâappelait pas Mathieu. Tout le monde Ă©tait tu peux venir sâil te plait ?-Toi, tu compte un jour mâadresser la parole autrement quâen me manquant de respect ?-Ton pseudo-rang nâest rien pour moi, Raven, alors pour une fois, sois pas lâĂ©ternel connard que tu es, et suis -******, Eliott, tu veux pas arrĂȘter dâĂȘtre conversation, juste cinq minutes dans ta vie ?-Câest pas comme ça que tu le persuaderas de te suivre, Mathieu, il est butĂ©, dis lui pourquoi tâes lĂ âŠ-Il est lĂ parce que Grimm pĂšte encore un cĂąble, quâil ne sait pas comment la calmer, et que ça concerne ? Il ..?-Non, justement. Ecoute, Pierrot, tu diras Ă ta copine que je nâai pas que ça Ă foutre. Quâelle se dĂ©***** un se pencha en avant, et chuchota pour que seul Mathieu lâ la rejoins dans sa chambre, dĂšs que je me dĂ©barrasse de Tom. Le blondinet tourna les talons et se dirigea vers le banc ou il avait laissĂ© Alice seule. Elle Ă©tait recroquevillĂ©e contre elle-mĂȘme, le menton sur les genoux, les yeux clos, et les joues rouges et trempĂ©es. Il lui prit la main, et lâaida Ă se relever. Elle se laissa faire, et se traina pitoyablement derriĂšre lui, sans chercher Ă lever les pieds. Il la fit rentrer dans sa chambre, et la fit asseoir sur son lit. Elle sâadossa au mur, ferma les yeux, et attendit. Il lui essuya consciencieusement les joues, enlevant le noir qui les colorait, et il rĂ©organisa un peu ses cheveux, qui Ă©taient tous emmĂȘlĂ©s, de nouveau. Elle attrapa le peigne sans convictions, et se dĂ©noua les cheveux. Lorsquâil entendit la porte sâouvrir, il lâembrassa sur le front, et sortit doucement. Comme Mathieu lâavait fait, Eliott se posa Ă genoux devant elle, et lui prit les quâest-ce qui se passe ? Elle le regarda vaguement avant de lui tendre la Alice Grimm En raison de votre Ăąge approchant les quinze ans, et du fait que vous soyez seule hĂ©ritiĂšre de la seconde famille la plus puissante du pays, vous ĂȘtes invitĂ©e Ă venir passer votre cĂ©rĂ©monie de maturation, qui fera de vous une hĂ©ritiĂšre digne, loyale et puissante, de la noble famille Grimm. Cette cĂ©rĂ©monie comportant elle-mĂȘme la totalitĂ© des cinq autres familles, vous nâĂȘtes plus conviĂ©e Ă cette fĂȘte, vous devez y venir. Vous prendrez le train, avec le fils du Seigneur Raven pour arriver Ă leur chĂąteau, car, Ă©tant donnĂ© la discorde avec votre pĂšre, il a refusĂ© de vous faire rĂ©citer le psaume. Ce sera donc le duc de la premiĂšre famille qui vous fera lâhonneur dâassister Ă votre cĂ©rĂ©monie. Mon pĂšre ? DĂ©solĂ© pour te rends compte ? Je vais ĂȘtre humiliĂ©e en publique ! Câest ma faute si Chess est mort, câest ton pĂšre qui lâa tuĂ©, et câest lui qui prĂ©sidera la soirĂ©e ! Je ne supporterais pas de remarques dĂ©sobligeantes, je le sens vraiment mal, Eliott ! Sans rĂ©flĂ©chir, elle se jeta dans ses bras, et se remit Ă pleurer. Il la calma tant quâil put, murmurant des paroles rassurantes, telles que mĂȘme si ça doit pas beaucoup te rĂ©conforter, je serais là ⊠» oĂč au moins tu ne verras pas ton pĂšre ⊠». Elle avait les yeux gonflĂ©s, et ils la brĂ»laient. Elle comprends, pourquoi vous nous avez dĂ©trĂŽnĂ©s ⊠Regarde le comportement de lâhĂ©ritiĂšre, a-t-elle la prestance dâune Grimm ? Jâen doute, Alice est non, câest normal que tu le vives mal, ça remonte a pas si longtemps, tu sais âŠIl la cajola encore un petit moment, jusquâĂ ce quâelle a reprit du poil de la bĂȘte, et que son aplomb soit de moi au moins un sourire, je dois aller rejoindre Tom, il doit me chercher partout âŠElle lui dĂ©crocha un sourire, mĂȘme si ses yeux Ă©taient encore un peu rougis, et il sortit. AussitĂŽt quâil la laissa seule, Mathieu dĂ©boula dans la piĂšce pour vĂ©rifier lâĂ©tat de son sourit, en le voyant est plus douĂ© que moi, au final âŠ-Mais nan, câest juste que je lui ai refilĂ© la lettre, et quâil mâa dit des trucs rassurants, au sujet de tu sais quoi âŠ-Je comprends rien a ton histoire, tu fais la gueule a ta famille, mais pourquoi ?-Jâai une idĂ©e, allons manger, je te raconte tout lĂ bas, je meurs de sourit, reconnaissant bien son amie, et ils se dirigĂšrent vers le rĂ©fectoire en papotant de tout et de y a plus aucune table Ă deux, il va falloir quâon sâinstalle sur une table Ă grave, personne ne sâinstallera, depuis quâelles mâont jetĂ©s, je suis grave ⊠Alors, tu mâexplique ?-Ouais, mais dâabord, tu saisis le contexte ? CâĂ©tait il y a huit mois, la famille Grimm Ă©tait encore la plus puissante. On possĂ©dait des terres, un bon patrimoine, du savoir, de la puissance ⊠Et mon chien. Chess. Ce chien, mon pĂšre et moi y tenions beaucoup, et un jour, il y a eu une sorte dâaccident. Chess est passĂ© âŠ-Ah mais ça mâa tout lâair dâune conversation passionnante, qui pourrait mâen apprendre ⊠-Ah je tâen pris, Raven, ne te donne pas la peine de parler a des personnes aussi infĂ©rieur quâAlice et de te rabaisser fixait son repas _ quâelle avait massacrĂ© Ă lâaide de sa petite cuillĂšre tandis quâelle parlait _ avec un air horrifiĂ©. Elle nâaimait pas quâon lâĂ©coute parler, elle nâaimait pas quâon la surprenne, et elle allait parler dâEliott âŠ. -Câest trĂšs gentil de faire attention a moi, Mathieu. Ăa le fait plaisir, de voir quâon en est revenus a de meilleurs sourire malicieux jouait sur les lĂšvres dâEliott, elle se borna Ă tourner la tĂȘte pour le regarder avec un air on peut sâasseoir ? Le repas risquerait de refroidir âŠ- Vas-y âŠTom pris place Ă cĂŽtĂ© dâelle, et Eliott a cĂŽtĂ© de Mathieu, qui marmonnait, en dĂ©coupant en fines lamelles de pauvres regarda discrĂštement son reflet dans le dos de sa cuillĂšre, et tenta dâapaiser le rougissement de ses joues. ContrĂŽlant assez bien son corps, par moment du moins, elle y parvint a peu prĂšs, de maniĂšre a ce quâon pense quâelle avait juste chaud. Elle Ă©tait juste terriblement ce que tu racontais au Pier⊠A Mathieu, on t hocha la tĂȘte dâun air peu sur, puis gros, il y est passĂ© direct, et mon pĂšre mâen a voulus, parce quâil faut comprendre que ce nâest que de ma faute. Jâai Ă©tĂ© idiote, et il a dĂ©cidĂ© que jâen faisais plus partie de la famille. Sauf que chez moi, je suis la seule hĂ©ritiĂšre. Sâil nây a pas dâhĂ©ritiers, il ne peut pas me renier ⊠Alors il a dĂ©cidĂ© de mâenvoyer ici âŠ-Grimm, si Chess est mort, câest pas vraiment de ta faute, plutĂŽt de la notre. Câest nous qui lâavons provoquĂ©s, tout en sachant ce quâon faisait, et ce qui se passerait. Ton pĂšre a tellement de rancune envers toi quâil en vient Ă presque se lier dâamitiĂ© avec ses ennemis mortels âŠ-Mouais, si tu le qui sâest rĂ©ellement passĂ©, câest quâon lâa provoquĂ©, et il est rentrĂ© dans notre !Alice plaqua ses mains sur ses oreilles, ferma les yeux et baissa la tĂȘte. Se rappeler de la mort de Chess ne lâaidait pas du tout, au contraire ! En plus, ils parlaient de choses que Mathieu devait comprendre de travers. Elle Ă©tait sure que si elle regardait son ami elle lirait de la pitiĂ© a son Ă©gard, et du dĂ©gout a lâĂ©gard dâEliott. Puis, elle regarda ses mains, tremblantes, et fut saisie de rage. Tu es Alice. Alice Grimm, fille de la seconde famille. Tu te dois de te ressaisir, et de ne pas flancher face Ă Eliott. Tu es forte, tu es puissante, et tu ne pleureras pas. »Elle releva la tĂȘte, et dĂ©fia Eliott du regard. Il parut presque flĂ©chir, sous lâintensitĂ© et la puissance de la colĂšre dâAlice. Il savait, quâelle nâĂ©tait pas dirigĂ©e contre lui, mais il ne pu sâempĂȘcher de se dire que si elle avait lâintention de lui faire du mal, elle y parviendrait sans mal ⊠Il allait falloir la briefer un peu, une fois quâelle serait capable dâavaler ce quâil avait Ă rougit, mais cette fois ci, ce nâĂ©tait pas de la gĂȘne. Elle dĂ©testait quâon lui donne des ordres, elle le regarda en fronçant les sourcils, et pinça les lĂšvres quand il se mit Ă sourire moqueusement. Elle avait Ă©tĂ© Ă©levĂ©e dans lâidĂ©e quâelle dĂ©cidait, et quâelle donnait les ordres, alors le simple fait quâon lui dise de manger lâ nâai pas faim, Raven. -Je tâen pris Grimm, je ne suis pas stupide. roula des yeux, battit des paupiĂšres et se leva, pour dĂ©barrasser son plateau. Tom saisit son poignet, et la retint assise. Elle le fusilla du regard, mais lui avait le regard plongĂ© dans celui dâEliott. Si ce nâĂ©tait pas de lui que venait lâinitiative, alors il fallait remonter Ă la source ⊠Si les yeux dâAlice Ă©taient Ă©quipĂ©s de fusils, lâaristo serait mort âŠ-Alice, je fais pas ça pour te faire chier, tu tâen doutes, alors sois gentille, mange. Il prit sa fourchette, se leva, se pencha au dessus de la table, et traça une ligne dans son assiette. Il rapatria la viande dâun cĂŽtĂ©, et les lĂ©gumes de lâautre, piocha une carotte, lâavala, et fixa la brune avec un air manges au moins les lĂ©gumes, sâil te le regarda, et commença Ă manger, pour pouvoir rapidement dĂ©camper, les joues rouges, et les regards plantĂ©s dans celui dâEliott, qui se rassit, amusĂ©. Elle reporta son attention sur lâassiette, et quand elle releva la tĂȘte, elle remarqua que Tom et son ami avaient Ă©changĂ©s de place. Elle piqua un fard, et se rabattit de nouveau sur son assiette. Tout ça sous lâĆil Ă©bahis de Mathieu qui nâavait jamais osĂ© dĂ©crĂ©ter quoi que ce soit, alors que lorsquâEliott le faisais, on lui obĂ©issait. Et ce nâĂ©tait pas cette stupide histoire de rang, car tout autant que lui, Alice nâen avait fur et Ă mesure quâelle mangeait, il tâajoutait discrĂštement des lĂ©gumes, et de la viande, dans le cĂŽtĂ© quâelle devait manger. Elle Ă©tait si absorbĂ©e par ce quâelle faisait, et le fait quâelle fuie continuellement son regard, quâelle ne vit mĂȘme pas quâelle avait vidĂ© son assiette. - Mais âŠUn ricanement fusa Ă cĂŽtĂ© dâelle, elle tourna la tĂȘte et dĂ©couvrit que Tom, Mathieu et Eliott Ă©taient morts de rire, devant sa mine mis le temps, mais tâas mangĂ©, et tâas rien dis, en plus !-Tâas tout foutus du mĂȘme cĂŽtĂ© !Elle lui envoya un coup de poing amical dans lâĂ©paule, et adopta une moue boudeuse, ce qui nâeut que lâutilitĂ© de les faire rire encore normalement, vu quâon est en vacance, on a le droit de trainer dans le jardin, et aux alentours de la forĂȘt. Ăa vous intĂ©resse ?-Ouais !Alice regarda Mathieu avec Ă©tonnement, puis elle comprit ce quâil ressentait. Avant quâelle nâarrive, il Ă©tait exclu. Directement, elle avait Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©e, par ce garçon solitaire, un peu parano, au dĂ©but, et qui souriait dĂšs quâil le pouvait aux jolies filles. Quand elle avait reçut ses manuels, il lâavait aidĂ© a tout portĂ©, et lui avait proposĂ© de lui tenir compagnie, pour le premier repas. Tout sourire, il avait acceptĂ©, et avaient commencĂ©s Ă discuter, en se rendant compte quâils avaient pleins de points communs. DĂ©jĂ , ils Ă©taient bruns. Ensuite, ils nâavaient aucuns amis. Pour finir, et ce nâĂ©tait quâun nombreux traits commun, ils avaient le sourire facile, et Ă©taient tout les deux trĂšs sociables. La paire idĂ©ale, quoi. Officiellement, il Ă©tait presque immĂ©diatement devenu son meilleur ami. Mais, lorsquâelle avait eut des problĂšmes en maths, câĂ©tait vers Eliott quâelle avait dĂ» se tourner, et il avait dĂ» se sentir rejetĂ©. Au moins, si on leur proposait a tous les deux, sans inclure Mathieu dans Alice, ça lui plaisait. Pour ça, quâil sâĂ©tait empressĂ© de rĂ©pondre hocha la tĂȘte, et suivit Tom et son ami jusquâĂ la Je parie que tâes jamais venus ici, vises juste ! Et finalement, câest pas mal comme endroit !Pendant que les garçons discutaient, et quâEliott allumait un feu, Alice alla sâadosser a un arbre. Elle attrapa au vol la couverture quâon lui lançait, et sâemballa dedans. Trouvant lâidĂ©e intelligente, les trois garçons sâassirent Ă cĂŽtĂ© dâelle, collĂ©s les quatre lâun contre lâautre, elle commençait Ă avoir conversation quâon ai pas de cartes âŠElle regarda son voisin de droite, celui qui lâavait forcĂ© Ă manger ce quâelle avait dans lâassiette, et fronça les ça ?-Vous savez jouer au poker ?- Si il pense Ă ce que je pense quâil pense, il finit dans le buisson, ok Mathieu ? penses Ă quoi quand tu dis poker » ? Alice le regarda, la mine soupçonneuse, et quand il eut comprit lĂ ou elle voulait en venir, il ! Je suis pas tordus a ce point ! Et puis, on aurait pas lâair conversation, si tu gagnais ⊠-Je gagne jamais au poker ⊠Je suis a des cartes ?- Va te âŠ-Alice, tu lui as tendu la perche, tu penses Ă des trucs glauques, toi parfois âŠ-Eh ! Je te signale que câest lui quâa rĂ©pondu a la pseudo-perche. En plus, moi jâai dit que sâil y pensait, je lâenvoyais dans le buisson, jâai pas dis que ça mâintĂ©ressait ! -Câest vrai ? Câest dommage ça âŠ-Jâai pas besoin de jouer au poker pour me foutre a poil âŠLes trois garçons la fixĂšrent avec un air choquĂ©, comme si câĂ©tait trĂšs inattendus de sa part, profitant de lâidĂ©e quâelle ai pour une fois le dessus, elle prit un air aguicheur, et se dĂ©barrassa rapidement de la couverture pour sâinstaller a califourchon sur son ami, qui avait perdu son sourire, contre un air visiblement surpris. Plus surpris, tu meurs, bah, Eliott, tâĂ©tais pas partant pour un strip-poker ?Il la fixa avec un air perdu, tandis quâelle se rapprochait dangereusement. Les deux autres garçons Ă©taient muets de stupeur, face au renversement de situation. ******, je croyais pas Alice comme ça ! » Pensa Mathieu, et il avait raison. Elle Ă©tait peut ĂȘtre morte de rire intĂ©rieurement, mais si elle nâavait pas Ă©tĂ© gĂȘnĂ©e en leurs prĂ©sence, puis relĂąchĂ©e, et avec ça, ce sentiment dâadrĂ©naline, jamais elle nâaurait eu lâidĂ©e de ce petit jeu elle se demandait pourquoi il ne la repoussait pas. Ils Ă©taient censĂ©s se dĂ©tester, alors quâelle Ă©tait a deux doigts de lui rouler un patin, lui la regardait juste comme si elle Ă©tait devenue folle. -Wh, Raven, tu verrais ta tĂȘte !Puis elle Ă©clata de rire, et se remit Ă sa place, en pleurant presque. Mathieu soupirait presque de soulagement, retrouvant son amie, et bientĂŽt, Tom la rejoint. Eliott avait toujours lâair profondĂ©ment choquĂ©, qui finit mĂȘme par le dĂ©rider tâimaginerais plus coincĂ©e, tentant, vous auriez vu vos tronches !Ils souriaient tous les trois, mais quelque choses gĂȘnait Eliott, ça se voyait ⊠Il lâattira contre lui, passa un bras autour de ses Ă©paules, et fit fi de ses demandes pour tu mâĂ©crases ⊠JâĂ©touffe, je respire plus. Raven, sâtue plait, je meurs là ⊠Houhou ? Aille, tu mâĂ©crases ⊠******, tâas dâla force ! MaĂŻeur, lĂąche-moi ! Fais gaffe hein, lâidĂ©e du buisson tiens toujours !-Moi aussi je tâaime les regards amusĂ©s des deux autres garçons, qui se mirent Ă discuter dâautres choses, Eliott enfonça son index dans les cĂŽtes dâAlice qui se mit Ă gigoter pour se dĂ©barrasser de son emprise, sans succĂšs, car il Ă©tait plus fort quâelle. Pleurant presque de rire, elle le supplia dâarrĂȘter, ses mots avalĂ©s par sa toux, il la je suis dĂ©solĂ©e de mâĂȘtre foutu de ta gueule, tâas dĂ» te poser des questions âŠ-Un peu ouais ⊠Mâenfin, ce nâest pas dĂ©plaisant dâavoir une jolie fille assise Ă califourchon sur soi âŠ-Ah bon, y a une autre fille ici ? Un sourire moqueur se dessina sur les lĂšvres dâEliott, Alice nâen revenait pas. Elle rĂ©ussissait Ă le faire sourire ! Il avait de la fiĂšvre ? Il la retint de nouveau prisonniĂšre, et chuchota Ă son oreille-Retires ce que tu viens de dire, ou je te lĂąche pas âŠ-Dâaccord, jâadmets que je suis bien trop modeste, en vrai jâsuis canon. Ăa te va ?Il la lĂącha, et pinça les lĂšvres pour ne pas sourire, face Ă la mimique boudeuse de la jeune bout dâun moment, a force de chahuts, et de rires, elle finit par bailler, mais refusa de partir . Elle ne savait pas quand ils seraient aussi souriants, tous les quatre, alors elle voulait profiter du moment au maximum .Elle finit dâailleurs par sâendormir, et ne se rĂ©veilla que le lendemain matin, dans son lit . Elle regarda autour dâelle, avec un air profondĂ©ment dĂ©boussolĂ©, avant de se rappeler ou elle Ă©tait . Elle entendait trĂšs distinctement trois respirations a ses pieds, et regarda prĂšs du lit . La tĂȘte posĂ©e sur les mains, Eliott dormait, assis par terre, en appuis sur la couverture . Au sol, Mathieu et Tom, qui ronflaient eux aussi . Elle se retint de rire, et profita de lâinstant pour les regarder de plus prĂšs .Elle nâavait jamais vraiment lâoccasion de fixer Eliott, et en profita . Elle devait avouer que des trois, il Ă©tait le plus mignon . Et elle savait que Mathieu Ă©tait mignon ⊠dâailleurs, Tom nâĂ©tait pas mal du tout non plus, mĂȘme si diffĂ©rent .Le premier, son ami depuis le dĂ©but, avait des yeux verts, mais vu quâil avait les paupiĂšres fermĂ©es, elle ne pouvait que se les rappeler . Des cheveux bruns, mi-longs, et des traits enfantins . Le second, Tom, Ă©tait blond, mais elle ne se rappelait pas de la couleur de ses yeux . Pourtant elle se rappelait clairement lâavoir fusillĂ© du regard . Mais, bleu, verts ou bruns, elle ne se rappelait plus . Et Eliott avait des yeux bleus encore plus pĂ©tillants que les siens encore plus clair, ceux dâAlice Ă©taient lapis-lazuli, les siens Ă©taient bleu pur . Et impĂ©nĂ©trables, câĂ©tait agaçant ⊠Quand a Eliott, il avait une allure Ă©trange, a vrai dire ⊠Grand, un peu plus quâelle, mais a quelques centimĂštres seulement, on voyait quâil faisait pas mal de sport, et avait des traits ⊠Un peu Ă©ffĂ©minĂ©s, mais qui restaient masculins . Des cheveux brun foncĂ©s, sans doute plus longs que les siens, raides . Elle les dĂ©visagea lentement, avant de sursauter, elle fixait le peu quâelle voyait dâEliott, sois une masse de cheveux bruns foncĂ©s sâĂ©parpillant sur son front .-Profiter de notre sommeil pour nous reluquer, câest dĂ©loyal, Grimm .***** ! Il Ă©tait rĂ©veillĂ© ! Elle rougis au maximum, mais fit mine de ne pas comprendre de quoi il parlait . Elle prit un air vexĂ©, et dĂ©clara dâune voix railleuse -Punaise, tâes vraiment narcissique en fait !-Ah ça va, je vais pas te tuer hein âŠElle enfouis son visage cramoisie sur le traversin, et dĂ©cida dây rester .-Fais gaffe, tu vas tâĂ©touffer âŠ-Si je meurs, je serais dĂ©barrassĂ©e des exercices de maths âŠUn sourire malicieux joua sur les lĂšvres du garçon, pendant que Mathieu et Tom ouvraient les yeux .Un ricanement sâĂ©leva, et câĂ©tait celui de deux personnes . Ah, Tom et Mathieu avaient entendus la conversation, et la gĂȘne dâAlice laissait croire quâEliott avait raison ⊠Lâami de la jeune fille se dit que ce nâĂ©tait pas forcĂ©ment plus mal que ça, et que de toute maniĂšre, elle ne risquait pas de trouver quelque choses dâintĂ©ressant a lui, ou a Tom . Vu le nombre de groupies qui bavaient sur Raven ⊠Il rĂ©prima une bouffĂ©e de jalousie mal venue, et remit les pieds sur terre . *****, *****, ***** . » pensa-t-elle -Alice ne ferait jamais ça, voyons, tu devait avoir de la salade entre les dents âŠ-Mathieu, soit mignon, fait comme lui, avale de lâessence et suicide toi âŠNouveaux rires . Elle se sentait rĂ©ellement idiote, parce quâils dĂ©connaient sur son dos, et que mĂȘme si elle nâavait pas honte de son geste, aprĂšs tout, le peu de beaux garçons quâil y avait dans cet Ă©tablissement, elle avait bien le droi de les regarder non ? -Au fait, quâest-ce que vous foutez lĂ ?! Câest MA chambre ! Et je me suis pas endormie lĂ , en plus âŠ-Bah, on sâest dit que tu aurais mal au dos, si tu dormais dans lâherbe, alors je tâai portĂ© pour te ramener lĂ , et comme Mathieu sâinquiĂ©tait pour toi, Tom a proposer de rester lĂ , pour ĂȘtre sur que tu ne te rĂ©veillerai pas dans la nuit, ou que tu ne fasses pas de cauchemar ⊠On a bien essayĂ© de te tenir la main, mais apparemment, ça tâintĂ©ressait pas .-En reprenant les mot de lâattardĂ©, il sâinquiĂ©tait, et il prĂ©fĂ©rait rester, et comme je tenait pas a te laisser seule avec le sociopathe, je suis restĂ© .-Pour connaitre la vĂ©ritĂ©, mieux vaut Ă©couter Mathieu .-Merci mec .-De rien .-Eh, câest une rĂ©bellion ? Vous vous liguez contre moi, a trois ? Si câest le cas, vous avez intĂ©rĂȘt a vite changer dâidĂ©e ⊠Surtout toi, Raven, parce que je peux ĂȘtre une enquiquineuse finie âŠ-Je confirme ⊠marmonna Mathieu, qui Ă©vita de justesse un oreiller lancĂ© afin de lâassommer . -Va te ⊠Je te *****, Mathieu !Elle rougis, et dĂ©tourna encore une fois le regard . Eliott la saisis par le menton, et la fixa dans les yeux, sĂ©rieux, tout a coup .-Grimm, si tu dĂ©tournes le regard pour une simple moquerie, quâest-ce que ce sera quand tu auras une famille a mener ? Faut affronter ses problĂšmes, câest comme pour les maths .- Euh, ça a pas trop rapport lĂ âŠ-La ferme, tu affrontes le problĂšme, câest tout .Il se releva, sans plus de cĂ©rĂ©monie, aprĂšs lâavoir lachĂ©e, elle bondit hors du lit, et lui saisit le poignet dâun air autoritaire .-Toi ! Va pas croire quâa cause de cette idiotie, ou de ce stupide rang, tu sois autorisĂ© a me parler ainsi . Je reste une Grimm, et tu nâas aucunement le droit dâhausser le ton quand tu mâadresses la parole, je suis claire ?-Et bah voilĂ , tu vois quand tu veux, tu peux, suffit de raler un peu ⊠Il lui Ă©bouriffa les cheveux avec un air moqueur, et elle fronça les sourcils .-Attends, tu te fous de moi lĂ , câest ça ?-On ne peut plus âŠElle Ă©touffa un grognement, et le lacha . Mathieu et Tom sâĂ©taient remis sur leurs deux jambes, elle adopta une mine boudeuse qui les fit sourire les trois, et sâassit sur son lit en croisant les bras .-Zâavez arrĂȘtĂ© de piailler autour du feu vers quelle heure a peu prĂšs ?-Chais pas, mais va falloir songer a manger plus, Grimm, tâes un poids plume, ça fait peur .-Câtoi qui mâa ramenĂ© ?-Ăa te pose un problĂšme ?-Pas que je sache, câest toujours mieux que de dormir dans lâherbe, quoique çâaurait pu ĂȘtre amusant . Ce qui serait amusant, maintenant, ce serait de me laisser aller me doucher ⊠Aller, dehors âŠEliott lui sourit avec un air moqueur et satisfait, se disant surement que la leçon Ă©tait passĂ©e, et quâelle avait compris ce quâil disait, quand il disait quâelle devait affronter ses problĂšmes âŠIls passĂšrent les journĂ©es suivantes ensembles, tous les quatre, ce qui changeait Ă©normĂ©ment a Mathieu, mais aussi a Alice, et a Eliott . Tom, lui, Ă©tait habituĂ©, a ĂȘtre entourĂ©, alors il nâavait pas plus de mal que ça .Vint ensuite le moment de faire les valises pour aller au domaine Raven . Alice Ă©tait stressĂ©e, et tremblante . Elle nâarrĂȘtait pas de se retourner, pour ĂȘtre sure que Mathieu Ă©tait toujours lĂ . A bout dâun certains temps, il vint lâaider a plier les habits, et regarda avec un air amusĂ© les robes quâelle fourrait dans son sac .-Depuis quand tu tâhabilles comme une vraie fille ?-Jâai pas le choix, figure toi, ma mĂšre a dit Tu mettras tes pantalons quand tu reviendras en cour . »Elle fit la grimace, et en sortit une lĂ©gĂšre, pour le train . La plupart des toilettes Ă©taient bleus clair, parce que ça sâaccordait trĂšs bien avec ses yeux . Elle avait pris le temps de tresser ses cheveux de maniĂšre habile, et y avait glissĂ© des rubans, qui laissaient quand mĂȘme quelques mĂšches brunes tomber en cascade . Elle avait juste rehaussĂ© ses yeux bleus dâune poudre dorĂ©e sur les paupiĂšres, ses onglĂ©es, ses mains, ses joues, ses yeux, ses cheveux, tout Ă©tait impeccable . Sauf quâelle Ă©tait dâune humeur massacrante, stressĂ©e, elle nâarrĂȘtait pas de faire demi tour, de virevolter, de changer dâidĂ©e, dâavis, dâhumeur .-Tiens, Alice en robe ? Elle se retourna et se planta devant Eliott avec un air mauvais .-Toi, tu fais un commentaire, tu passes le trajet dans la soute . - Nerveuse ?-Elle dit que nan, jâimagines quâelle flippe âŠ- Je mâen doute âŠ-Zâauriez lâobligeance dâarrĂȘter de parler comme si jâĂ©tais pas lĂ ?Elle se retourna, et força sur la valise pour la fermer . Elle tourna de nouveau les talons, et faillit sâĂ©taler, de tout son long ⊠Elle releva le bas de sa robe, pinça les lĂšvres, et envoya valser les chaussures noires a talons, quâelle troqua contre de vieilles tennis grises dĂ©structurĂ©es, sous les regards moqueurs de ses camarades de classe . Elle attrapa les chaussures, qui gisaient au sol, abandonnĂ©es, les fourra dans un sac, et posa le tout au sol .-Bien, la voiture de Ma Dame est avancĂ©e .-Câest ça ouais âŠElle lui lança un regard suspicieux, et lacha ce quâelle tenait pour se jeter sur son ami .-Tâas interet a bosser hein, une semaine, ça peut tooout changer, alors tu fais pas la feignasse, tu bosses ⊠Tu vas me manquer, Mathieu âŠ-Toi aussi, Alice, tu vas me manquer, toi aussi âŠAprĂšs les aurevoirs, ils tournĂšrent vers le train, qui nâĂ©tait pas encore partit, et allĂšrent sâinstaller dans un wagon vide .-Alice, il va sĂ©rieusement falloir que tu revoies ton oratoire ⊠Tu parles comme nâimporte quelle adolescente de ville, ça fais peur ⊠-Je sais me tenir en publique, jâai eu une bonne Ă©ducation, je te rappelle âŠ-Et, me frappe pas, parce que je lâai jamais fait, lĂ ou on va, le vouvoiement est de rigueur .-Pardon ?! Je ne te vouvoierais pas, jây arriverais pas, tu te fous de ma gueule ? Euh, pardon⊠Aurais-tu lâobligeance de cesser cette comĂ©die ?-Eh, Dante, ta Divine comĂ©die », je lâai pas Ă©crite ⊠-Dante, câest trĂšs spirituel, Raven âŠ-Soit mignonne, quand on arrive, tu attends que je me sois dĂ©barrassĂ© des formalitĂ© pour gueuler, cet a dire, attends dâĂȘtre en priver, pour te dĂ©fouler .Elle hocha la tĂȘte, dâun air mutique, et fixa ses pieds chaussĂ©s de vieilles tennis .-Et tu changeras de souliers, avant quâon arrive ..?-Certainement âŠIl lui releva la tĂȘte, et lui offrit un sourire tout a fait charmant .-Grimm, tu te prĂ©sentes aujourdâhui comme la protĂ©gĂ©e des Raven, demain, pour ta cĂ©rĂ©monie, et le reste de la semaine, je te promet quâon part se pommer dans la forĂȘt .-SĂ©rieux ? Euh, je veux dire Promis ?-SĂ©rieux .Elle sourit, et fixa la fenĂȘtre avec un air dĂ©jĂ moins mutique .-Ăa me fais peur ⊠Jâai peur dâarriver, en fait, jâai peur quâon me prenne pour ⊠Je sais pas, lâidiote qui a tuĂ© sa K, Le dĂ©shonneur des Grimms, celle que le fils Raven a pris sous son aile, sans mauvais jeu de mots âŠ-Grimm, tu me fais confiance ? Personne ne pensera ce genre de choses de toi, quand on va descendre, tu vas sortir en tenant ma main, la tĂȘte haute, le menton relevĂ©, le dos droit, un sourire flottant sur les lĂšvres comme si on avait plaisantĂ© tout le trajet, tu vas sourire, avec un air doux, si, tu peux le faire, et si on te parle, tu inclines la tĂȘte, tu me regardes comme si je devais tâautoriser a rĂ©pondre ⊠Mais tu regardes les gens avec un air supĂ©rieur, toujours . Nâoublies pas qui tu es ⊠Dâailleur, Ă©vites de trop ouvrir la bouche, parce que tâas tendance a dĂ©ployer des tĂ©sors de vulgaritĂ©, a force de cĂŽtoyer des gens ⊠Vulgaire, va-t-on dire âŠ-Dâaccord .-VoilĂ , et tu ne tâĂ©parpilles pas partout . Sois structurĂ©e, et calme . Ne bouge pas trop vite, si ça peut tâaider, cale ton pas sur le miens .Elle hocha la tĂȘte, il avait rĂ©ussis Ă la faire stresser de nouveau, il fallait quâelle retienne Papillonner des yeux, le fixer en mode groupiasse, incliner la tĂȘte, lâimiter, jouer la pĂ©tasse timide, se la boucler ⊠Ah oui, il avait raison, elle Ă©tait assez vulgaire, quand mĂȘme âŠ-Bah, on va tester ça ⊠Maintenant, le train sâest arrĂȘtĂ© âŠElle serra les dents, enleva ses tennis, remis les chaussures a talons sur lesquelles elle ne tenait pas debout, et aggripa fermement le bras dâEliott . -Il y a du monde ?-Selon les dires des autres, tous les invitĂ©s prĂ©sents a ta cĂ©rĂ©monie de maturitĂ©, donc oui ⊠Respire Alice, câest des gens qui idolĂątrent ta famille, sâils se jettent pas a tes pieds, je vais perdre dix euros âŠ-Tâas pariĂ© que je me ridiculiserais ?!-Non, moi jâai pariĂ© que tu tâemmĂȘlerai pas les crayon, si tu foire, tu me dois dix euros âŠ-Tâas pariĂ© ⊠Vous avez pariĂ© avec qui ?!-Avec Tom âŠ-Ok, nous sommes dâaccord, si je le croise, seul, je lâĂ©trangle âŠIl sourit, poussa les battants, et descendit du wagon . Sur le quais de la gare, on distinguait clairement une silhouette droite, et bien tenue, qui contrastait avec le reste des habitants, mal soignĂ©s âŠ-Respire Grimm, tâas encore au moisn cinq minutes de voiture .-Oublies, jâme tire .-Non non non !Il la rattrapa par la taille tandis quâelle se dĂ©filait et faisait demi tour, et lâattira a lui avec un sourire moqueur . Il lĂ cha sa main pour lui entourer les Ă©paules, avec un air nonchalant, et la força a marcher jusquâĂ la voiture .-Le carosse » de Ma Dame est avancĂ© âŠ- Il me revient que jâai oubliĂ© une veste a laquelle je tenais Ă©normĂ©ment, dans notre compartiment, je vous serais grĂšs de mâattendre, tandis que je pars la chercher âŠ-Il me semble que tu es arrivĂ© dans le train sans veste âŠ-Et bien, je vais retourner a lâacadĂ©mie pour la rĂ©cupĂ©rer âŠAu lieu de discuter, il la poussa Ă lâarriĂšre de la voiture, et enclencha la sĂ©curitĂ© de la porte, au cas ou elle ne tente une escapade forcĂ©e . -Ăa va aller, je ne suis pas non plus stupide au point de me jeter par la portiĂšre .-Les Grimms ont un sens assez aigus de la fuite, Alice âŠElle fusilla du regard le conducteur .-Tom ?!-Ouais ?-Tâas de la chance dâĂȘtre au volant, tu serais mort, sinon ⊠Jâai lâautorisation de le tutoyer lui hein ? Enfin, nâest-ce pas ⊠Eliott ?Un ricanement se fit entendre Ă lâavant, et Alice broya la main dâEliott pour ne pas Ă©trangler Tom .Elle regarda les paysages, bailla, remis en ordre sa coiffure et son maquillage, et eu a peine le temps de souffler que les cinq minutes Ă©taient passĂ©es, et quâils arrivaient au domaine des Ravens .-Bienvenue Ă la maison, Eliott .-Tâes chez toi aussi, Tom ⊠Et Grimm, pour une semaine âŠ-Jâimagines que t⊠Vous connaissez la rĂ©ponse âŠ-Je me doutes âŠ-Câest marrant de te voir le vouvoyer, sachant que tu es bien plus classĂ©e que moi, et que je le tutoie . Et surtout, quâil nây a pas deux jours, tu lui a refais une leçon de morale sur ta supĂ©rioritĂ© ⊠-Tom, je serais toi, je la fermerai, elle a lâintention de te coller jusquâĂ ce que vous soyez seuls tous les deux, pour tâĂ©viscerer, et te pendre avec tes boyaux âŠ-Tu mâen veux a ce point ?-A ce point, ouais, et rien que pour pas devoir dix euros a Ell⊠A âŠC omment on doit sâappeler en fait ?-Ah *****, jâen ai aucune idĂ©e âŠ-Seigneur Raven, ça fera lâaffaire, jâimagines ⊠Ricana Tom .-Tu dis Eliott, ou Raven . Mais principalement Eliott, pour quâon voit quâon est plus ou moins proche, mais quâon nâen a pas rien a carrer, des formes .-Ah ouais ⊠Bref, rien que pour pas lui devoir dix euros, jâvais me comporter ⊠Comme quelquâun de mon rang, Paf ! Dans le ⊠Mince, Argh, faut que je me taise âŠPendant quâEliott soupirait, dĂ©couragĂ©, Alice sâappliquait a se taire, mimant le geste de se fermer la bouche, et de jeter la clĂ© .-On est arrivĂ©s .-Jâai oubliĂ© ma veste a lâacadĂ©mie, je peux pas sortir sans veste !Avec un sourire amusĂ©, Eliott enleva sa propre veste pour la poser sur ls Ă©paules dâAlice .-Câest de la pure mise en scĂšne, Grimm, alors laisse la lĂ , ça pourrait faire genre âŠ-Ouais, et on va se rouler un patin aussi, pour faire genre âŠ-LâidĂ©e est tentante, mais je me ferai Ă©triper, ce serai ⊠DĂ©solant âŠElle fronça le nez, et descendit en premiĂšre, il poussa la portiĂšre, la referma, et la prit par la taille pour se diriger dans lâallĂ©e . Les chuchotis allĂšrent bon train, tandis quâelle essayait tantĂŽt de regarder les gens en souriant, tantĂŽt de papilloner des yeux en reardant Eliott .Elle reconnut quelques visages familiers, et dĂ» sâadonner au jeu des sourires, des prĂ©sentations, ou juste des iformations .-Oh, miss Alice, vous avez grandit ! Qui aurait crut quâune Grimm viendrait passer sa cĂ©rĂ©monie de maturitĂ© au domaine des Ravens ?! Certainement pas moi en tout cas ! Auriez vous vu votre pĂšre ?-Oh, je suis navrĂ©e miss Sally, je ne lâai pas croisĂ© depuis il y a six mois âŠ-Ah oui, lâincident ⊠DĂ©solĂ©e pour vous ⊠Mais je suis heureuse que vous vous rappeliez de moi âŠ-Alice, il faudrait voir a avancer, Tom est dĂ©jĂ a lâautre bout du chemin .Elle baissa humblement la tĂȘte, le remerciant intĂ©rieurement de la dĂ©livrer de cette femme, et fit rougir ses joues .-Je ne peux quâacquiescer, nous nâavons quâa le rejoindre ⊠Encore merci, et bonne journĂ©e !-Tu te dĂ©mordes bien âŠChuchota Eliott quand la femme fut partie .-Oh Mademoiselle Grimm !-Lady Shizuka !-Vous avez fiĂšre allure, Alice ⊠Eliott, câest vous qui lâaccompagnez ?-Oui, Sarah, JâĂ©ssaie de me frayer un chemin parmis la foule dâamis venus la saluer, pour lâaccompagner a ses appartements âŠ-Pas de problĂšme, venez donc par lĂ , jeunes gens ⊠Elle se composa une mine interessĂ©e, et fit mine de parler, de sorte que personne ne vienne lâinterrompre .-Alors les relations entre nos deux familles ennemies sont redevenues moins tendues âŠ-Nâen soyez pas si sure, Lady Sarah, si jâaccompagne ma ⊠Camarade, ce nâest que par pure formalitĂ© âŠ-Eliott, mon garçon, je vous connais bien, ce regard nâest pas aussi professionnel que le miens ⊠Les deux vieux sont sans doute toujours en conflit, mais vous avez lâair plus clairvoyants, et plus intelligents ⊠Les deux familles maitresses se doivent de se rĂ©concilier âŠAlice lança un sourire a Eliott, un sourire que seul la jeune femme japonaise, et lui, pouvaient apercevoir, et qui en disait long sur ce quâelle pensait .-DĂ©solĂ©e, ça mâa Ă©chappĂ©, mais cette comĂ©die me fatigue, je ne vois pas lâutilitĂ© de sourire, et de faire des courbettes, sâil faut, hors regards papillonnants, expliquer a tout le monde a quel point lâentente est difficile âŠ-Alice, on a pas le choix ⊠Vous mâĂ©xcuserez, Sarah, je vous remercie pour la protection » apportĂ©e, nous allons continuer seuls âŠLady Shizuka sâarrĂȘta, lui sourit, et fit demi tour en inclinant la tĂȘte . Eliott poussa la porte, et la referma derriĂšre lui . Il poussa Alice contre le mur, et posa ses mains sur le mur de maniĂšre a ĂȘtre au dessus dâelle .-*****, Alice, tu pourrais pas la fermer ?! Si tâagis comme une bourge devant les autres, ils y croient, mais Sarah, elle nâest pas idiote, et elle va rĂ©pĂ©ter ça a qui veut lâentendre, alors sois mignonne, ferme la .-Je TE demande pardon ?! Depuis quand TU emploies ce genre de propos contre moi ?! Je te signale que si tu ne mâavais pas retenue, je serais loin ! Alors tu lâas un peu cherchĂ© hein !-Alice ! Calmes toi, abrutie ! Tâes idiote ou quoi ?!Elle le fixa avec une lueur mauvaise du fond du regard .-RĂ©pĂšte ce que tu viens de dire !-Tu es une idiote, Alice .Il avait dit ça calmement, comme si le fait de faire du mal a Alice ne lui faisait rien . Elle bouillait sur place, et sâĂ©tait pris une gifle intĂ©rieur trĂšs douloureuse .Elle leva la main, paume tendue, et se sentit happĂ©e en arriĂšre avant dâavoir rĂ©ussis a toucher Eliott . Elle lâavait manquĂ© de quelques centimĂštres a peine . Et la gifle avait faillit lâatteindre .-Alice, arrĂȘte !-Lache moi, Tom ! Laisse le se comporter en homme, si je veux lui en coller une, il est assez grand pour se dĂ©fendre !-Non Alice, câest pas exactement ça ⊠Eliott ?- Jâimagines que si on lui dit pas, son pĂšre ne lui dira pas .Tom la retenait fermement, en lâaggripant au niveau des coudes seulement . Elle se dĂ©battit violement pour quâil la lache, mais ne parviens quâa se fatiguer . -ArrĂȘte de tâĂ©nerver, Alice, tu vas tâĂ©puiser .-Lache moi !Ses yeux se remplissaient de larmes, de rage, parce quâelle ne parvenait pas a se libĂ©rer, et aussi a cause de ce quâEliott lui avait dit . Il fallait avouer que ce genre de choses fait mal . LĂ , seulement, il la lacha, elle lutta pour ne pas sâĂ©craser par terre, et prĂ©server un minimum dâĂ©quilibre .-Alice . Calme toi, tu veux ?-Aurais tu lâobligeances de fermer ta gueule ?!Elle avait peut ĂȘtre criĂ© un peu fort, certes, mais au moins, si elle ne pouvait pas y mettre les mains, elle y mettais du cĆur . Elle leur tourna le dos, le temps de faire sĂ©cher ses yeux, et se retourna, les yeux emplis de haine .-Raven, dis a ton sous fifre, que la prochaine fois quâil me touche, je le fracasse . Ensuite, je rĂ©pĂšte, tu ne me parles pas comme ça . Si tâas besoin de te sentir supĂ©rieur, dis le, je vouvoie des cons, ça me changerais pas dâen vouvoyer un de plus, mais nâimagines pas que je sois de lâune des familles de sous catĂ©gorie qui se courbe devant ta belle gueule . Ce nâest pas le cas, ce ne le sera jamais, câest bien clair ?Eliott la regardait, calmement, passivement, tandis quâelle calmait ses nerfs a lui hurler dessus .-Câest bon, Mademoiselle je suis au dessus de tout le monde, tâes calmĂ©e ?Il Ă©tait un peu blasĂ© par son comportement de gamine, parce quâil savait, quâelle avait du mal a supporter tout ça, et quâil nâĂ©tait pas fonciĂšrement gentil, mais il fallait la faire taire, et il fallait quâil puisse lui montrer ce quâil avait a lui montrer . Il savait aussi que son commentaire Ă©tait plus que mĂ©chant, et quâil avait dĂ» la blesser, mais il nâavait pas le choix . Il sâapprocha de la jeune fille, qui Ă©tait, ça se voyait, a deux doigts de fondre en larme, et lâenlaça maladroitement .-Vas y, ne te retiens pas, tu peux pleurer devant moi, tu lâas dĂ©jĂ fais, ça ne me dĂ©ranges pas âŠ-Tais ⊠Toi .Elle resta debout, bras balants, et fondit en larmes, le visage appuyĂ© contre son Ă©paule .Il avait raison, elle avait dĂ©jĂ pleurĂ© devant lui . Elle sâen rappelait assez distinctement, et lui encore plus . Parce quâil Ă©tait lĂ , le jour ou tout est partit en cacahuĂštes âŠElle lançait le plus possible Chess a lâassaut de Nyx . Mais la K. des Ravens Ă©tait encore plus puissante que sa krĂ©ature a elle . Elle avait finit par triompher . -Vas y, Nyx, achĂšve le . La K, une louve croisĂ©e avec un guepard, un lion, et un poulet, avait une fourrure blanche qui reflĂ©tait chaque parcĂšle de lumiĂšre, lorsquâil faisait nuit . Chess Ă©tait un cheval, un Ă©talons blanc, qui avait des yeux taillĂ©s dans du saphir . Un cavalier dâĂ©chiquier ⊠Et Nyx, en abbatant sa patte, lâavait presque broyĂ© .-Chess !Lorsque sa K avait Ă©tĂ© frappĂ©e, la douleur pshysique avait Ă©tĂ© si grande quâelle Ă©tait tombĂ© a la renverse, et câĂ©tait Eliott qui lâavait rattrapĂ©, avant que sa tĂȘte nâheurte le sol . DĂ©jĂ que son pĂšre et lui ne se parlaient plus, mais le Seigneur de Raven aurait aimĂ© voir la petite Grimm mourir, car sans hĂ©ritier, le pouvoir leur revenait de droit . Son fils, nâĂ©tant pas aussi tordus, avait foncĂ©, et avait atterit juste . Comme son pĂšre avait refusĂ© de lui parler aprĂšs ça, il sâĂ©tait lui-mĂȘme occupĂ© dâAlice, le temps quâelle se rĂ©veille . Il lâavait allongĂ©e sur lâun des nombreux canapĂ©s que contenait la bibliothĂšque, et avait attendus son rĂ©veil .Quand elle avait ouvert les yeux, sa tĂȘte Ă©tait posĂ©e contre les genoux dâEliott . Elle savait quâil la haĂŻssait, il savait que câĂ©tait rĂ©ciproque . Elle avait relevĂ© la tĂȘte tellement vite quâelle Ă©tait tombĂ©e en arriĂšre par la suite, avant de se relever rapidement, de nouveau, et de courir Ă la terrasse . DĂšs quâelle sâĂ©tait levĂ©e, il la suivit, pour lâempecher de regarder par le balcon, mais câĂ©tait trop tard, elle Ă©tait dĂ©jĂ penchĂ©e en avant . Il la tira en arriĂšre, pendant quâelle se laissait tomber sur le sol .-Grimm ! Quâest-ce qui te prends de courir, alors que tu viens de tomber dans les pommes, tâes idiote ou quoi ?! -Raven ! Je te signale que vu mon rang comparĂ© au tiens, tu me dois le respect, alors lache moi, et laisse moi voir ce que je veux voir .-Comme vous voudrez, majestĂ© âŠIl Ă©tait vexĂ©, et commençait a se dire quâil aurait mieux fait de la laisser sâexploser le crane . Il nâaimait pas quâon le rabaisse, alors quâune Grimm lui rappel qui il Ă©tait ⊠il la lacha, et la laissa regarder le sol .-Chess !Un cris fusa, elle hurla . Il la retint, la tira en arriĂšre, et lâenvoya valser dans la bibliothĂšque avant de fermer la porte fenĂȘtre et les volets .-Stop, Grimm ! Ăa va aller !Elle le regarda, horrifiĂ©e, et se figea . Il sâapprocha, et lui pris maladroitement la main . Ăâallait ĂȘtre compliquĂ©, de rassurer une fille quâil nâaimait pas du tout .-Ils ont ! Vous avez ! Ils âŠElle fondit en larme, alors il la poussa doucement, pour la faire sâasseoir sur le canapĂ©, pendant quâelle se mettait Ă pleurer. Maladroitement, il la prit dans ses bras, et la cajola jusquâĂ ce quâelle sâendorme.~-Câest dĂ©gueulasse, ce que tu me sais, Grimm, je sais. DĂ©solĂ©. Vraiment, je ne le pensais ?-Grimm, je te le jure. Je peux tâexpliquer pourquoi quand tu es en colĂšre tu ne dois surtout pas lever la mais sur moi, ou sur Tom ?- Je ne sais pas trop, jâai peut de me faire arnaquer âŠ-Tu me fais confiance ?-Jâimagine âŠIl lui prit la main, et lâemmena plus loin, prĂšs des barbecues, qui, laissĂ©s a lâabandon avaient servis de table de chimie a ne te mets pas a hurler. Dâaccord ?Elle hocha la tĂȘte; peu assurĂ©e, et le regarda. Il tendit la main, comme sâil voulait quâelle la prenne, et, paume tendue, fit courir le long de son bras, de gigantesques prends ma te fous de ma gueule ?!-Bien sur que non !Elle lui lança un regard aigus, et lui rĂ©pondit par un sourire moqueur, elle savait ce quâil pensait, elle savait quâil se disait quâelle avait peur, elle posa sa main sur la sienne. Les flammes lĂ©chĂšrent dâabord ses avant bras, avant de se rĂ©tracter, elle eut beau ne pas bouger, celles-ci refusaient de revenir sur ?!-Bah, câest facile. Eux choses, la premiĂšre, je les maitrise, mon but nâĂ©tant pas de te carboniser ⊠La seconde, encore mieux, mĂȘme si je voulais, je nây parviendrais pas, regardes âŠIl prit sa main, et devant un verre dâeau, la Vas-y, essaie de me la balancer dessus, le regarda, amusĂ©e, et secoua la main comme une gamine, avant de fermer les yeux, Ă cause du soleil. Quand elle les rouvrit, Eliott Ă©tait sec, mais Tom soufflait sur ses mĂšches trempĂ©es avec un air surpris, comme si ce nâĂ©tait pas Ă lui de se prendre lâ verre Ă©tait tu âŠ.-Tu cales maintenant, pourquoi câĂ©tait vous les numĂ©ros un, et pourquoi si tu me claques, je suis dans la ***** ?Elle hocha faiblement la tĂȘte, et le regarda avec un air amusĂ©, contente de la dĂ©couverte du jour. Un peu secouĂ©, peut ĂȘtre ⊠Il lui Ă©bouriffa les cheveux, et se retourna. Une mine embĂȘtĂ©e se dessina sur son visage. Alice, elle fixait ses mains avec ?-Ouais ?Elle releva la tĂȘte elle aussi, et pinça les lĂšvres, avant de se redresser, de prendre un air embĂȘtĂ©, et timide, et de fixer les trois enfants des trois autres grandes familles. Dans le tas, il y avait Catherine, le vent, une jolie pĂ©tasse comme on en fait pas Amaryllis, la terre. RĂ©servĂ©e, peu sure dâelle, la jeune fille de la derniĂšre lâenfant de la quatriĂšme famille, qui ne servait strictement Ă rien, et qui Ă©tait lĂ , seulement pour lâ bien, nous constatons avec joie que miss Grimm a fait la rĂ©cente dĂ©couverte de ses dons, a dĂ©faut dâavoir su protĂ©ger Chess, et quâelle est suffisamment proche de vous, pour vous tutoyer ⊠Et quâelle a un langage rĂ©ellement ? Ce nâest pas Ă moi quâelle sâadressait, mais a exactement ⊠Nous vous croyons tous les trois, nâest-ce pas Amaryllis ? Nâest-ce pas, lâautre ?-Fous lui la paix, Catherine, elle est plus haut placĂ© que toi, tu lui dois le a perdu sa K ! Elle est minable !Alice sâavança Ă grands pas furieux, et se pointa devant la blondasse qui la toisait avec je ne mâabaisserais au rang minable, car je te serais toujours supĂ©rieur, vois-tu ? Tes parents doivent avoir honte de toi, ta famille ne dois rĂȘver que de te renier, alors ne me fais pas passer pour une faible, parce que ce que je vois quand je te regarde, ou quand je regarde ceux qui te fixent, câest de la pitiĂ©. Catherine, la fille qui ne savait pas se dĂ©merder sans son groupes de serviteurs ⊠La fille incapable de sourire, ou juste, la pĂ©tasse qui se croyait supĂ©rieur aux autres. Tu nâes quâun troisiĂšme rang, tu ne connaĂźtras jamais lâhonneur dâĂȘtre respectĂ©e, et crois moi, ça vaut mieux les regardait avec un air mi amusĂ© mi embĂȘtĂ©, il tira Alice par le bras, elle ça Alice, elle va aller se plaindre a mon pĂšre âŠ-Rappelles moi câest quand quâon se tire ..?-Ce soir, tu racontes ta vie Ă des gens, pour la cĂ©rĂ©monie. Demain on dĂ©jeune, et on se donc tu peux me la montrer, ma chambre ?- Allez-y faites comme si on nâĂ©tait pas lĂ !-TâinquiĂšte pas, câest ce quâon fait ⊠Tu montes, Alice ?Il lui ouvrit la porte et la fit entrer Ă lâintĂ©rieur. Elle alla se poser sur le lit, et lui, tira une chaise dâun bureau pour sâasseoir en face dâ jâai gĂ©rĂ© ? Je me dĂ©***** bien ?-Oui, bon, Catherine est une ⊠Bref, et lâidĂ©e de nous voir rĂ©concilier les deux familles la met en rage, parce que si nous nous entredĂ©truisons, elle aura la premiĂšre place ⊠Tu comprends ?-Bah ouais, je comprends aussi que je ne lâaime pas du tout, et que cohabiter va ĂȘtre chaud âŠ-En revanche, tu devrais porter plus dâattention a ton langage, en privĂ© comme en publique, si tu y fais attention, tu auras moins de difficultĂ©s âŠ-Dâaccord, je vais essayer de remettre ça dâ bon je te laisse, tu devrais dormir un peu ⊠Je viendrais te chercher ce soir âŠIl ferma la porte, alors elle se glissa sous les couvertures. La lumiĂšre du jour ne la dĂ©rangea pas, elle ronfla comme un sonneur jusquâĂ environs dix neuf heures. Eliott rentra car elle ne entendait pas frapper a la porte, et dĂ» la secouer pour la ?-Mmh ?-Debout, tâas quâune demie heure pour te prĂ©parer âŠ-Mmh âŠComme elle ne lâĂ©coutait pas, il la fit sâasseoir et la regarda un moment avant de sâemparer des pinces posĂ©es sur la table de chevet. Il remit sa coiffure en ordre, la remontant un peu, pour ne pas quâelle a lâair de ne pas sâĂȘtre peignĂ©e, et la tira en avant pour quâelle se je sais que tâes crevĂ©e, mais fais un effort, va te changer, je tâattends se dirigea dans la salle de bain pour enfiler une autre robe. Plus cintrĂ©e, et qui faisait plus adulte. Blanche, avec des manches amples, qui couvraient ses mains lorsque ses bras restaient ballants, et le jupon, assez fournis, sâarrĂȘtait dessous ses genoux. Elle remit en ordre son maigre maquillage, et sortit de la salle de On y va ?Elle hocha la tĂȘte, avec un air maussade, avant de faire demi tour, et de foncer dans la salle de bain. Faiblarde, elle sortit de la valise une paire de boucle dâoreilles en cristal et en argent, et les attacha Ă ses oreilles. Pas quâelle veuille ĂȘtre plus jolie que la moyenne ou autre, mais ces boucles appartenaient a sa mĂšre, alors elle avait tout intĂ©rĂȘt Ă les porter. Elle se baissa, et fit sortir une parure de cristal, toujours, quâelle attacha Ă son cou. VoilĂ , lĂ , câĂ©tait bon ?-Ouais, deux secondes ⊠Je mets des godasses pas trop pourries ⊠Tu peux vĂ©rifier quâelles ne sont pas sous le meuble Ă cotĂ© du lit ?- Nan, elles nây sont pas âŠ-Ok âŠElle sortit, pieds nus, et le regarda avec un air oubliĂ© mes godasses dans le train, et les bleus ne vont pas avec le reste ⊠-Pas grave, on nâa pas le temps de trainer, ai lâair assurĂ©, on pensera que câest descendirent et traversĂšrent le chemin qui les menaient a lâĂ©glise en courant, malgrĂ© les pieds nus dâAlice, et poussĂšrent les portes doucement, en cherchant leur elle fit son entrĂ©e, elle Ă©tait radieuse, et toute trace de sommeil avait Ă©tĂ© effacĂ©e. Elle nâĂ©tait pas extraordinairement belle ou quoi que ce soit, mais elle resplendissait la fiertĂ©, mĂȘme si tout Ă©tait jouĂ©. On se tut, et les invitĂ©s sâassirent, la laissant traverser la piĂšce, pour se poster devant le seigneur de Raven. Elle inclina la tĂȘte avec humilitĂ©, et la releva quand il le lui la cĂ©rĂ©monie se dĂ©roula avec lĂ©gĂšretĂ©. Le pĂšre dâEliott Ă©tait trĂšs pro, il ne dit rien de mauvais sur Alice, lui fit rĂ©citer le psaume, en quelques temps, ce fut rĂ©glĂ©, et elle put aller se coucher dĂšs que tout fut finit, et quâelle eut saluĂ© les invitĂ©s. Elle rayonnait toujours, mais avait peut ĂȘtre un peu trop but, car chaque fois quâelle venait parler vers quelquâun, elle acceptait le verre de vin quâon lui tendait. Eliott la rattrapa, saoule, qui cherchais la sortie, prĂšs des ! P⊠Mais quâest-ce que tu as bus ? Pas du jus, mâest avis. Bon, cas de force majeure, je vais dire quâon p pourquoi ? Câest amusant, Mmh de rester lĂ , les gens sont sympĂą âŠ-Ouais, mais tâes ivre, alors la conduisit dehors, malgrĂ© ses protestations, et la fit rentrer dans le manoir aussi vite quâil put. Elle grelottait, mais nâavait pas les idĂ©es claires ⊠Il la fit sâasseoir, enleva les boucles dâoreilles, le collier, et les pinces, et sortit en Ă©teignant la lumiĂšre. Elle dormait dĂ©jĂ , assise, sur le lit âŠLe lendemain, il ouvrit la porte elle nâavait pas bougĂ©. Quand il la secoua, elle gĂ©mit, et plaqua ses deux mains contre ses pas si fort, idiot ! Je souffre lĂ , ça ne se voit pas ?!-Tâas la gueule de bois, tâas trop bu, pour une premiĂšre fois âŠElle renifla dĂ©daigneusement, et accepta le verre et le cachet quâil lui tu tâapprĂȘtes, on va partir dĂ©jeuner, puis on part en randonnĂ©e, comme je tâavais hocha la tĂȘte, se changea, enfila un pantalon et un tee shirt, et descendit dĂ©jeuner. Assise, elle ne toucha pas Ă son repas, prĂ©textant le mal de tĂȘte, qui sâĂ©tait Ă©vaporĂ© un quart dâheure aprĂšs la prise du cachet. Elle en profitait surtout pour dĂ©mĂȘler ses Ă©motions, et se demander si ce quâelle ressentait quand il lui parlait, câĂ©tait vraiment ce quâelle pensait. Puis ils partirent. Cinq minutes aprĂšs sâĂȘtre engagĂ© sur le sentier, il se demanda si câĂ©tait une bonne idĂ©e .Il passa une main dans ses cheveux, et tourna la tĂȘte pour regarder derriĂšre lui. La petite brune le suivait sans difficultĂ©, et lui lançait de temps Ă autre des Ćillades pour le moins intĂ©ressantes ... Il finit par soupirer, et s'arrĂȘta. Il fallait que ça cesse, tout, les faux espoirs qu'elle entretenait, tout ... Il se mordit la lĂšvre, sachant qu'il lui ferait plus de mal s'il n'agissait pas ainsi ... Tout, dans les vibrations d'Alice montrait qu'elle ressentait plus que de l'amitiĂ©, et lui, qu'avait-il a dire ? Il s'Ă©tait fait endoctriner de la mĂȘme maniĂšre qu'elle ... Il se haĂŻssait presque, mais il n'avait pas intĂ©rĂȘt a rater ce qu'il allait faire, parce qu'aprĂšs, elle le dĂ©testerait tellement qu'elle ne voudrais plus le voir, alors au moins lui laisser un bon souvenir ...Il la pris par les poignet, le regard rĂ©solus, et sourit de son air interrogatif . -DĂ©solĂ© ... Et il l'attira contre lui. Le tout ne dura pas plus de trente secondes, ce fut un baiser chaste, sans plus, mais Alice se sentait subitement mieux, parce qu'il avait compris. Il fourra son visage dans ses cheveux lĂąchĂ©s, qu'elle avait laissĂ© retomber en cagues sur ses Ă©paules, elle arrĂȘta de respirer .Quand il se dĂ©cida Ă la fixer, elle perdit son beau sourire, face a son air rĂ©signĂ©, et las. -Qu'est ce qu'il y a, Eliott ? Je suis nulle hein, c'est ça ? Ou alors tu as compris que...- Non, Alice, ce n'est pas ça ...Un sourire triste lui Ă©chappa. -Si seulement ... Alice, ce n'est pas une histoire de toi, ou mĂȘme de moi, ça dĂ©passe ça ... Je voulais juste que tu le saches ... Et que tu comprennes que malgrĂ© tout, c'est recula, les yeux humides, et le regarda avec un air triste. Il dĂ©posa un baiser sur son front, et partit, la laissant seule, avec son chagrin, et ses pensĂ©es obscures, avec sa toute premiĂšre peine de coeur ... Et un couteau, soigneusement rangĂ© dans la poche ... Elle le sortit, fit jouer la lame contre son pouce et ressentit une lĂ©gĂšre douleur quand le sang perla. Elle ressentit aussi une toute autre choses, la sensation d'ĂȘtre vivante, et elle se dit que si elle voulait le ressentir de nouveau, elle devait retenter l'expĂ©rience, Ă plus grande Ă©chelle. Elle se sentait lasse, trĂšs lasse ... Si retenter signait son arrĂȘt de mort, tant pis ... A quoi bon vivre quand on est rejette ?Elle regarda le manche d'argent incrustĂ© de Saphir, et pris sa dĂ©cision. Et maintenant, la meilleure chose Ă faire Ă©tait d'attendre que le sang s'Ă©goutte, puis se disperse, la laissant inerte, mais avec ce sentiment de vie ... puis la mort. WycenInvitĂ©Sujet Demande ParticuliĂšre Dim 6 Jan - 2021 DĂ©solĂ© du Dp, mais l'histoire c'est mal affichĂ©-Alice ? Tu mâentends ? Alice ? Tu mâĂ©coutes ? Quâest-ce quâil y a dans ce courrier, Alice ? Alice ?Mathieu secouait son amie autant quâil pouvait, il voyait bien ses yeux se remplir de larmes, au fur et Ă mesure quâelle parcourait la lettre cachetĂ©e. Il lui arrivait de se comporter en enfant, et de bouder, ou de fondre en larme pour un rien, câĂ©tait ce qui la rendait attachante, câĂ©tait pourquoi il lâaimait, sans doute ⊠Mais lĂ , elle nây Ă©tait pour rien, et si elle se comportait ainsi, ce nâĂ©tait pas a cause de son caractĂšre, elle Ă©tait triste, vraiment. Il se baissa pour ĂȘtre Ă sa taille, vu quâelle Ă©tait assise sur un banc, et lâĂ©tudia quelques secondes, avant de rĂ©agir. Il prit son amie dans ses bras, et la serra avec force, pour la rĂ©conforter. Des larmes vinrent foncer lâuniforme blanc du jeune garçon, il ne rĂ©agit pas. Il la relĂącha, lui Ă©bouriffa les cheveux et lui colla un baiser sur la vais aller chercher quelquâun qui saura quoi faire ⊠marmonna-t-il pour lui-mĂȘme. Il alla dans les dortoirs des filles, mais ne trouva aucune amie dâAlice, alors il descendit Ă la salle commune. Elles y Ă©taient presque toutes, ces filles quâil nâaimait pas du tout. Son amie Ă©tait ⊠Pure, calme, pas artificielle, pas superficielle, et il se demandait comment elle pouvait apprĂ©cier des pĂ©tasses pareilles ⊠Il tira une chaise, elles firent silence et lâobservĂšrent toutes avec curiositĂ©. -Vous avez vu, sa lettre ?-La lettre de qui, Pierrot ?-Celle de votre amie, celle dâ ? Tu connais une Alice, Carla ?-Non, et toi, Pierrot, tu connais une Alice ?Il dĂ©testait quâelles lâappellent Pierrot, ce surnom mesquin et ridicule, il ne savait pas oĂč elles lâavaient trouvĂ©, il savait juste que ça signifiait clown, en japonais, et vu quâil nâavait pas lâair dâun clown ⊠Il ne leur demandait pas, mais elles nâavaient pas dĂ» chercher bien loin. En plus dâĂȘtre superficielles, ces filles Ă©taient toutes idiotes ⊠-Votre amie, pour information âŠ-Alice nâest plus rien ⊠Elle ne sert a rien, Alice est une arqua un sourcil, rĂ©frĂ©nant lâenvie de la baffer, et sortit de la salle sous les moqueries Ă peine dĂ©guisĂ©es des filles. Elles ne considĂ©raient plus Alice comme une amie ? Parfait, mais alors, vers qui se tourner ? Il Ă©tait vrai quâelles Ă©taient peu gentilles, et quâil Ă©tait remarquables quâelles lui aient souris pendant six mois, mais leur comportement a toutes le rĂ©vulsait. CâĂ©tait peut ĂȘtre pour ça que la jeune fille pleurait ⊠Si elles ne peuvent rien pour moi, je nâai plus quâa allĂ© voir Eliott ⊠»Mathieu nâĂ©tait pas trĂšs emballĂ© par lâidĂ©e de se tourner vers le gosse de riche qui tourmentait son amie, avant de commencer Ă lui donner des cours de maths, mais il nây avait que lui qui pouvait lui venir en aide puisquâAlice lui avait dit des choses que Mathieu ne savait pas âŠSi Eliott enquiquinait Alice, câĂ©tait pour une des raisons les plus idiotes. Stupide au la vie dâAlice, il y avait beaucoup de choses bizarres ⊠A commencer par un rang stupide de princesse » de second rang. Eliott, lui faisait partie du second rang, mais sa famille a dĂ©trĂŽnĂ© celle dâAlice pour des raisons que Mathieu ne connaissait pas. Dâailleurs, si Eliott nâadressait jamais la parole a Alice en lâappelant par son prĂ©nom, câĂ©tait a cause de cette mĂ©sentente. Apparemment, il nâavait rien contre elle âŠIl passa par le parc, il savait quâil y trouverait la personne quâil cherchait. Ne sâapprĂ©ciant pas tous deux, ils avaient pris lâhabitude de ne presque jamais sâappeler par leurs prĂ©noms respectifs. Mathieu appelait Eliott par son nom, Raven, et Eliott nâappelait pas Mathieu. Tout le monde Ă©tait tu peux venir sâil te plait ?-Toi, tu compte un jour mâadresser la parole autrement quâen me manquant de respect ?-Ton pseudo-rang nâest rien pour moi, Raven, alors pour une fois, sois pas lâĂ©ternel connard que tu es, et suis -******, Eliott, tu veux pas arrĂȘter dâĂȘtre conversation, juste cinq minutes dans ta vie ?-Câest pas comme ça que tu le persuaderas de te suivre, Mathieu, il est butĂ©, dis lui pourquoi tâes lĂ âŠ-Il est lĂ parce que Grimm pĂšte encore un cĂąble, quâil ne sait pas comment la calmer, et que ça concerne ? Il ..?-Non, justement. Ecoute, Pierrot, tu diras Ă ta copine que je nâai pas que ça Ă foutre. Quâelle se dĂ©***** un se pencha en avant, et chuchota pour que seul Mathieu lâ la rejoins dans sa chambre, dĂšs que je me dĂ©barrasse de Tom. Le blondinet tourna les talons et se dirigea vers le banc ou il avait laissĂ© Alice seule. Elle Ă©tait recroquevillĂ©e contre elle-mĂȘme, le menton sur les genoux, les yeux clos, et les joues rouges et trempĂ©es. Il lui prit la main, et lâaida Ă se relever. Elle se laissa faire, et se traina pitoyablement derriĂšre lui, sans chercher Ă lever les pieds. Il la fit rentrer dans sa chambre, et la fit asseoir sur son lit. Elle sâadossa au mur, ferma les yeux, et attendit. Il lui essuya consciencieusement les joues, enlevant le noir qui les colorait, et il rĂ©organisa un peu ses cheveux, qui Ă©taient tous emmĂȘlĂ©s, de nouveau. Elle attrapa le peigne sans convictions, et se dĂ©noua les cheveux. Lorsquâil entendit la porte sâouvrir, il lâembrassa sur le front, et sortit doucement. Comme Mathieu lâavait fait, Eliott se posa Ă genoux devant elle, et lui prit les quâest-ce qui se passe ? Elle le regarda vaguement avant de lui tendre la Alice Grimm En raison de votre Ăąge approchant les quinze ans, et du fait que vous soyez seule hĂ©ritiĂšre de la seconde famille la plus puissante du pays, vous ĂȘtes invitĂ©e Ă venir passer votre cĂ©rĂ©monie de maturation, qui fera de vous une hĂ©ritiĂšre digne, loyale et puissante, de la noble famille Grimm. Cette cĂ©rĂ©monie comportant elle-mĂȘme la totalitĂ© des cinq autres familles, vous nâĂȘtes plus conviĂ©e Ă cette fĂȘte, vous devez y venir. Vous prendrez le train, avec le fils du Seigneur Raven pour arriver Ă leur chĂąteau, car, Ă©tant donnĂ© la discorde avec votre pĂšre, il a refusĂ© de vous faire rĂ©citer le psaume. Ce sera donc le duc de la premiĂšre famille qui vous fera lâhonneur dâassister Ă votre cĂ©rĂ©monie. Mon pĂšre ? DĂ©solĂ© pour te rends compte ? Je vais ĂȘtre humiliĂ©e en publique ! Câest ma faute si Chess est mort, câest ton pĂšre qui lâa tuĂ©, et câest lui qui prĂ©sidera la soirĂ©e ! Je ne supporterais pas de remarques dĂ©sobligeantes, je le sens vraiment mal, Eliott ! Sans rĂ©flĂ©chir, elle se jeta dans ses bras, et se remit Ă pleurer. Il la calma tant quâil put, murmurant des paroles rassurantes, telles que mĂȘme si ça doit pas beaucoup te rĂ©conforter, je serais là ⊠» oĂč au moins tu ne verras pas ton pĂšre ⊠». Elle avait les yeux gonflĂ©s, et ils la brĂ»laient. Elle comprends, pourquoi vous nous avez dĂ©trĂŽnĂ©s ⊠Regarde le comportement de lâhĂ©ritiĂšre, a-t-elle la prestance dâune Grimm ? Jâen doute, Alice est non, câest normal que tu le vives mal, ça remonte a pas si longtemps, tu sais âŠIl la cajola encore un petit moment, jusquâĂ ce quâelle a reprit du poil de la bĂȘte, et que son aplomb soit de moi au moins un sourire, je dois aller rejoindre Tom, il doit me chercher partout âŠElle lui dĂ©crocha un sourire, mĂȘme si ses yeux Ă©taient encore un peu rougis, et il sortit. AussitĂŽt quâil la laissa seule, Mathieu dĂ©boula dans la piĂšce pour vĂ©rifier lâĂ©tat de son sourit, en le voyant est plus douĂ© que moi, au final âŠ-Mais nan, câest juste que je lui ai refilĂ© la lettre, et quâil mâa dit des trucs rassurants, au sujet de tu sais quoi âŠ-Je comprends rien a ton histoire, tu fais la gueule a ta famille, mais pourquoi ?-Jâai une idĂ©e, allons manger, je te raconte tout lĂ bas, je meurs de sourit, reconnaissant bien son amie, et ils se dirigĂšrent vers le rĂ©fectoire en papotant de tout et de y a plus aucune table Ă deux, il va falloir quâon sâinstalle sur une table Ă grave, personne ne sâinstallera, depuis quâelles mâont jetĂ©s, je suis grave ⊠Alors, tu mâexplique ?-Ouais, mais dâabord, tu saisis le contexte ? CâĂ©tait il y a huit mois, la famille Grimm Ă©tait encore la plus puissante. On possĂ©dait des terres, un bon patrimoine, du savoir, de la puissance ⊠Et mon chien. Chess. Ce chien, mon pĂšre et moi y tenions beaucoup, et un jour, il y a eu une sorte dâaccident. Chess est passĂ© âŠ-Ah mais ça mâa tout lâair dâune conversation passionnante, qui pourrait mâen apprendre ⊠-Ah je tâen pris, Raven, ne te donne pas la peine de parler a des personnes aussi infĂ©rieur quâAlice et de te rabaisser fixait son repas _ quâelle avait massacrĂ© Ă lâaide de sa petite cuillĂšre tandis quâelle parlait _ avec un air horrifiĂ©. Elle nâaimait pas quâon lâĂ©coute parler, elle nâaimait pas quâon la surprenne, et elle allait parler dâEliott âŠ. -Câest trĂšs gentil de faire attention a moi, Mathieu. Ăa le fait plaisir, de voir quâon en est revenus a de meilleurs sourire malicieux jouait sur les lĂšvres dâEliott, elle se borna Ă tourner la tĂȘte pour le regarder avec un air on peut sâasseoir ? Le repas risquerait de refroidir âŠ- Vas-y âŠTom pris place Ă cĂŽtĂ© dâelle, et Eliott a cĂŽtĂ© de Mathieu, qui marmonnait, en dĂ©coupant en fines lamelles de pauvres regarda discrĂštement son reflet dans le dos de sa cuillĂšre, et tenta dâapaiser le rougissement de ses joues. ContrĂŽlant assez bien son corps, par moment du moins, elle y parvint a peu prĂšs, de maniĂšre a ce quâon pense quâelle avait juste chaud. Elle Ă©tait juste terriblement ce que tu racontais au Pier⊠A Mathieu, on t hocha la tĂȘte dâun air peu sur, puis gros, il y est passĂ© direct, et mon pĂšre mâen a voulus, parce quâil faut comprendre que ce nâest que de ma faute. Jâai Ă©tĂ© idiote, et il a dĂ©cidĂ© que jâen faisais plus partie de la famille. Sauf que chez moi, je suis la seule hĂ©ritiĂšre. Sâil nây a pas dâhĂ©ritiers, il ne peut pas me renier ⊠Alors il a dĂ©cidĂ© de mâenvoyer ici âŠ-Grimm, si Chess est mort, câest pas vraiment de ta faute, plutĂŽt de la notre. Câest nous qui lâavons provoquĂ©s, tout en sachant ce quâon faisait, et ce qui se passerait. Ton pĂšre a tellement de rancune envers toi quâil en vient Ă presque se lier dâamitiĂ© avec ses ennemis mortels âŠ-Mouais, si tu le qui sâest rĂ©ellement passĂ©, câest quâon lâa provoquĂ©, et il est rentrĂ© dans notre !Alice plaqua ses mains sur ses oreilles, ferma les yeux et baissa la tĂȘte. Se rappeler de la mort de Chess ne lâaidait pas du tout, au contraire ! En plus, ils parlaient de choses que Mathieu devait comprendre de travers. Elle Ă©tait sure que si elle regardait son ami elle lirait de la pitiĂ© a son Ă©gard, et du dĂ©gout a lâĂ©gard dâEliott. Puis, elle regarda ses mains, tremblantes, et fut saisie de rage. Tu es Alice. Alice Grimm, fille de la seconde famille. Tu te dois de te ressaisir, et de ne pas flancher face Ă Eliott. Tu es forte, tu es puissante, et tu ne pleureras pas. »Elle releva la tĂȘte, et dĂ©fia Eliott du regard. Il parut presque flĂ©chir, sous lâintensitĂ© et la puissance de la colĂšre dâAlice. Il savait, quâelle nâĂ©tait pas dirigĂ©e contre lui, mais il ne pu sâempĂȘcher de se dire que si elle avait lâintention de lui faire du mal, elle y parviendrait sans mal ⊠Il allait falloir la briefer un peu, une fois quâelle serait capable dâavaler ce quâil avait Ă rougit, mais cette fois ci, ce nâĂ©tait pas de la gĂȘne. Elle dĂ©testait quâon lui donne des ordres, elle le regarda en fronçant les sourcils, et pinça les lĂšvres quand il se mit Ă sourire moqueusement. Elle avait Ă©tĂ© Ă©levĂ©e dans lâidĂ©e quâelle dĂ©cidait, et quâelle donnait les ordres, alors le simple fait quâon lui dise de manger lâ nâai pas faim, Raven. -Je tâen pris Grimm, je ne suis pas stupide. roula des yeux, battit des paupiĂšres et se leva, pour dĂ©barrasser son plateau. Tom saisit son poignet, et la retint assise. Elle le fusilla du regard, mais lui avait le regard plongĂ© dans celui dâEliott. Si ce nâĂ©tait pas de lui que venait lâinitiative, alors il fallait remonter Ă la source ⊠Si les yeux dâAlice Ă©taient Ă©quipĂ©s de fusils, lâaristo serait mort âŠ-Alice, je fais pas ça pour te faire chier, tu tâen doutes, alors sois gentille, mange. Il prit sa fourchette, se leva, se pencha au dessus de la table, et traça une ligne dans son assiette. Il rapatria la viande dâun cĂŽtĂ©, et les lĂ©gumes de lâautre, piocha une carotte, lâavala, et fixa la brune avec un air manges au moins les lĂ©gumes, sâil te le regarda, et commença Ă manger, pour pouvoir rapidement dĂ©camper, les joues rouges, et les regards plantĂ©s dans celui dâEliott, qui se rassit, amusĂ©. Elle reporta son attention sur lâassiette, et quand elle releva la tĂȘte, elle remarqua que Tom et son ami avaient Ă©changĂ©s de place. Elle piqua un fard, et se rabattit de nouveau sur son assiette. Tout ça sous lâĆil Ă©bahis de Mathieu qui nâavait jamais osĂ© dĂ©crĂ©ter quoi que ce soit, alors que lorsquâEliott le faisais, on lui obĂ©issait. Et ce nâĂ©tait pas cette stupide histoire de rang, car tout autant que lui, Alice nâen avait fur et Ă mesure quâelle mangeait, il tâajoutait discrĂštement des lĂ©gumes, et de la viande, dans le cĂŽtĂ© quâelle devait manger. Elle Ă©tait si absorbĂ©e par ce quâelle faisait, et le fait quâelle fuie continuellement son regard, quâelle ne vit mĂȘme pas quâelle avait vidĂ© son assiette. - Mais âŠUn ricanement fusa Ă cĂŽtĂ© dâelle, elle tourna la tĂȘte et dĂ©couvrit que Tom, Mathieu et Eliott Ă©taient morts de rire, devant sa mine mis le temps, mais tâas mangĂ©, et tâas rien dis, en plus !-Tâas tout foutus du mĂȘme cĂŽtĂ© !Elle lui envoya un coup de poing amical dans lâĂ©paule, et adopta une moue boudeuse, ce qui nâeut que lâutilitĂ© de les faire rire encore normalement, vu quâon est en vacance, on a le droit de trainer dans le jardin, et aux alentours de la forĂȘt. Ăa vous intĂ©resse ?-Ouais !Alice regarda Mathieu avec Ă©tonnement, puis elle comprit ce quâil ressentait. Avant quâelle nâarrive, il Ă©tait exclu. Directement, elle avait Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©e, par ce garçon solitaire, un peu parano, au dĂ©but, et qui souriait dĂšs quâil le pouvait aux jolies filles. Quand elle avait reçut ses manuels, il lâavait aidĂ© a tout portĂ©, et lui avait proposĂ© de lui tenir compagnie, pour le premier repas. Tout sourire, il avait acceptĂ©, et avaient commencĂ©s Ă discuter, en se rendant compte quâils avaient pleins de points communs. DĂ©jĂ , ils Ă©taient bruns. Ensuite, ils nâavaient aucuns amis. Pour finir, et ce nâĂ©tait quâun nombreux traits commun, ils avaient le sourire facile, et Ă©taient tout les deux trĂšs sociables. La paire idĂ©ale, quoi. Officiellement, il Ă©tait presque immĂ©diatement devenu son meilleur ami. Mais, lorsquâelle avait eut des problĂšmes en maths, câĂ©tait vers Eliott quâelle avait dĂ» se tourner, et il avait dĂ» se sentir rejetĂ©. Au moins, si on leur proposait a tous les deux, sans inclure Mathieu dans Alice, ça lui plaisait. Pour ça, quâil sâĂ©tait empressĂ© de rĂ©pondre hocha la tĂȘte, et suivit Tom et son ami jusquâĂ la Je parie que tâes jamais venus ici, vises juste ! Et finalement, câest pas mal comme endroit !Pendant que les garçons discutaient, et quâEliott allumait un feu, Alice alla sâadosser a un arbre. Elle attrapa au vol la couverture quâon lui lançait, et sâemballa dedans. Trouvant lâidĂ©e intelligente, les trois garçons sâassirent Ă cĂŽtĂ© dâelle, collĂ©s les quatre lâun contre lâautre, elle commençait Ă avoir conversation quâon ai pas de cartes âŠElle regarda son voisin de droite, celui qui lâavait forcĂ© Ă manger ce quâelle avait dans lâassiette, et fronça les ça ?-Vous savez jouer au poker ?- Si il pense Ă ce que je pense quâil pense, il finit dans le buisson, ok Mathieu ? penses Ă quoi quand tu dis poker » ? Alice le regarda, la mine soupçonneuse, et quand il eut comprit lĂ ou elle voulait en venir, il ! Je suis pas tordus a ce point ! Et puis, on aurait pas lâair conversation, si tu gagnais ⊠-Je gagne jamais au poker ⊠Je suis a des cartes ?- Va te âŠ-Alice, tu lui as tendu la perche, tu penses Ă des trucs glauques, toi parfois âŠ-Eh ! Je te signale que câest lui quâa rĂ©pondu a la pseudo-perche. En plus, moi jâai dit que sâil y pensait, je lâenvoyais dans le buisson, jâai pas dis que ça mâintĂ©ressait ! -Câest vrai ? Câest dommage ça âŠ-Jâai pas besoin de jouer au poker pour me foutre a poil âŠLes trois garçons la fixĂšrent avec un air choquĂ©, comme si câĂ©tait trĂšs inattendus de sa part, profitant de lâidĂ©e quâelle ai pour une fois le dessus, elle prit un air aguicheur, et se dĂ©barrassa rapidement de la couverture pour sâinstaller a califourchon sur son ami, qui avait perdu son sourire, contre un air visiblement surpris. Plus surpris, tu meurs, bah, Eliott, tâĂ©tais pas partant pour un strip-poker ?Il la fixa avec un air perdu, tandis quâelle se rapprochait dangereusement. Les deux autres garçons Ă©taient muets de stupeur, face au renversement de situation. ******, je croyais pas Alice comme ça ! » Pensa Mathieu, et il avait raison. Elle Ă©tait peut ĂȘtre morte de rire intĂ©rieurement, mais si elle nâavait pas Ă©tĂ© gĂȘnĂ©e en leurs prĂ©sence, puis relĂąchĂ©e, et avec ça, ce sentiment dâadrĂ©naline, jamais elle nâaurait eu lâidĂ©e de ce petit jeu elle se demandait pourquoi il ne la repoussait pas. Ils Ă©taient censĂ©s se dĂ©tester, alors quâelle Ă©tait a deux doigts de lui rouler un patin, lui la regardait juste comme si elle Ă©tait devenue folle. -Wh, Raven, tu verrais ta tĂȘte !Puis elle Ă©clata de rire, et se remit Ă sa place, en pleurant presque. Mathieu soupirait presque de soulagement, retrouvant son amie, et bientĂŽt, Tom la rejoint. Eliott avait toujours lâair profondĂ©ment choquĂ©, qui finit mĂȘme par le dĂ©rider tâimaginerais plus coincĂ©e, tentant, vous auriez vu vos tronches !Ils souriaient tous les trois, mais quelque choses gĂȘnait Eliott, ça se voyait ⊠Il lâattira contre lui, passa un bras autour de ses Ă©paules, et fit fi de ses demandes pour tu mâĂ©crases ⊠JâĂ©touffe, je respire plus. Raven, sâtue plait, je meurs là ⊠Houhou ? Aille, tu mâĂ©crases ⊠******, tâas dâla force ! MaĂŻeur, lĂąche-moi ! Fais gaffe hein, lâidĂ©e du buisson tiens toujours !-Moi aussi je tâaime les regards amusĂ©s des deux autres garçons, qui se mirent Ă discuter dâautres choses, Eliott enfonça son index dans les cĂŽtes dâAlice qui se mit Ă gigoter pour se dĂ©barrasser de son emprise, sans succĂšs, car il Ă©tait plus fort quâelle. Pleurant presque de rire, elle le supplia dâarrĂȘter, ses mots avalĂ©s par sa toux, il la je suis dĂ©solĂ©e de mâĂȘtre foutu de ta gueule, tâas dĂ» te poser des questions âŠ-Un peu ouais ⊠Mâenfin, ce nâest pas dĂ©plaisant dâavoir une jolie fille assise Ă califourchon sur soi âŠ-Ah bon, y a une autre fille ici ? Un sourire moqueur se dessina sur les lĂšvres dâEliott, Alice nâen revenait pas. Elle rĂ©ussissait Ă le faire sourire ! Il avait de la fiĂšvre ? Il la retint de nouveau prisonniĂšre, et chuchota Ă son oreille-Retires ce que tu viens de dire, ou je te lĂąche pas âŠ-Dâaccord, jâadmets que je suis bien trop modeste, en vrai jâsuis canon. Ăa te va ?Il la lĂącha, et pinça les lĂšvres pour ne pas sourire, face Ă la mimique boudeuse de la jeune bout dâun moment, a force de chahuts, et de rires, elle finit par bailler, mais refusa de partir . Elle ne savait pas quand ils seraient aussi souriants, tous les quatre, alors elle voulait profiter du moment au maximum .Elle finit dâailleurs par sâendormir, et ne se rĂ©veilla que le lendemain matin, dans son lit . Elle regarda autour dâelle, avec un air profondĂ©ment dĂ©boussolĂ©, avant de se rappeler ou elle Ă©tait . Elle entendait trĂšs distinctement trois respirations a ses pieds, et regarda prĂšs du lit . La tĂȘte posĂ©e sur les mains, Eliott dormait, assis par terre, en appuis sur la couverture . Au sol, Mathieu et Tom, qui ronflaient eux aussi . Elle se retint de rire, et profita de lâinstant pour les regarder de plus prĂšs .Elle nâavait jamais vraiment lâoccasion de fixer Eliott, et en profita . Elle devait avouer que des trois, il Ă©tait le plus mignon . Et elle savait que Mathieu Ă©tait mignon ⊠dâailleurs, Tom nâĂ©tait pas mal du tout non plus, mĂȘme si diffĂ©rent .Le premier, son ami depuis le dĂ©but, avait des yeux verts, mais vu quâil avait les paupiĂšres fermĂ©es, elle ne pouvait que se les rappeler . Des cheveux bruns, mi-longs, et des traits enfantins . Le second, Tom, Ă©tait blond, mais elle ne se rappelait pas de la couleur de ses yeux . Pourtant elle se rappelait clairement lâavoir fusillĂ© du regard . Mais, bleu, verts ou bruns, elle ne se rappelait plus . Et Eliott avait des yeux bleus encore plus pĂ©tillants que les siens encore plus clair, ceux dâAlice Ă©taient lapis-lazuli, les siens Ă©taient bleu pur . Et impĂ©nĂ©trables, câĂ©tait agaçant ⊠Quand a Eliott, il avait une allure Ă©trange, a vrai dire ⊠Grand, un peu plus quâelle, mais a quelques centimĂštres seulement, on voyait quâil faisait pas mal de sport, et avait des traits ⊠Un peu Ă©ffĂ©minĂ©s, mais qui restaient masculins . Des cheveux brun foncĂ©s, sans doute plus longs que les siens, raides . Elle les dĂ©visagea lentement, avant de sursauter, elle fixait le peu quâelle voyait dâEliott, sois une masse de cheveux bruns foncĂ©s sâĂ©parpillant sur son front .-Profiter de notre sommeil pour nous reluquer, câest dĂ©loyal, Grimm .***** ! Il Ă©tait rĂ©veillĂ© ! Elle rougis au maximum, mais fit mine de ne pas comprendre de quoi il parlait . Elle prit un air vexĂ©, et dĂ©clara dâune voix railleuse -Punaise, tâes vraiment narcissique en fait !-Ah ça va, je vais pas te tuer hein âŠElle enfouis son visage cramoisie sur le traversin, et dĂ©cida dây rester .-Fais gaffe, tu vas tâĂ©touffer âŠ-Si je meurs, je serais dĂ©barrassĂ©e des exercices de maths âŠUn sourire malicieux joua sur les lĂšvres du garçon, pendant que Mathieu et Tom ouvraient les yeux .Un ricanement sâĂ©leva, et câĂ©tait celui de deux personnes . Ah, Tom et Mathieu avaient entendus la conversation, et la gĂȘne dâAlice laissait croire quâEliott avait raison ⊠Lâami de la jeune fille se dit que ce nâĂ©tait pas forcĂ©ment plus mal que ça, et que de toute maniĂšre, elle ne risquait pas de trouver quelque choses dâintĂ©ressant a lui, ou a Tom . Vu le nombre de groupies qui bavaient sur Raven ⊠Il rĂ©prima une bouffĂ©e de jalousie mal venue, et remit les pieds sur terre . *****, *****, ***** . » pensa-t-elle -Alice ne ferait jamais ça, voyons, tu devait avoir de la salade entre les dents âŠ-Mathieu, soit mignon, fait comme lui, avale de lâessence et suicide toi âŠNouveaux rires . Elle se sentait rĂ©ellement idiote, parce quâils dĂ©connaient sur son dos, et que mĂȘme si elle nâavait pas honte de son geste, aprĂšs tout, le peu de beaux garçons quâil y avait dans cet Ă©tablissement, elle avait bien le droi de les regarder non ? -Au fait, quâest-ce que vous foutez lĂ ?! Câest MA chambre ! Et je me suis pas endormie lĂ , en plus âŠ-Bah, on sâest dit que tu aurais mal au dos, si tu dormais dans lâherbe, alors je tâai portĂ© pour te ramener lĂ , et comme Mathieu sâinquiĂ©tait pour toi, Tom a proposer de rester lĂ , pour ĂȘtre sur que tu ne te rĂ©veillerai pas dans la nuit, ou que tu ne fasses pas de cauchemar ⊠On a bien essayĂ© de te tenir la main, mais apparemment, ça tâintĂ©ressait pas .-En reprenant les mot de lâattardĂ©, il sâinquiĂ©tait, et il prĂ©fĂ©rait rester, et comme je tenait pas a te laisser seule avec le sociopathe, je suis restĂ© .-Pour connaitre la vĂ©ritĂ©, mieux vaut Ă©couter Mathieu .-Merci mec .-De rien .-Eh, câest une rĂ©bellion ? Vous vous liguez contre moi, a trois ? Si câest le cas, vous avez intĂ©rĂȘt a vite changer dâidĂ©e ⊠Surtout toi, Raven, parce que je peux ĂȘtre une enquiquineuse finie âŠ-Je confirme ⊠marmonna Mathieu, qui Ă©vita de justesse un oreiller lancĂ© afin de lâassommer . -Va te ⊠Je te *****, Mathieu !Elle rougis, et dĂ©tourna encore une fois le regard . Eliott la saisis par le menton, et la fixa dans les yeux, sĂ©rieux, tout a coup .-Grimm, si tu dĂ©tournes le regard pour une simple moquerie, quâest-ce que ce sera quand tu auras une famille a mener ? Faut affronter ses problĂšmes, câest comme pour les maths .- Euh, ça a pas trop rapport lĂ âŠ-La ferme, tu affrontes le problĂšme, câest tout .Il se releva, sans plus de cĂ©rĂ©monie, aprĂšs lâavoir lachĂ©e, elle bondit hors du lit, et lui saisit le poignet dâun air autoritaire .-Toi ! Va pas croire quâa cause de cette idiotie, ou de ce stupide rang, tu sois autorisĂ© a me parler ainsi . Je reste une Grimm, et tu nâas aucunement le droit dâhausser le ton quand tu mâadresses la parole, je suis claire ?-Et bah voilĂ , tu vois quand tu veux, tu peux, suffit de raler un peu ⊠Il lui Ă©bouriffa les cheveux avec un air moqueur, et elle fronça les sourcils .-Attends, tu te fous de moi lĂ , câest ça ?-On ne peut plus âŠElle Ă©touffa un grognement, et le lacha . Mathieu et Tom sâĂ©taient remis sur leurs deux jambes, elle adopta une mine boudeuse qui les fit sourire les trois, et sâassit sur son lit en croisant les bras .-Zâavez arrĂȘtĂ© de piailler autour du feu vers quelle heure a peu prĂšs ?-Chais pas, mais va falloir songer a manger plus, Grimm, tâes un poids plume, ça fait peur .-Câtoi qui mâa ramenĂ© ?-Ăa te pose un problĂšme ?-Pas que je sache, câest toujours mieux que de dormir dans lâherbe, quoique çâaurait pu ĂȘtre amusant . Ce qui serait amusant, maintenant, ce serait de me laisser aller me doucher ⊠Aller, dehors âŠEliott lui sourit avec un air moqueur et satisfait, se disant surement que la leçon Ă©tait passĂ©e, et quâelle avait compris ce quâil disait, quand il disait quâelle devait affronter ses problĂšmes âŠIls passĂšrent les journĂ©es suivantes ensembles, tous les quatre, ce qui changeait Ă©normĂ©ment a Mathieu, mais aussi a Alice, et a Eliott . Tom, lui, Ă©tait habituĂ©, a ĂȘtre entourĂ©, alors il nâavait pas plus de mal que ça .Vint ensuite le moment de faire les valises pour aller au domaine Raven . Alice Ă©tait stressĂ©e, et tremblante . Elle nâarrĂȘtait pas de se retourner, pour ĂȘtre sure que Mathieu Ă©tait toujours lĂ . A bout dâun certains temps, il vint lâaider a plier les habits, et regarda avec un air amusĂ© les robes quâelle fourrait dans son sac .-Depuis quand tu tâhabilles comme une vraie fille ?-Jâai pas le choix, figure toi, ma mĂšre a dit Tu mettras tes pantalons quand tu reviendras en cour . »Elle fit la grimace, et en sortit une lĂ©gĂšre, pour le train . La plupart des toilettes Ă©taient bleus clair, parce que ça sâaccordait trĂšs bien avec ses yeux . Elle avait pris le temps de tresser ses cheveux de maniĂšre habile, et y avait glissĂ© des rubans, qui laissaient quand mĂȘme quelques mĂšches brunes tomber en cascade . Elle avait juste rehaussĂ© ses yeux bleus dâune poudre dorĂ©e sur les paupiĂšres, ses onglĂ©es, ses mains, ses joues, ses yeux, ses cheveux, tout Ă©tait impeccable . Sauf quâelle Ă©tait dâune humeur massacrante, stressĂ©e, elle nâarrĂȘtait pas de faire demi tour, de virevolter, de changer dâidĂ©e, dâavis, dâhumeur .-Tiens, Alice en robe ? Elle se retourna et se planta devant Eliott avec un air mauvais .-Toi, tu fais un commentaire, tu passes le trajet dans la soute . - Nerveuse ?-Elle dit que nan, jâimagines quâelle flippe âŠ- Je mâen doute âŠ-Zâauriez lâobligeance dâarrĂȘter de parler comme si jâĂ©tais pas lĂ ?Elle se retourna, et força sur la valise pour la fermer . Elle tourna de nouveau les talons, et faillit sâĂ©taler, de tout son long ⊠Elle releva le bas de sa robe, pinça les lĂšvres, et envoya valser les chaussures noires a talons, quâelle troqua contre de vieilles tennis grises dĂ©structurĂ©es, sous les regards moqueurs de ses camarades de classe . Elle attrapa les chaussures, qui gisaient au sol, abandonnĂ©es, les fourra dans un sac, et posa le tout au sol .-Bien, la voiture de Ma Dame est avancĂ©e .-Câest ça ouais âŠElle lui lança un regard suspicieux, et lacha ce quâelle tenait pour se jeter sur son ami .-Tâas interet a bosser hein, une semaine, ça peut tooout changer, alors tu fais pas la feignasse, tu bosses ⊠Tu vas me manquer, Mathieu âŠ-Toi aussi, Alice, tu vas me manquer, toi aussi âŠAprĂšs les aurevoirs, ils tournĂšrent vers le train, qui nâĂ©tait pas encore partit, et allĂšrent sâinstaller dans un wagon vide .-Alice, il va sĂ©rieusement falloir que tu revoies ton oratoire ⊠Tu parles comme nâimporte quelle adolescente de ville, ça fais peur ⊠-Je sais me tenir en publique, jâai eu une bonne Ă©ducation, je te rappelle âŠ-Et, me frappe pas, parce que je lâai jamais fait, lĂ ou on va, le vouvoiement est de rigueur .-Pardon ?! Je ne te vouvoierais pas, jây arriverais pas, tu te fous de ma gueule ? Euh, pardon⊠Aurais-tu lâobligeance de cesser cette comĂ©die ?-Eh, Dante, ta Divine comĂ©die », je lâai pas Ă©crite ⊠-Dante, câest trĂšs spirituel, Raven âŠ-Soit mignonne, quand on arrive, tu attends que je me sois dĂ©barrassĂ© des formalitĂ© pour gueuler, cet a dire, attends dâĂȘtre en priver, pour te dĂ©fouler .Elle hocha la tĂȘte, dâun air mutique, et fixa ses pieds chaussĂ©s de vieilles tennis .-Et tu changeras de souliers, avant quâon arrive ..?-Certainement âŠIl lui releva la tĂȘte, et lui offrit un sourire tout a fait charmant .-Grimm, tu te prĂ©sentes aujourdâhui comme la protĂ©gĂ©e des Raven, demain, pour ta cĂ©rĂ©monie, et le reste de la semaine, je te promet quâon part se pommer dans la forĂȘt .-SĂ©rieux ? Euh, je veux dire Promis ?-SĂ©rieux .Elle sourit, et fixa la fenĂȘtre avec un air dĂ©jĂ moins mutique .-Ăa me fais peur ⊠Jâai peur dâarriver, en fait, jâai peur quâon me prenne pour ⊠Je sais pas, lâidiote qui a tuĂ© sa K, Le dĂ©shonneur des Grimms, celle que le fils Raven a pris sous son aile, sans mauvais jeu de mots âŠ-Grimm, tu me fais confiance ? Personne ne pensera ce genre de choses de toi, quand on va descendre, tu vas sortir en tenant ma main, la tĂȘte haute, le menton relevĂ©, le dos droit, un sourire flottant sur les lĂšvres comme si on avait plaisantĂ© tout le trajet, tu vas sourire, avec un air doux, si, tu peux le faire, et si on te parle, tu inclines la tĂȘte, tu me regardes comme si je devais tâautoriser a rĂ©pondre ⊠Mais tu regardes les gens avec un air supĂ©rieur, toujours . Nâoublies pas qui tu es ⊠Dâailleur, Ă©vites de trop ouvrir la bouche, parce que tâas tendance a dĂ©ployer des tĂ©sors de vulgaritĂ©, a force de cĂŽtoyer des gens ⊠Vulgaire, va-t-on dire âŠ-Dâaccord .-VoilĂ , et tu ne tâĂ©parpilles pas partout . Sois structurĂ©e, et calme . Ne bouge pas trop vite, si ça peut tâaider, cale ton pas sur le miens .Elle hocha la tĂȘte, il avait rĂ©ussis Ă la faire stresser de nouveau, il fallait quâelle retienne Papillonner des yeux, le fixer en mode groupiasse, incliner la tĂȘte, lâimiter, jouer la pĂ©tasse timide, se la boucler ⊠Ah oui, il avait raison, elle Ă©tait assez vulgaire, quand mĂȘme âŠ-Bah, on va tester ça ⊠Maintenant, le train sâest arrĂȘtĂ© âŠElle serra les dents, enleva ses tennis, remis les chaussures a talons sur lesquelles elle ne tenait pas debout, et aggripa fermement le bras dâEliott . -Il y a du monde ?-Selon les dires des autres, tous les invitĂ©s prĂ©sents a ta cĂ©rĂ©monie de maturitĂ©, donc oui ⊠Respire Alice, câest des gens qui idolĂątrent ta famille, sâils se jettent pas a tes pieds, je vais perdre dix euros âŠ-Tâas pariĂ© que je me ridiculiserais ?!-Non, moi jâai pariĂ© que tu tâemmĂȘlerai pas les crayon, si tu foire, tu me dois dix euros âŠ-Tâas pariĂ© ⊠Vous avez pariĂ© avec qui ?!-Avec Tom âŠ-Ok, nous sommes dâaccord, si je le croise, seul, je lâĂ©trangle âŠIl sourit, poussa les battants, et descendit du wagon . Sur le quais de la gare, on distinguait clairement une silhouette droite, et bien tenue, qui contrastait avec le reste des habitants, mal soignĂ©s âŠ-Respire Grimm, tâas encore au moisn cinq minutes de voiture .-Oublies, jâme tire .-Non non non !Il la rattrapa par la taille tandis quâelle se dĂ©filait et faisait demi tour, et lâattira a lui avec un sourire moqueur . Il lĂ cha sa main pour lui entourer les Ă©paules, avec un air nonchalant, et la força a marcher jusquâĂ la voiture .-Le carosse » de Ma Dame est avancĂ© âŠ- Il me revient que jâai oubliĂ© une veste a laquelle je tenais Ă©normĂ©ment, dans notre compartiment, je vous serais grĂšs de mâattendre, tandis que je pars la chercher âŠ-Il me semble que tu es arrivĂ© dans le train sans veste âŠ-Et bien, je vais retourner a lâacadĂ©mie pour la rĂ©cupĂ©rer âŠAu lieu de discuter, il la poussa Ă lâarriĂšre de la voiture, et enclencha la sĂ©curitĂ© de la porte, au cas ou elle ne tente une escapade forcĂ©e . -Ăa va aller, je ne suis pas non plus stupide au point de me jeter par la portiĂšre .-Les Grimms ont un sens assez aigus de la fuite, Alice âŠElle fusilla du regard le conducteur .-Tom ?!-Ouais ?-Tâas de la chance dâĂȘtre au volant, tu serais mort, sinon ⊠Jâai lâautorisation de le tutoyer lui hein ? Enfin, nâest-ce pas ⊠Eliott ?Un ricanement se fit entendre Ă lâavant, et Alice broya la main dâEliott pour ne pas Ă©trangler Tom .Elle regarda les paysages, bailla, remis en ordre sa coiffure et son maquillage, et eu a peine le temps de souffler que les cinq minutes Ă©taient passĂ©es, et quâils arrivaient au domaine des Ravens .-Bienvenue Ă la maison, Eliott .-Tâes chez toi aussi, Tom ⊠Et Grimm, pour une semaine âŠ-Jâimagines que t⊠Vous connaissez la rĂ©ponse âŠ-Je me doutes âŠ-Câest marrant de te voir le vouvoyer, sachant que tu es bien plus classĂ©e que moi, et que je le tutoie . Et surtout, quâil nây a pas deux jours, tu lui a refais une leçon de morale sur ta supĂ©rioritĂ© ⊠-Tom, je serais toi, je la fermerai, elle a lâintention de te coller jusquâĂ ce que vous soyez seuls tous les deux, pour tâĂ©viscerer, et te pendre avec tes boyaux âŠ-Tu mâen veux a ce point ?-A ce point, ouais, et rien que pour pas devoir dix euros a Ell⊠A âŠC omment on doit sâappeler en fait ?-Ah *****, jâen ai aucune idĂ©e âŠ-Seigneur Raven, ça fera lâaffaire, jâimagines ⊠Ricana Tom .-Tu dis Eliott, ou Raven . Mais principalement Eliott, pour quâon voit quâon est plus ou moins proche, mais quâon nâen a pas rien a carrer, des formes .-Ah ouais ⊠Bref, rien que pour pas lui devoir dix euros, jâvais me comporter ⊠Comme quelquâun de mon rang, Paf ! Dans le ⊠Mince, Argh, faut que je me taise âŠPendant quâEliott soupirait, dĂ©couragĂ©, Alice sâappliquait a se taire, mimant le geste de se fermer la bouche, et de jeter la clĂ© .-On est arrivĂ©s .-Jâai oubliĂ© ma veste a lâacadĂ©mie, je peux pas sortir sans veste !Avec un sourire amusĂ©, Eliott enleva sa propre veste pour la poser sur ls Ă©paules dâAlice .-Câest de la pure mise en scĂšne, Grimm, alors laisse la lĂ , ça pourrait faire genre âŠ-Ouais, et on va se rouler un patin aussi, pour faire genre âŠ-LâidĂ©e est tentante, mais je me ferai Ă©triper, ce serai ⊠DĂ©solant âŠElle fronça le nez, et descendit en premiĂšre, il poussa la portiĂšre, la referma, et la prit par la taille pour se diriger dans lâallĂ©e . Les chuchotis allĂšrent bon train, tandis quâelle essayait tantĂŽt de regarder les gens en souriant, tantĂŽt de papilloner des yeux en reardant Eliott .Elle reconnut quelques visages familiers, et dĂ» sâadonner au jeu des sourires, des prĂ©sentations, ou juste des iformations .-Oh, miss Alice, vous avez grandit ! Qui aurait crut quâune Grimm viendrait passer sa cĂ©rĂ©monie de maturitĂ© au domaine des Ravens ?! Certainement pas moi en tout cas ! Auriez vous vu votre pĂšre ?-Oh, je suis navrĂ©e miss Sally, je ne lâai pas croisĂ© depuis il y a six mois âŠ-Ah oui, lâincident ⊠DĂ©solĂ©e pour vous ⊠Mais je suis heureuse que vous vous rappeliez de moi âŠ-Alice, il faudrait voir a avancer, Tom est dĂ©jĂ a lâautre bout du chemin .Elle baissa humblement la tĂȘte, le remerciant intĂ©rieurement de la dĂ©livrer de cette femme, et fit rougir ses joues .-Je ne peux quâacquiescer, nous nâavons quâa le rejoindre ⊠Encore merci, et bonne journĂ©e !-Tu te dĂ©mordes bien âŠChuchota Eliott quand la femme fut partie .-Oh Mademoiselle Grimm !-Lady Shizuka !-Vous avez fiĂšre allure, Alice ⊠Eliott, câest vous qui lâaccompagnez ?-Oui, Sarah, JâĂ©ssaie de me frayer un chemin parmis la foule dâamis venus la saluer, pour lâaccompagner a ses appartements âŠ-Pas de problĂšme, venez donc par lĂ , jeunes gens ⊠Elle se composa une mine interessĂ©e, et fit mine de parler, de sorte que personne ne vienne lâinterrompre .-Alors les relations entre nos deux familles ennemies sont redevenues moins tendues âŠ-Nâen soyez pas si sure, Lady Sarah, si jâaccompagne ma ⊠Camarade, ce nâest que par pure formalitĂ© âŠ-Eliott, mon garçon, je vous connais bien, ce regard nâest pas aussi professionnel que le miens ⊠Les deux vieux sont sans doute toujours en conflit, mais vous avez lâair plus clairvoyants, et plus intelligents ⊠Les deux familles maitresses se doivent de se rĂ©concilier âŠAlice lança un sourire a Eliott, un sourire que seul la jeune femme japonaise, et lui, pouvaient apercevoir, et qui en disait long sur ce quâelle pensait .-DĂ©solĂ©e, ça mâa Ă©chappĂ©, mais cette comĂ©die me fatigue, je ne vois pas lâutilitĂ© de sourire, et de faire des courbettes, sâil faut, hors regards papillonnants, expliquer a tout le monde a quel point lâentente est difficile âŠ-Alice, on a pas le choix ⊠Vous mâĂ©xcuserez, Sarah, je vous remercie pour la protection » apportĂ©e, nous allons continuer seuls âŠLady Shizuka sâarrĂȘta, lui sourit, et fit demi tour en inclinant la tĂȘte . Eliott poussa la porte, et la referma derriĂšre lui . Il poussa Alice contre le mur, et posa ses mains sur le mur de maniĂšre a ĂȘtre au dessus dâelle .-*****, Alice, tu pourrais pas la fermer ?! Si tâagis comme une bourge devant les autres, ils y croient, mais Sarah, elle nâest pas idiote, et elle va rĂ©pĂ©ter ça a qui veut lâentendre, alors sois mignonne, ferme la .-Je TE demande pardon ?! Depuis quand TU emploies ce genre de propos contre moi ?! Je te signale que si tu ne mâavais pas retenue, je serais loin ! Alors tu lâas un peu cherchĂ© hein !-Alice ! Calmes toi, abrutie ! Tâes idiote ou quoi ?!Elle le fixa avec une lueur mauvaise du fond du regard .-RĂ©pĂšte ce que tu viens de dire !-Tu es une idiote, Alice .Il avait dit ça calmement, comme si le fait de faire du mal a Alice ne lui faisait rien . Elle bouillait sur place, et sâĂ©tait pris une gifle intĂ©rieur trĂšs douloureuse .Elle leva la main, paume tendue, et se sentit happĂ©e en arriĂšre avant dâavoir rĂ©ussis a toucher Eliott . Elle lâavait manquĂ© de quelques centimĂštres a peine . Et la gifle avait faillit lâatteindre .-Alice, arrĂȘte !-Lache moi, Tom ! Laisse le se comporter en homme, si je veux lui en coller une, il est assez grand pour se dĂ©fendre !-Non Alice, câest pas exactement ça ⊠Eliott ?- Jâimagines que si on lui dit pas, son pĂšre ne lui dira pas .Tom la retenait fermement, en lâaggripant au niveau des coudes seulement . Elle se dĂ©battit violement pour quâil la lache, mais ne parviens quâa se fatiguer . -ArrĂȘte de tâĂ©nerver, Alice, tu vas tâĂ©puiser .-Lache moi !Ses yeux se remplissaient de larmes, de rage, parce quâelle ne parvenait pas a se libĂ©rer, et aussi a cause de ce quâEliott lui avait dit . Il fallait avouer que ce genre de choses fait mal . LĂ , seulement, il la lacha, elle lutta pour ne pas sâĂ©craser par terre, et prĂ©server un minimum dâĂ©quilibre .-Alice . Calme toi, tu veux ?-Aurais tu lâobligeances de fermer ta gueule ?!Elle avait peut ĂȘtre criĂ© un peu fort, certes, mais au moins, si elle ne pouvait pas y mettre les mains, elle y mettais du cĆur . Elle leur tourna le dos, le temps de faire sĂ©cher ses yeux, et se retourna, les yeux emplis de haine .-Raven, dis a ton sous fifre, que la prochaine fois quâil me touche, je le fracasse . Ensuite, je rĂ©pĂšte, tu ne me parles pas comme ça . Si tâas besoin de te sentir supĂ©rieur, dis le, je vouvoie des cons, ça me changerais pas dâen vouvoyer un de plus, mais nâimagines pas que je sois de lâune des familles de sous catĂ©gorie qui se courbe devant ta belle gueule . Ce nâest pas le cas, ce ne le sera jamais, câest bien clair ?Eliott la regardait, calmement, passivement, tandis quâelle calmait ses nerfs a lui hurler dessus .-Câest bon, Mademoiselle je suis au dessus de tout le monde, tâes calmĂ©e ?Il Ă©tait un peu blasĂ© par son comportement de gamine, parce quâil savait, quâelle avait du mal a supporter tout ça, et quâil nâĂ©tait pas fonciĂšrement gentil, mais il fallait la faire taire, et il fallait quâil puisse lui montrer ce quâil avait a lui montrer . Il savait aussi que son commentaire Ă©tait plus que mĂ©chant, et quâil avait dĂ» la blesser, mais il nâavait pas le choix . Il sâapprocha de la jeune fille, qui Ă©tait, ça se voyait, a deux doigts de fondre en larme, et lâenlaça maladroitement .-Vas y, ne te retiens pas, tu peux pleurer devant moi, tu lâas dĂ©jĂ fais, ça ne me dĂ©ranges pas âŠ-Tais ⊠Toi .Elle resta debout, bras balants, et fondit en larmes, le visage appuyĂ© contre son Ă©paule .Il avait raison, elle avait dĂ©jĂ pleurĂ© devant lui . Elle sâen rappelait assez distinctement, et lui encore plus . Parce quâil Ă©tait lĂ , le jour ou tout est partit en cacahuĂštes âŠElle lançait le plus possible Chess a lâassaut de Nyx . Mais la K. des Ravens Ă©tait encore plus puissante que sa krĂ©ature a elle . Elle avait finit par triompher . -Vas y, Nyx, achĂšve le . La K, une louve croisĂ©e avec un guepard, un lion, et un poulet, avait une fourrure blanche qui reflĂ©tait chaque parcĂšle de lumiĂšre, lorsquâil faisait nuit . Chess Ă©tait un cheval, un Ă©talons blanc, qui avait des yeux taillĂ©s dans du saphir . Un cavalier dâĂ©chiquier ⊠Et Nyx, en abbatant sa patte, lâavait presque broyĂ© .-Chess !Lorsque sa K avait Ă©tĂ© frappĂ©e, la douleur pshysique avait Ă©tĂ© si grande quâelle Ă©tait tombĂ© a la renverse, et câĂ©tait Eliott qui lâavait rattrapĂ©, avant que sa tĂȘte nâheurte le sol . DĂ©jĂ que son pĂšre et lui ne se parlaient plus, mais le Seigneur de Raven aurait aimĂ© voir la petite Grimm mourir, car sans hĂ©ritier, le pouvoir leur revenait de droit . Son fils, nâĂ©tant pas aussi tordus, avait foncĂ©, et avait atterit juste . Comme son pĂšre avait refusĂ© de lui parler aprĂšs ça, il sâĂ©tait lui-mĂȘme occupĂ© dâAlice, le temps quâelle se rĂ©veille . Il lâavait allongĂ©e sur lâun des nombreux canapĂ©s que contenait la bibliothĂšque, et avait attendus son rĂ©veil .Quand elle avait ouvert les yeux, sa tĂȘte Ă©tait posĂ©e contre les genoux dâEliott . Elle savait quâil la haĂŻssait, il savait que câĂ©tait rĂ©ciproque . Elle avait relevĂ© la tĂȘte tellement vite quâelle Ă©tait tombĂ©e en arriĂšre par la suite, avant de se relever rapidement, de nouveau, et de courir Ă la terrasse . DĂšs quâelle sâĂ©tait levĂ©e, il la suivit, pour lâempecher de regarder par le balcon, mais câĂ©tait trop tard, elle Ă©tait dĂ©jĂ penchĂ©e en avant . Il la tira en arriĂšre, pendant quâelle se laissait tomber sur le sol .-Grimm ! Quâest-ce qui te prends de courir, alors que tu viens de tomber dans les pommes, tâes idiote ou quoi ?! -Raven ! Je te signale que vu mon rang comparĂ© au tiens, tu me dois le respect, alors lache moi, et laisse moi voir ce que je veux voir .-Comme vous voudrez, majestĂ© âŠIl Ă©tait vexĂ©, et commençait a se dire quâil aurait mieux fait de la laisser sâexploser le crane . Il nâaimait pas quâon le rabaisse, alors quâune Grimm lui rappel qui il Ă©tait ⊠il la lacha, et la laissa regarder le sol .-Chess !Un cris fusa, elle hurla . Il la retint, la tira en arriĂšre, et lâenvoya valser dans la bibliothĂšque avant de fermer la porte fenĂȘtre et les volets .-Stop, Grimm ! Ăa va aller !Elle le regarda, horrifiĂ©e, et se figea . Il sâapprocha, et lui pris maladroitement la main . Ăâallait ĂȘtre compliquĂ©, de rassurer une fille quâil nâaimait pas du tout .-Ils ont ! Vous avez ! Ils âŠElle fondit en larme, alors il la poussa doucement, pour la faire sâasseoir sur le canapĂ©, pendant quâelle se mettait Ă pleurer. Maladroitement, il la prit dans ses bras, et la cajola jusquâĂ ce quâelle sâendorme.~-Câest dĂ©gueulasse, ce que tu me sais, Grimm, je sais. DĂ©solĂ©. Vraiment, je ne le pensais ?-Grimm, je te le jure. Je peux tâexpliquer pourquoi quand tu es en colĂšre tu ne dois surtout pas lever la mais sur moi, ou sur Tom ?- Je ne sais pas trop, jâai peut de me faire arnaquer âŠ-Tu me fais confiance ?-Jâimagine âŠIl lui prit la main, et lâemmena plus loin, prĂšs des barbecues, qui, laissĂ©s a lâabandon avaient servis de table de chimie a ne te mets pas a hurler. Dâaccord ?Elle hocha la tĂȘte; peu assurĂ©e, et le regarda. Il tendit la main, comme sâil voulait quâelle la prenne, et, paume tendue, fit courir le long de son bras, de gigantesques prends ma te fous de ma gueule ?!-Bien sur que non !Elle lui lança un regard aigus, et lui rĂ©pondit par un sourire moqueur, elle savait ce quâil pensait, elle savait quâil se disait quâelle avait peur, elle posa sa main sur la sienne. Les flammes lĂ©chĂšrent dâabord ses avant bras, avant de se rĂ©tracter, elle eut beau ne pas bouger, celles-ci refusaient de revenir sur ?!-Bah, câest facile. Eux choses, la premiĂšre, je les maitrise, mon but nâĂ©tant pas de te carboniser ⊠La seconde, encore mieux, mĂȘme si je voulais, je nây parviendrais pas, regardes âŠIl prit sa main, et devant un verre dâeau, la Vas-y, essaie de me la balancer dessus, le regarda, amusĂ©e, et secoua la main comme une gamine, avant de fermer les yeux, Ă cause du soleil. Quand elle les rouvrit, Eliott Ă©tait sec, mais Tom soufflait sur ses mĂšches trempĂ©es avec un air surpris, comme si ce nâĂ©tait pas Ă lui de se prendre lâ verre Ă©tait tu âŠ.-Tu cales maintenant, pourquoi câĂ©tait vous les numĂ©ros un, et pourquoi si tu me claques, je suis dans la ***** ?Elle hocha faiblement la tĂȘte, et le regarda avec un air amusĂ©, contente de la dĂ©couverte du jour. Un peu secouĂ©, peut ĂȘtre ⊠Il lui Ă©bouriffa les cheveux, et se retourna. Une mine embĂȘtĂ©e se dessina sur son visage. Alice, elle fixait ses mains avec ?-Ouais ?Elle releva la tĂȘte elle aussi, et pinça les lĂšvres, avant de se redresser, de prendre un air embĂȘtĂ©, et timide, et de fixer les trois enfants des trois autres grandes familles. Dans le tas, il y avait Catherine, le vent, une jolie pĂ©tasse comme on en fait pas Amaryllis, la terre. RĂ©servĂ©e, peu sure dâelle, la jeune fille de la derniĂšre lâenfant de la quatriĂšme famille, qui ne servait strictement Ă rien, et qui Ă©tait lĂ , seulement pour lâ bien, nous constatons avec joie que miss Grimm a fait la rĂ©cente dĂ©couverte de ses dons, a dĂ©faut dâavoir su protĂ©ger Chess, et quâelle est suffisamment proche de vous, pour vous tutoyer ⊠Et quâelle a un langage rĂ©ellement ? Ce nâest pas Ă moi quâelle sâadressait, mais a exactement ⊠Nous vous croyons tous les trois, nâest-ce pas Amaryllis ? Nâest-ce pas, lâautre ?-Fous lui la paix, Catherine, elle est plus haut placĂ© que toi, tu lui dois le a perdu sa K ! Elle est minable !Alice sâavança Ă grands pas furieux, et se pointa devant la blondasse qui la toisait avec je ne mâabaisserais au rang minable, car je te serais toujours supĂ©rieur, vois-tu ? Tes parents doivent avoir honte de toi, ta famille ne dois rĂȘver que de te renier, alors ne me fais pas passer pour une faible, parce que ce que je vois quand je te regarde, ou quand je regarde ceux qui te fixent, câest de la pitiĂ©. Catherine, la fille qui ne savait pas se dĂ©merder sans son groupes de serviteurs ⊠La fille incapable de sourire, ou juste, la pĂ©tasse qui se croyait supĂ©rieur aux autres. Tu nâes quâun troisiĂšme rang, tu ne connaĂźtras jamais lâhonneur dâĂȘtre respectĂ©e, et crois moi, ça vaut mieux les regardait avec un air mi amusĂ© mi embĂȘtĂ©, il tira Alice par le bras, elle ça Alice, elle va aller se plaindre a mon pĂšre âŠ-Rappelles moi câest quand quâon se tire ..?-Ce soir, tu racontes ta vie Ă des gens, pour la cĂ©rĂ©monie. Demain on dĂ©jeune, et on se donc tu peux me la montrer, ma chambre ?- Allez-y faites comme si on nâĂ©tait pas lĂ !-TâinquiĂšte pas, câest ce quâon fait ⊠Tu montes, Alice ?Il lui ouvrit la porte et la fit entrer Ă lâintĂ©rieur. Elle alla se poser sur le lit, et lui, tira une chaise dâun bureau pour sâasseoir en face dâ jâai gĂ©rĂ© ? Je me dĂ©***** bien ?-Oui, bon, Catherine est une ⊠Bref, et lâidĂ©e de nous voir rĂ©concilier les deux familles la met en rage, parce que si nous nous entredĂ©truisons, elle aura la premiĂšre place ⊠Tu comprends ?-Bah ouais, je comprends aussi que je ne lâaime pas du tout, et que cohabiter va ĂȘtre chaud âŠ-En revanche, tu devrais porter plus dâattention a ton langage, en privĂ© comme en publique, si tu y fais attention, tu auras moins de difficultĂ©s âŠ-Dâaccord, je vais essayer de remettre ça dâ bon je te laisse, tu devrais dormir un peu ⊠Je viendrais te chercher ce soir âŠIl ferma la porte, alors elle se glissa sous les couvertures. La lumiĂšre du jour ne la dĂ©rangea pas, elle ronfla comme un sonneur jusquâĂ environs dix neuf heures. Eliott rentra car elle ne entendait pas frapper a la porte, et dĂ» la secouer pour la ?-Mmh ?-Debout, tâas quâune demie heure pour te prĂ©parer âŠ-Mmh âŠComme elle ne lâĂ©coutait pas, il la fit sâasseoir et la regarda un moment avant de sâemparer des pinces posĂ©es sur la table de chevet. Il remit sa coiffure en ordre, la remontant un peu, pour ne pas quâelle a lâair de ne pas sâĂȘtre peignĂ©e, et la tira en avant pour quâelle se je sais que tâes crevĂ©e, mais fais un effort, va te changer, je tâattends se dirigea dans la salle de bain pour enfiler une autre robe. Plus cintrĂ©e, et qui faisait plus adulte. Blanche, avec des manches amples, qui couvraient ses mains lorsque ses bras restaient ballants, et le jupon, assez fournis, sâarrĂȘtait dessous ses genoux. Elle remit en ordre son maigre maquillage, et sortit de la salle de On y va ?Elle hocha la tĂȘte, avec un air maussade, avant de faire demi tour, et de foncer dans la salle de bain. Faiblarde, elle sortit de la valise une paire de boucle dâoreilles en cristal et en argent, et les attacha Ă ses oreilles. Pas quâelle veuille ĂȘtre plus jolie que la moyenne ou autre, mais ces boucles appartenaient a sa mĂšre, alors elle avait tout intĂ©rĂȘt Ă les porter. Elle se baissa, et fit sortir une parure de cristal, toujours, quâelle attacha Ă son cou. VoilĂ , lĂ , câĂ©tait bon ?-Ouais, deux secondes ⊠Je mets des godasses pas trop pourries ⊠Tu peux vĂ©rifier quâelles ne sont pas sous le meuble Ă cotĂ© du lit ?- Nan, elles nây sont pas âŠ-Ok âŠElle sortit, pieds nus, et le regarda avec un air oubliĂ© mes godasses dans le train, et les bleus ne vont pas avec le reste ⊠-Pas grave, on nâa pas le temps de trainer, ai lâair assurĂ©, on pensera que câest descendirent et traversĂšrent le chemin qui les menaient a lâĂ©glise en courant, malgrĂ© les pieds nus dâAlice, et poussĂšrent les portes doucement, en cherchant leur elle fit son entrĂ©e, elle Ă©tait radieuse, et toute trace de sommeil avait Ă©tĂ© effacĂ©e. Elle nâĂ©tait pas extraordinairement belle ou quoi que ce soit, mais elle resplendissait la fiertĂ©, mĂȘme si tout Ă©tait jouĂ©. On se tut, et les invitĂ©s sâassirent, la laissant traverser la piĂšce, pour se poster devant le seigneur de Raven. Elle inclina la tĂȘte avec humilitĂ©, et la releva quand il le lui la cĂ©rĂ©monie se dĂ©roula avec lĂ©gĂšretĂ©. Le pĂšre dâEliott Ă©tait trĂšs pro, il ne dit rien de mauvais sur Alice, lui fit rĂ©citer le psaume, en quelques temps, ce fut rĂ©glĂ©, et elle put aller se coucher dĂšs que tout fut finit, et quâelle eut saluĂ© les invitĂ©s. Elle rayonnait toujours, mais avait peut ĂȘtre un peu trop but, car chaque fois quâelle venait parler vers quelquâun, elle acceptait le verre de vin quâon lui tendait. Eliott la rattrapa, saoule, qui cherchais la sortie, prĂšs des ! P⊠Mais quâest-ce que tu as bus ? Pas du jus, mâest avis. Bon, cas de force majeure, je vais dire quâon p pourquoi ? Câest amusant, Mmh de rester lĂ , les gens sont sympĂą âŠ-Ouais, mais tâes ivre, alors la conduisit dehors, malgrĂ© ses protestations, et la fit rentrer dans le manoir aussi vite quâil put. Elle grelottait, mais nâavait pas les idĂ©es claires ⊠Il la fit sâasseoir, enleva les boucles dâoreilles, le collier, et les pinces, et sortit en Ă©teignant la lumiĂšre. Elle dormait dĂ©jĂ , assise, sur le lit âŠLe lendemain, il ouvrit la porte elle nâavait pas bougĂ©. Quand il la secoua, elle gĂ©mit, et plaqua ses deux mains contre ses pas si fort, idiot ! Je souffre lĂ , ça ne se voit pas ?!-Tâas la gueule de bois, tâas trop bu, pour une premiĂšre fois âŠElle renifla dĂ©daigneusement, et accepta le verre et le cachet quâil lui tu tâapprĂȘtes, on va partir dĂ©jeuner, puis on part en randonnĂ©e, comme je tâavais hocha la tĂȘte, se changea, enfila un pantalon et un tee shirt, et descendit dĂ©jeuner. Assise, elle ne toucha pas Ă son repas, prĂ©textant le mal de tĂȘte, qui sâĂ©tait Ă©vaporĂ© un quart dâheure aprĂšs la prise du cachet. Elle en profitait surtout pour dĂ©mĂȘler ses Ă©motions, et se demander si ce quâelle ressentait quand il lui parlait, câĂ©tait vraiment ce quâelle pensait. Puis ils partirent. Cinq minutes aprĂšs sâĂȘtre engagĂ© sur le sentier, il se demanda si câĂ©tait une bonne idĂ©e .Il passa une main dans ses cheveux, et tourna la tĂȘte pour regarder derriĂšre lui. La petite brune le suivait sans difficultĂ©, et lui lançait de temps Ă autre des Ćillades pour le moins intĂ©ressantes ... Il finit par soupirer, et s'arrĂȘta. Il fallait que ça cesse, tout, les faux espoirs qu'elle entretenait, tout ... Il se mordit la lĂšvre, sachant qu'il lui ferait plus de mal s'il n'agissait pas ainsi ... Tout, dans les vibrations d'Alice montrait qu'elle ressentait plus que de l'amitiĂ©, et lui, qu'avait-il a dire ? Il s'Ă©tait fait endoctriner de la mĂȘme maniĂšre qu'elle ... Il se haĂŻssait presque, mais il n'avait pas intĂ©rĂȘt a rater ce qu'il allait faire, parce qu'aprĂšs, elle le dĂ©testerait tellement qu'elle ne voudrais plus le voir, alors au moins lui laisser un bon souvenir ...Il la pris par les poignet, le regard rĂ©solus, et sourit de son air interrogatif . -DĂ©solĂ© ... Et il l'attira contre lui. Le tout ne dura pas plus de trente secondes, ce fut un baiser chaste, sans plus, mais Alice se sentait subitement mieux, parce qu'il avait compris. Il fourra son visage dans ses cheveux lĂąchĂ©s, qu'elle avait laissĂ© retomber en cagues sur ses Ă©paules, elle arrĂȘta de respirer .Quand il se dĂ©cida Ă la fixer, elle perdit son beau sourire, face a son air rĂ©signĂ©, et las. -Qu'est ce qu'il y a, Eliott ? Je suis nulle hein, c'est ça ? Ou alors tu as compris que...- Non, Alice, ce n'est pas ça ...Un sourire triste lui Ă©chappa. -Si seulement ... Alice, ce n'est pas une histoire de toi, ou mĂȘme de moi, ça dĂ©passe ça ... Je voulais juste que tu le saches ... Et que tu comprennes que malgrĂ© tout, c'est recula, les yeux humides, et le regarda avec un air triste. Il dĂ©posa un baiser sur son front, et partit, la laissant seule, avec son chagrin, et ses pensĂ©es obscures, avec sa toute premiĂšre peine de coeur ... Et un couteau, soigneusement rangĂ© dans la poche ... Elle le sortit, fit jouer la lame contre son pouce et ressentit une lĂ©gĂšre douleur quand le sang perla. Elle ressentit aussi une toute autre choses, la sensation d'ĂȘtre vivante, et elle se dit que si elle voulait le ressentir de nouveau, elle devait retenter l'expĂ©rience, Ă plus grande Ă©chelle. Elle se sentait lasse, trĂšs lasse ... Si retenter signait son arrĂȘt de mort, tant pis ... A quoi bon vivre quand on est rejette ?Elle regarda le manche d'argent incrustĂ© de Saphir, et pris sa dĂ©cision. Et maintenant, la meilleure chose Ă faire Ă©tait d'attendre que le sang s'Ă©goutte, puis se disperse, la laissant inerte, mais avec ce sentiment de vie ... puis la mort. Nuage du LoupâŠApprenti EspionâŠCamĂ©lĂ©on de PremiĂšreMessages 74Date d'inscription 22/07/2012Feuille de personnageRelations Sujet Re Demande ParticuliĂšre Lun 7 Jan - 1623 Merci du partage, si vous ĂȘtes d'accord, ceci apparaĂźtra Ă la gazette du Forum _________________Spoiler WycenInvitĂ©
ColĂšre, peur, joie, excitation⊠Les enfants sont des Ă©ponges Ă©motionnelles ! Et parfois, on sent qu'ils se laissent dĂ©border par ce trop-plein. Catherine Aimelet-PĂ©rissol*, mĂ©decin et psychothĂ©rapeute, nous aide Ă mettre des mots sur les Ă©motions fortes de nos tout-petits⊠et propose des solutions pour le bien-ĂȘtre des enfants, comme des parents ! Avec Catherine Aimelet-PĂ©rissol, mĂ©decin et psychothĂ©rapeuteIl ne veut pas dormir seul dans sa chambre ? La gestion des Lâenfant recherche la sĂ©curitĂ©. Or, sa chambre peut devenir un espace dâinsĂ©curitĂ© sâil y a vĂ©cu une mauvaise expĂ©rience, y a fait des cauchemars⊠Il se sent alors dĂ©muni et recherche la prĂ©sence de lâadulte », explique Catherine Aimelet-PĂ©rissol. Câest pour ça que ses fantasmes dĂ©bordent il a peur de la prĂ©sence d'un monstre, il a peur du noir⊠Tout ceci est naturel et vise Ă attirer le parent et Ă ĂȘtre ainsi rassurĂ© par sa voix et ses Le rĂŽle du parent est dâĂ©couter cette peur, ce dĂ©sir de sĂ©curitĂ©. La psychothĂ©rapeute suggĂšre de rassurer lâenfant en lui montrant que tout est bien fermĂ©. Si ça ne suffit pas Ă apaiser la crise, accompagnez-le afin quâil rĂ©ponde lui-mĂȘme Ă son dĂ©sir de sĂ©curitĂ©. Demandez-lui, par exemple, ce quâil ferait sâil voyait un monstre. Il cherchera ainsi des moyens de âse dĂ©fendreâ. Son imagination fertile doit ĂȘtre Ă son service. Il doit apprendre Ă lâutiliser pour trouver des lui interdisez de voir un dessin animĂ© ? Canaliser sa DerriĂšre la colĂšre, Catherine Aimelet-PĂ©rissol assure que lâenfant a surtout un dĂ©sir de reconnaissance Il se dit que sâil obtient ce quâil veut, il sera reconnu comme un ĂȘtre Ă part entiĂšre. Or, il y a un lien de subordination avec ses parents. Il est dĂ©pendant dâeux pour se sentir reconnu ». Lâenfant a Ă©mis le souhait de regarder un dessin animĂ© car il en avait envie, mais aussi pour que son dĂ©sir soit Vous pouvez lui dire Je vois Ă quel point ce dessin animĂ© est important pour toi. Je reconnais Ă quel point tu es en colĂšre », conseille la spĂ©cialiste, qui insiste sur le fait que lâon doit se tenir Ă la rĂšgle posĂ©e pas de dessin animĂ©. Dialoguez avec lui pour quâil vous dise ce quâil aime tant dans ce film. Il peut ainsi exprimer ses goĂ»ts, sa sensibilitĂ©. Vous dĂ©tournez le moyen quâil avait trouvĂ© pour se faire reconnaĂźtre piquer une crise pour regarder le dessin animĂ©, mais vous tenez compte du besoin de reconnaissance de lâenfant, et ça lâapaise jusqu'Ă parvenir Ă un retour au La joie est une Ă©motion positive. Selon la psychothĂ©rapeute, pour lâenfant, elle est une sorte de rĂ©compense totale. Sa manifestation peut ĂȘtre dĂ©bordante. De la mĂȘme maniĂšre quâun adulte pique un fou rire, on ne saurait lâexpliquer, mais cette Ă©motion est lĂ . On ne gĂšre pas ses Ă©motions, on les vit. Elles sont naturelles et doivent pouvoir sâexprimer », prĂ©cise Catherine Il sera difficile de contrer ce dĂ©bordement. Mais la spĂ©cialiste propose dâinterpeller lâenfant sur ce qui suscite sa joie et pique notre curiositĂ©. Demandez-lui ainsi ce qui lui fait vraiment plaisir. Est-ce le fait de voir ses cousins ? Dâaller au zoo ? Pourquoi ? Portez son attention sur la raison. Vous lâamĂšnerez ainsi Ă prĂ©ciser, Ă nommer, ce qui est source de plaisir pour lui. Il identifiera son Ă©motion et se calmera en Une super technique pour que mon fils se calme »Quand Ilies est Ă©nervĂ©, il bĂ©gaie. Pour le calmer, lâorthophoniste nous a conseillĂ© la technique de âla poupĂ©e de chiffonâ. Il doit sâaccroupir, puis serrer ses jambes trĂšs fort, pendant 3 minutes, et se relĂącher complĂštement. Ăa marche Ă tous les coups ! AprĂšs, il est dĂ©tendu et peut sâexprimer papa dâIlies, 5 Avec la mort de son animal de compagnie, lâenfant apprend le chagrin et la sĂ©paration. La tristesse est aussi due Ă un sentiment dâimpuissance. Il ne peut rien contre la mort de son chien », souligne Catherine Il faut lâaccompagner dans son chagrin. Pour cela, consolez-le en le prenant dans vos bras et lui faisant un cĂąlin. Les mots sont assez vains. Il a besoin de sentir le contact physique des gens quâil aime, de se sentir vivant malgrĂ© la mort de son chien », ajoute la psychothĂ©rapeute. Vous pouvez rĂ©flĂ©chir ensemble Ă ce que vous allez faire des affaires du chien, parler des souvenirs que vous avez avec lui⊠LâidĂ©e, câest dâaider lâenfant Ă dĂ©couvrir quâil a la possibilitĂ© dâagir pour combattre son sentiment dâ Lâenfant ne se contente pas dâavoir peur face Ă une situation rĂ©elle. Son imaginaire sâactive et prend le dessus. Il pense que les autres sont mĂ©chants. Il a une reprĂ©sentation de lui-mĂȘme dĂ©valorisĂ©e », dĂ©clare la psychothĂ©rapeute. Il sâimagine ainsi que les autres ont de mauvaises intentions, alors il sâenferme dans ses croyances. Il doute aussi de sa propre valeur par rapport aux autres et la peur le On ne change pas un enfant timide en un enfant extraverti qui fait rire toute lâassemblĂ©e, prĂ©vient la spĂ©cialiste. Il faut le rĂ©concilier avec sa façon dâĂȘtre. Sa timiditĂ© lui permet de prendre son temps pour repĂ©rer les autres. Sa discrĂ©tion, sa mise en retrait sont une vraie valeur aussi. Il ne faut pas forcĂ©ment chercher Ă lâen sortir. » Toutefois, il est possible de limiter son apprĂ©hension en allant soi-mĂȘme vers le moniteur ou un enfant, par exemple. Vous le mettez ainsi en relation avec les autres pour quâil se sente plus Ă lâaise. Lâeffet de groupe peut, en effet, impressionner. Votre enfant sera moins intimidĂ© sâil sympathise avec un ou deux autres nâont pas Ă©tĂ© invitĂ©s Ă lâanniversaire de leurs copains ? Apprendre ce qu'est la Câest une Ă©motion trĂšs proche de la tristesse, mais aussi de la colĂšre. Pour lâenfant, ne pas ĂȘtre invitĂ© par son copain, câest ne pas ĂȘtre reconnu, aimĂ©. Il se dit quâil est inintĂ©ressant, peut le vivre comme un rejet et rĂ©agir avec une crise de colĂšre ou de Selon Catherine Aimelet-PĂ©rissol, il faut reconnaĂźtre son Ă©motion et mettre le doigt sur ce quâil attendait. Interpelez-le sur la nature de sa croyance Peut-ĂȘtre crois-tu quâil ne tâaime plus ? » Demandez-lui sâil y a quelque chose que vous pouvez faire pour lâaider Ă apaiser ce gros chagrin. Rappelez-lui que son copain ne pouvait pas inviter tout le monde Ă son anniversaire, quâil a dĂ» faire des choix, tout comme votre enfant lorsquâil invite des amis. Ăa lâaidera Ă comprendre quâil y a aussi des critĂšres matĂ©riels qui expliquent quâil ne soit pas invitĂ©, que la raison nâest peut-ĂȘtre pas dâordre affectif. Changez-lui les idĂ©es, ne lĂ©sinez pas sur les cĂąlins et rappelez-lui ses qualitĂ©s.
Ce qui nous Ă©nerve Quand on vit avec quelquâun, il y a toujours des choses particuliĂšres qui nous Ă©nervent. Parfois des petits dĂ©tails insignifiants, une façon de parler, de marcher, de renifler, de ne pas ranger tes jouets dans le coffre, bon sang de bonsoir!!!!⊠Certaines choses ont tendance Ă nous taper sur les nerfs plus que dâautres. Le hic, câest que quand on en parle câest souvent sous le coup de colĂšre, parce quâon nâen peut plus et quâil y a une petite goutte qui a fait dĂ©border le vase tout entier. Et ce type de communication, va savoir pourquoi, nâest en gĂ©nĂ©ral pas trĂšs efficace. Voici donc, une alternative⊠Rire pour changer Comme tu le sais dĂ©jĂ , je trouve que lâhumour est un moyen trĂšs puissant dâaller mieux. cf une arme puissante en cas de conflit Dâailleurs Richard Bandler lâinventeur de la PNL lâutilise dĂšs que possible âSi je plaisante sans cesse avec mes clients en thĂ©rapie au sujet de leurs problĂšmes câest pour les soigner dâun excĂšs de sĂ©rieux car câest ce qui verrouille leur problĂ©matique. Des que vous arrivez Ă rire de quelque chose vous ĂȘtes en mesure de le changerâ Lâhumour est un des plus grands outils du changement. Ma fille de 6 ans mâen a fait la dĂ©monstration ce week-end. Elle a commencĂ© par imiter son papa, en prenant une voix grave et en forçant un peu le trait. CâĂ©tait trĂšs rigolo!⊠âJe suis fatiguĂ©, je vais faire la sieste⊠ArrĂȘtez de faire du bruit, je dois me reposer⊠jâai sommeil, il faut que je dormeâŠ. je dors toute la journĂ©e⊠je suis une marmotte!â Quand ensuite elle sâest mise Ă me singer. CâĂ©tait moins drĂŽle đ Et puis je lâai imitĂ©e Ă mon tour et ça lâa fait rire elle a plus le sens de lâhumour que moi âEncore un Ă©pisode maman, sâil te plaĂźt, rien quâun seul, un dernier, un tout petit⊠un riquiqui de rien de tout⊠Maman!!!!!â De cette façon, jâai pu entendre les phrases qui lâĂ©nervaient le plus et me rendre compte que je lui rĂ©pĂ©tais souvent toujours la mĂȘme chose. Et jâai pu aussi lui âfaire entendreâ ce qui mâĂ©nervait dans son comportement Ca a tout simplement dĂ©dramatiser notre communication. A utiliser avec subtilitĂ© Câest une mĂ©thode Ă utiliser avec prĂ©caution, car il ne sâagit en aucun cas de se moquer de lâautre. LâidĂ©e est de proposer Ă lâenfant dâimiter ses parents, sa maĂźtresse, ou ses copains⊠ce qui lui permet en mĂȘme temps dâĂ©vacuer les frustrations, les colĂšres enfouies, ou autres sentiments nĂ©gatifs⊠Ensuite, si lâhumeur le permet, se lancer soi-mĂȘme dans une imitation permet Ă lâenfant de se rendre compte de sa façon de communiquer, et dâen rire Ă©galement. Parce que quand on rĂ©pĂšte toujours la mĂȘme chose, ça produit toujours le mĂȘme effet. Et on peut continuer pendant des annĂ©es, sans bouger dâun pouce, ni lâun, ni lâautre. DâoĂč lâintĂ©rĂȘt de faire nâimporte quoi dâautre! Et ce qui est encore plus drĂŽle que tout, câest que ça marche!⊠AprĂšs de telles imitations, impossible de continuer Ă dire la mĂȘme chose quâavant sans que tout le monde Ă©clate de rire!⊠Câest ce que jâappelle une mĂ©thode efficace đ CrĂ©dit photo © ElĂ©onore H et © Oksana Kuzmina CâĂ©tait ma participation aux jeudis de lâĂ©ducation de WondermĂŽmes avec Wondermomes ParentalitĂ© ludique Papa blogueur Peut-on grandir sans Ă©cran? MĂšre dĂ©bordĂ©e La pĂ©dagogie quesaco Poucelimama Suivre sa propre voie Ă©ducative Maman super geekette Quelle pĂ©dagogie pour mon enfant Maman politikement incorrect Quelle Ă©ducation pour mes enfants Maman Mammouth Remise en cause de lâautoritĂ©
MĂȘme dans les circonstances les plus difficiles, lâhumour peut ĂȘtre prĂ©sent Je me presse de rire de tout de peur dâĂȘtre obligĂ© dâen pleurer » Beaumarchais, 1775, I, 2 affirmait en ce sens Beaumarchais dans Le barbier de SĂ©ville. Habituellement, câest la relation structurelle du rire Ă la joie et au plaisir qui est mise en avant, comme sâil Ă©tait par lĂ mĂȘme indicateur de bonne santĂ©. Tout au long de cette partie nous allons mesurer et critiquer la vĂ©racitĂ© de cette croyance populaire occidentale, Ă travers divers exemples de diffĂ©rentes sociĂ©tĂ©s oĂč le rire et lâhumour possĂšdent une tout autre fonction. En effet, dans certaines sociĂ©tĂ©s, le rire est trĂšs rarement lâexpression de la joie et sert au contraire Ă surmonter un Ă©vĂ©nement pĂ©nible qui, dans les sociĂ©tĂ©s occidentales engendrerait dâautres Ă©motions telles les pleurs ou les cris. Nous allons donc dĂšs Ă prĂ©sent analyser cette fonction singuliĂšre du rire, qui consiste Ă rire de soi. LâautodĂ©rision fait vĂ©ritablement Ćuvre de catharsis puisquâelle permet de se dĂ©tacher dâune rĂ©alitĂ© pĂ©nible en la rendant dĂ©risoire et donc surmontable. De par la capacitĂ© de distanciation qui lui est propre le rire apparait encore une fois comme un rĂ©gulateur social qui contrĂŽle les tensions et les conflits potentiels. 63 Rire de soi permet en effet de contrer les situations de ridiculisation et ainsi de rire avec le groupe de rieurs qui riait de moi. Un grand nombre de rĂ©cits de voyages ont dĂ©crit les Inuit comme des ĂȘtres dont la joie de vivre ne cesse de transparaitre quotidiennement, une joie de vivre qui est apparue avec encore plus dâĂ©clat Ă travers le rire de Nanook, hĂ©ros du film muet Nanook of the North 1922. Ă ce rire constant lâauteur, Robert J. Flaherty, opposait la difficultĂ© de vivre dans ces rĂ©gions hostiles de la Toundra Therrien, 1999 2. M. ThĂ©rrien dans son article Les Ă©xigences du cĂ©lĂšbre rire inuit » 1999 se propose ainsi dâanalyser ce rire que tout semble apparemment restreindre. Dans ces rĂ©gions oĂč en apparence rien ne porte Ă rire, que signifie alors rire ? Selon MichĂšle M. ThĂ©rrien, les parents utilisent le rire non pas tant pour exacerber la joie de leurs enfants mais pour leur apprendre Ă gĂ©rer lâangoisse. Un jeu frĂ©quent consiste Ă dire Ton pĂšre est parti Ă la chasse et ne reviendra pas » ThĂ©rien, 1999 4. Si lâenfant rit de cette blague, qui peut sembler cruelle, alors il est considĂ©rĂ© comme mature, autrement dit, le rire face Ă lâangoisse ou Ă la peur est un bon moyen de mesurer le degrĂ© de maturitĂ© dâun individu ThĂ©rrien, 1999. Ces formes Ă©ducatives ont pour but dâaider lâenfant Ă affronter lâinconnu. Cette capacitĂ© Ă rire pour ne pas cĂ©der aux larmes, se retrouve aussi chez les adultes. Lorsquâun individu raconte une expĂ©rience dĂ©sagrĂ©able, douloureuse ou dangereuse et que tout en la racontant il rit, câest prĂ©cisĂ©ment nous dit M. ThĂ©rrien, pour ne pas se laisser au plus haut de la tristesse ou encore de la colĂšre qui sont des rĂ©actions perçues nĂ©gativement. Ainsi, raconte lâanthropologue Aisa Amittuq, un Inuk dâAkulivik, au Nunavik, me racontait les larmes aux yeux, et des annĂ©es aprĂšs lâincident, quâau printemps les chiens sâĂ©taient hissĂ©s sur le dĂŽme de lâiglou entraĂźnant son effondrement. Sous les dĂ©bris, Ă©crasĂ© par le poids des chiens affolĂ©s, couvert de neige et privĂ© du prestige dâavoir prĂ©vu une hausse de tempĂ©rature, il a Ă©clatĂ© de rire car il aurait Ă©tĂ© puĂ©ril de se laisser aller Ă la colĂšre, une rĂ©action nĂ©gativement connotĂ©e. » ThĂ©rrien, 1999 4. Cette fonction cathartique du rire, qui permet de surmonter la colĂšre ou la tristesse, se retrouve dans la tradition orale inuit qui rappelle que celui qui joue, surmonte les problĂšmes, et que celui qui rit et qui chante ne ressasse pas les contrariĂ©tĂ©s de la vie. Avant le christianisme, les Inuits considĂ©raient en ce sens que seules les personnes qui avaient ri durant leur vie Ă©taient accueillies Ă leur mort chez les Ullurmiut les gens de la lumiĂšre du jour » et Ă©taient par lĂ mĂȘme assurĂ©es de revenir sur terre dĂšs quâun vivant transmettrait leur nom. ThĂ©rrien, 1999. 64 Cette fonction cathartique du rire, nâest pas spĂ©cifique aux Inuits et se retrouve dans dâautres sociĂ©tĂ©s comme chez les Ilocanos de Philippine, oĂč lĂ encore le rire Ă une signification sociale bien distincte de la joie, dont la fonction la plus importante est dâĂ©viter la colĂšre ou la tristesse et ainsi de ne pas se laisser aller Ă des sentiments nĂ©fastes qui troubleraient nĂ©cessairement les relations sociales. Dans son article Quand puis-je rire ? Le rire comme indicateur du conflit social chez les Ilocanos de Philippine » 1996 P. Torres Mejia remarque, elle aussi, cette maniĂšre particuliĂšre dâutiliser le rire pour Ă©viter la colĂšre. Il est parfois nĂ©cessaire de provoquer le rire de lâautre pour quâil ne cĂšde pas Ă de mauvais sentiments qui le troubleraient et installeraient dĂšs lors une mauvaise ambiance. P. Torres Mejia, relate un Ă©vĂ©nement, que nous avons jugĂ© bon de retranscrire tant il est reprĂ©sentatif de ce rire cathartique, qui Ă©vince tout affect nĂ©gatif Un groupe de voisins avait acceptĂ© dâaider Tiong Ă bĂątir sa maison, travail qui consiste essentiellement Ă Ă©lever des murs de rotin et de bambous, Ă les lier ensuite Ă des poteaux de bois prĂ©alablement fichĂ©s en terre, et pour finir, Ă poser et attacher les toits sur les murs. Cette tĂąche nĂ©cessite la coopĂ©ration de sept Ă huit hommes. En Ă©change de ce service, le propriĂ©taire de la maison se doit de leur offrir des boissons alcoolisĂ©es et de la nourriture. Ă lâoccasion de la construction de la maison de Tiong, les voisins avaient commencĂ© Ă boire avant de se mettre au travail, pour avoir de lâentrain â disaient-ils â et ce avec lâaccord de Tiong. Ă la mi-journĂ©e, le travail Ă©tait bien avancĂ© et il ne manquait que le dernier mur ; Tiong partit alors acheter de la nourriture, davantage de boissons et la corde pour attacher le toit. Lorsquâil revint, il trouva tous les hommes de lâĂ©quipe assis par terre en train de rigoler bruyamment. Sa maison Ă©tait pratiquement par terre, car ils avaient attachĂ© avec tant de force le dernier mur que le poteau principal sâĂ©tait Ă©croulĂ©, entraĂźnant lâensemble des murs et des poteaux. Tiong sembla mĂ©dusĂ© devant ce spectacle; moi-mĂȘme, qui lâavais accompagnĂ©, je ne comprenais pas grand chose Ă ce qui se passait. Deux voisins commencĂšrent alors Ă nous raconter, en riant, comment Ă©tait survenue la mĂ©saventure Et tout cela, insistaient-ils en le rĂ©pĂ©tant comme un refrain, parce que Tiong leur avait donnĂ© Ă boire avant lâexĂ©cution du travail. » Ils riaient tous tant et tant que Tiong nâavait dâautre choix que de se joindre aux rires, et de boire et sâenivrer en leur compagnie. Puis Tiong commença Ă raconter une histoire semblable, qui avait eu le mĂȘme dĂ©nouement le travail avait dĂ» ĂȘtre remis au lendemain, et dâautres aprĂšs lui racontĂšrent de nombreuses histoires Ă rire sur ce mĂȘme thĂšme. » Torres Mejia, 1996 9. 65 Cette histoire illustre parfaitement la fonction cathartique du rire. PlutĂŽt que de sombrer dans une colĂšre des plus profondes, Tiong, sous lâinfluence de ses voisins, choisit de rire de sa propre condition. En riant de soi, il rejoint le groupe de rieur et ainsi annule les conflits potentiels. P. Torres Mejia a ainsi mis en Ă©vidence la fonction cathartique du rire, qui devient parfois un vĂ©ritable indicateur de conflit social. Aussi tout lâobjectif de P. Torres Mejia est de montrer que les paroles Ă rires ou les rires provoquĂ©s sont une maniĂšre dâĂ©viter les conflits sociaux. Le rire chez les Ilocanos est parfois encouragĂ©, contre leur grĂ©, quand la situation lâexige. Le rire peut donc ĂȘtre utilisĂ© en vue de diminuer la colĂšre de lâautre. Un individu peut se servir du rire pour sâexcuser dâun acte quâil a commis et qui susciterait la colĂšre dâautrui. Avant de conter lâoffense commise, le coupable» provoque le rire de lâautre en lui dĂ©crivant lâĂ©vĂ©nement de maniĂšre risible, en se tournant de la sorte lui-mĂȘme en dĂ©rision. P. Torres Mejia 1966 donne un exemple issu de sa propre expĂ©rience Dans le village oĂč jâhabitais depuis deux ans, mon Tatang grand-pĂšre utilisa sans mon autorisation mes bottes pour se rendre Ă un enterrement. CâĂ©tait des bottes en caoutchouc de lâarmĂ©e française, doublĂ©es de coton, confortables et parfaitement adaptĂ©es aux conditions climatiques tropicales et aux travaux des champs, fort onĂ©reuses, et dâautant plus prĂ©cieuses quâil Ă©tait impossible de sâen procurer aux Philippines. De retour Ă la maison, et avant de me les rendre, il me raconta toutes les gracieuses aventures quâil avait vĂ©cues grĂące Ă elles, ce qui me fit beaucoup rire. Il me rendit ensuite mes bottes â dans quel Ă©tat, les pauvres ! â, mais je ne pus me fĂącher, tant son rĂ©cit mâavait fait rire. » Torres Mejia, 1996 8. Le rire est ici utilisĂ© eu guise dâexcuse. Faire rire lâautre contre qui on a commis un acte susceptible de provoquer la colĂšre permet dâĂ©viter le conflit. Rire de soi, permet de se rabaisser aux yeux de lâautre. Dans ce cas le rire ne peut quâengendrer le consentement, et ainsi absoudre les conflits potentiels. Chez les Ilocanos, comme chez les Inuits, le rire relĂšve dâun fonctionnement particulier on provoque le rire pour Ă©viter le conflit. Sous sa forme dâautodĂ©rision, le rire est plus que jamais, un rĂ©gulateur social, puisquâ il permet dâĂ©viter les tensions et les conflits que provoquerait nĂ©cessairement une situation pĂ©nible ou douloureuse. P. Torres Mejia a montrĂ© Ă quel point le rire pouvait Ă©vincer le sentiment de colĂšre et de la mĂȘme maniĂšre absoudre le conflit qui aurait pu opposer Tiong et ses voisins. Le rire de par sa capacitĂ© de distanciation permet donc de surmonter les tensions individuelles mais aussi et surtout sociales. Dans la continuitĂ© de ce rire pour Ă©viter la colĂšre, nous allons dĂ©sormais analyser le rire pour ne pas pleurer » qui sâobserve dans certaines sociĂ©tĂ©s en situation de crise sociale. Dans de tels contextes, le rire devient un vĂ©ritable mĂ©canisme de dĂ©fense. 66 4. Rire pour ne pas pleurer » lâautodĂ©rision comme arme de survie Ce que nous qualifions de rire pour ne pas pleurer », se rĂ©fĂšre Ă la fois Ă lâhumour noir et Ă lâautodĂ©rision. Lâattitude active et libĂ©ratrice de lâhumour qui consiste Ă surmonter un malheur, Ă vaincre ses angoisses que nous avions dĂ©jĂ entrevue Ă travers lâanalyse psychanalytique du rire et celle de lâhumour littĂ©raire, apparait avec encore plus dâĂ©clat dans ce rire pour ne pas pleurer ». Nous nous proposons donc de dĂ©crire ce rire particulier quâest le rire pour ne pas pleurer », afin de rĂ©vĂ©ler et analyser la fonction dĂ©fensive quâil possĂšde. Lâhumour juif est certainement lâexemple le plus notoire de ce que nous avons appelĂ© le rire pour ne pas pleurer ». Lâhumour juif ne correspond bien Ă©videmment pas Ă lâhumour sur les juifs, mais Ă lâhumour des juifs. Il ne suffit pas non plus quâun juif raconte une histoire drĂŽle, pour quâelle appartienne Ă lâhumour juif. Pour quâune histoire soit qualifiĂ©e dâhumour juif, il faut quâelle exprime des problĂšmes propres aux juifs. L'expression humour juif» est un terme gĂ©nĂ©ral qui renvoie systĂ©matiquement Ă l'autodĂ©rision mĂȘlĂ© dâhumour noir. MĂ©canisme de dĂ©fense, l'humour juif est considĂ©rĂ© comme l'invention d'une communautĂ© face aux tragĂ©dies de son MĂ©dioni dans Le GoĂ»t de l'humour juif 2012, Ă©voque un rire parfois amer et vengeur mais cependant libĂ©rateur. En effet, lâhumour dit juif », est un humour noir, qui tourne en dĂ©rision si ce nâest des thĂšmes douloureux tout du moins des thĂšmes dont ils sont eux-mĂȘmes la cible. Câest ainsi quâon retrouve parmi les thĂšmes risibles, la Shoah et lâantisĂ©mitisme, pour ne citer que les plus significatifs. Klatzmann, 2009. Lâhumour juif est caractĂ©risĂ© par cette autodĂ©rision constante. Mais en rĂ©alitĂ©, se moquer de soi, de sa vie, de ses souffrances, permet de les rendre dĂ©risoires et de se rendre dĂšs lors capable de les surmonter. Le rire, de par le pouvoir de distanciation qui lui est propre met Ă distance certains affects et invite ainsi Ă les dĂ©passer. Tout comme le silence, le rire cache, dit sans dire et exprime donc la libertĂ© intĂ©rieure. NĂ© dans le contexte des persĂ©cutions des Juifs, de lâantisĂ©mitisme, lâhumour juif est un moyen de faire le deuil de ces souffrances. Rire de son propre malheur, câest ne pas se laisser sombrer dans un pessimisme insurmontable. Câest au contraire sâĂ©lever et se rendre capable de vivre malgrĂ© et au-delĂ de ses souffrances, câest donc aussi un moyen de renĂ©gocier lâidentitĂ© juive dans la autodĂ©rision a un caractĂšre fortement dĂ©fensif et ce dâautant plus que sâattaquer Ă soi, par anticipation, permet de mieux se protĂ©ger contre les atteintes dâautrui. Nous pouvons ici constater la diffĂ©rence qui peut exister entre le rire et lâhumour. Dans certains cas, lâhumour peut se construire contre le rire si bien que faire de lâhumour, câest se protĂ©ger du rire et des moqueries de lâautre. 67 Rire de soi permet de rĂ©intĂ©grer le groupe, dont on Ă©tait la cible du rire. En riant de sa propre condition, on sâĂ©lĂšve en acteur libre, on ne subit plus ses souffrances, puisquâon est capable dâen rire. Ce rire particulier qui sâapparente Ă un rire pour ne pas pleurer, nâest pas uniquement le propre de lâhumour juif. Si le rire, comme nous lâavons dĂ©jĂ montrĂ©, varie dâune circonstance Ă une autre, on peut Ă©mettre lâhypothĂšse que dans un contexte de crise sociale ou encore de guerre, le rire, presque systĂ©matiquement, tend Ă devenir une arme dĂ©fensive. Et câest Ă la lueur de cette hypothĂšse que nous nous proposons dâanalyser le rire des Iks, dâaprĂšs lâĆuvre de C. Turnbull et le rire des Libanais tel que lâa dĂ©crit P. Gay-Para. C. Turnbull 1987 est lâun des rares anthropologues Ă avoir retranscrit des situations risibles et Ă avoir tentĂ© de leur donner un sens. Lorsquâil effectue son terrain chez les Iks, au nord-est de lâOuganda, il fait face Ă un contexte de mutation sociale des plus tragiques qui influe nĂ©cessairement sur le mode de vie de cette tribu dont le quotidien se rĂ©sume alors Ă survivre par la cruautĂ© » Turnbull, 1987. Peu avant la seconde guerre mondiale, le gouvernement ougandais dans lâobjectif de crĂ©er un parc naturel dans la zone montagneuse oĂč vivaient jusquâici les Iks, dĂ©cide de chasser ces derniers en les contraignant de la sorte Ă sâinstaller dans une rĂ©gion aride et pauvre. Face Ă un tel dĂ©sastre Ă©conomique et social et dans cette situation de survie quâĂ©tait la leur, C. Turnbull tente de comprendre la signification de leur rire. Dans son Ćuvre consacrĂ©e aux Iks 1987 il a tentĂ© de dĂ©crire les traumatismes de cette population, la dĂ©chĂ©ance physique et morale de chaque individu dont la vie sâorganisait essentiellement, pour ne pas dire uniquement, autour de la recherche de nourriture. Pourtant et presque paradoxalement, lâanthropologue, Ă sa grande surprise, constate sur le terrain que les Iks rient beaucoup et trĂšs souvent. Or, les phĂ©nomĂšnes considĂ©rĂ©s comme risibles illustrent parfaitement cette idĂ©e dâun rire cathartique que nous avons dĂ©jĂ Ă©voquĂ©. En effet, parmi ces objets risibles, citons la faim, la souffrance dâautrui et parfois mĂȘme sa propre souffrance. Nous allons Ă prĂ©sent analyser certaines situations risibles qui, aussi surprenantes peuvent-elles nous apparaitre, rĂ©pondent Ă une signification et Ă une fonction sociale particuliĂšre du rire. Face Ă lâextrĂȘme faiblesse des personnes ĂągĂ©es mourantes, qui ne peuvent ni sâassoir ni marcher et sont contraintes de ramper pour se dĂ©placer, C. Turnbull ne peut que ressentir un sentiment de pitiĂ© mĂȘlĂ© de compassion. Pourtant devant ce mĂȘme spectacle », les jeunes, eux, rient aux Ă©clats et sâamusent mĂȘme Ă les empĂȘcher dâavancer. Lâauteur raconte ainsi quâun jeune garçon qui sâĂ©tait parĂ© de lianes attachĂ©es autour de ses mollets, de ses bras et de son front, sâamusait Ă pousser les vieillards pour les renverser sur le dos. Tout le monde riait et sâamusait. » Turnbull, 1987 184. 68 Ă travers cet exemple on sâaperçoit que la souffrance de lâautre est une vĂ©ritable source de rire. Pour conforter cette idĂ©e, il est nĂ©cessaire dâanalyser un autre exemple que C. Turnbull a pu observer lors de son sĂ©jour en Ouganda. Une vieille dame abandonnĂ©e par son fils, totalement aveugle, avait essayĂ© de descendre une colline seule, mais en raison de sa cĂ©citĂ© elle tomba au fond dâun trou et gisait sur le dos tandis que les autres rassemblĂ©s au bord du ravin, la regardaient en riant aux Ă©clats.» Turnbull, 1987 186. Ce rire provoquĂ© par la souffrance de lâautre ne sâadresse pas seulement aux personnes ĂągĂ©es. En effet, C. Turnbull a aussi dĂ©crit le rire dâune mĂšre aux dĂ©pens de son enfant qui souffre Avant quâil ne sache marcher, elle le porte sur son dos, attachĂ© par un laniĂšre de cuir. Lorsquâelle sâarrĂȘte quelque part, Ă un trou dâeau ou dans un champ, elle dĂ©tache cette laniĂšre et laisse littĂ©ralement le bĂ©bĂ© tomber par terre, en riant sâil se fait mal, comme je lâai vu faire plus dâune fois Ă Bila ou Ă Matsui » Turnbull, 1987 133. Ainsi, on est forcĂ© de constater Ă la suite de C. Turnbull que chez les Iks, rire et cruautĂ© sont Ă©troitement liĂ©s. Un autre thĂšme risible rĂ©current, aussi surprenant que cela puisse paraitre, nâest autre que la faim. C. Turnbull relate en ce sens un Ă©vĂ©nement particuliĂšrement significatif Jâallais mâĂ©loigner lorsque quelque chose dâĂ©trange se passa. Le plus ĂągĂ©s des deux hommes Ă qui je serrais la main sâaccrocha Ă la mienne et, lorsque je voulus la lui reprendre, je le soulevai littĂ©ralement du sol. Il ne devait pas peser plus dâune trentaine de kilos. Il lĂącha enfin ma main et sâĂ©croula en riant aux Ă©clats. Je lâaidais Ă se rasseoir et il me dit, comme pour sâexcuser je nâai pas mangĂ© depuis trois joursâ.Sur quoi son compagnon et lui se remirent Ă rire aux Ă©clats. Je me dis que jâavais encore beaucoup Ă apprendre en matiĂšre dâhumour ikien. » Turnbull, 1988 38. Il serait rĂ©ducteur de croire que ce rire est un rire cruel et sadique. Ce rire est en rĂ©alitĂ© le reflet des circonstances sociales. Nous pensons, que cette forme particuliĂšre de rire, pourrait ĂȘtre
apaise le conflit de ton rire